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Une nuit de 1996 et la perte de tout contrôle

Essayez d’imaginer la scène. Nous sommes en 1996. Quelque part aux États-Unis, une femme est chez elle. Elle mène sa vie. Et puis quelqu’un vient. Un inconnu. Elle est enlevée. La suite, elle ne la connaît qu’en fragments, parce que sa mémoire a été chimiquement altérée. Quand elle reprend conscience, elle n’est plus chez elle. Elle est dans une villa. Une villa qui, selon elle, appartient à Jeffrey Epstein. L’homme qui, des années plus tard, sera reconnu coupable de trafic sexuel et qui mourra dans des circonstances troubles dans une cellule de prison fédérale à Manhattan en août 2019. Et dans cette pièce où elle se réveille, deux hommes la regardent. L’un est Harvey Weinstein, le producteur hollywoodien qui sera plus tard condamné pour viol et agression sexuelle. L’autre est Jay-Z, le rappeur qui, en 1996, vient à peine de sortir son premier album, Reasonable Doubt. Il n’est pas encore l’icône mondiale. Il n’est pas encore le mari de Beyoncé. Il n’est pas encore le milliardaire que le monde entier connaît. Mais son nom est là, dans cette pièce, dans ce récit, dans ce document du FBI.

On peut — on doit — poser des questions sur la crédibilité de ce témoignage. Jay-Z, en 1996, n’était pas encore une célébrité de premier plan. Pusha T était adolescent. Il n’y a aucune trace de Jay-Z et de Weinstein ensemble à Miami à cette époque. Les noms de Jay-Z et de Pusha T n’apparaissent pas dans les carnets d’adresses personnels d’Epstein, ni dans ses manifestes de vol. Ce sont des incohérences que les avocats de Jay-Z ne manqueront pas de souligner. Mais voilà le problème : dans l’univers d’Epstein, les incohérences apparentes ont souvent précédé des révélations terrifiantes. Combien de fois a-t-on dit que tel nom était impossible dans cette histoire, avant de découvrir qu’il était partout ? Combien de fois a-t-on qualifié une accusation d’absurde, avant qu’elle ne soit confirmée par les faits ?

Le propre des monstres, c’est qu’ils ne ressemblent jamais à des monstres. Ils ressemblent à des milliardaires, à des producteurs, à des rappeurs, à des philanthropes. Ils portent des costumes impeccables et sourient sur les tapis rouges. Et c’est exactement pour cela qu’ils échappent si longtemps à la justice.

Le poison de la drogue et l’effacement de la mémoire

L’un des détails les plus dévastateurs de ce témoignage est l’utilisation alléguée de drogues pour altérer la mémoire de la victime. Ce n’est pas un détail anodin. C’est une signature. C’est le mode opératoire des prédateurs les plus sophistiqués, ceux qui savent que la meilleure défense contre une accusation, c’est l’incapacité de la victime à se souvenir clairement. Bill Cosby utilisait des quaaludes. Les réseaux de trafic utilisent du GHB, du Rohypnol, du kétamine. La drogue du viol n’est pas un mythe urbain. C’est un outil industriel dans l’arsenal des prédateurs sexuels. Et quand une victime dit qu’elle a été droguée et qu’elle s’est réveillée dans un lieu inconnu en présence d’hommes puissants, ce récit entre en résonance avec des centaines d’autres témoignages dans l’affaire Epstein. Le schéma est toujours le même. L’isolement. La drogue. Le réveil dans un lieu contrôlé par le prédateur. L’impossibilité de fuir. La confusion chimique qui empêche de témoigner clairement.

Tu lis ces lignes et tu te dis peut-être que c’est une seule plaignante, un seul rapport, une seule voix. Mais combien de voix faut-il pour que tu commences à écouter ? Combien de femmes doivent se réveiller dans des villas d’horreur avant que le monde ne cesse de protéger les hommes puissants ? Combien de rapports du FBI doivent être publiés avant que quelqu’un ne prenne ces allégations au sérieux ? La réponse, jusqu’ici, semble être : toujours une de plus.

Sources:

Sources primaires

Epstein Library — United States Department of Justice

Department of Justice Publishes 3.5 Million Responsive Pages in Compliance with the Epstein Files Transparency Act — DOJ Office of Public Affairs

DOJ Disclosures — Epstein Files — United States Department of Justice

Massive trove of Epstein files released by DOJ, including 3 million documents and photos — CBS News

Justice Department says it’s releasing 3 million more documents from Epstein files — The Washington Post

Document EFTA01249586 — Epstein Files DataSet 9 — United States Department of Justice

Sources secondaires

Jay-Z’s Name Appears in Newly Released Epstein Files as FBI Intake Reports Mention Pusha T and Harvey Weinstein — Sunday Guardian Live

US Department of Justice releases 3 million new Epstein files — Al Jazeera

Epstein Files Name Jay-Z, Pusha T Among High-Profile Figures — IBTimes UK

Epstein Files Jay-Z Weinstein Mention Explained — Baller Alert

Bill Gates, Elon Musk, Howard Lutnick face new scrutiny over Epstein ties — Al Jazeera

Music Industry Shaken: Jay-Z And Pusha T Named In Newly Released Epstein DOJ Files — 8PM News

Jay Z mentioned in Epstein files with shocking claims — Rolling Out

Epstein Files Explained: Why Jay-Z and Pusha T Mentions Are Being Misread — Stupid Dope

Jay-Z takes big hit on Instagram after new Epstein files release — The News International

Epstein files show Jay-Z was not part of Epstein circle — The News International

Jay-Z named in Epstein Files — Beyonce’s husband under fire, Pusha T join high profile ‘hall of shame’ — Times of India

Jay Z in Epstein files: How Beyonce’s husband, Pusha T, and Harvey Weinstein are linked — Hindustan Times

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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