Un score historiquement désastreux
Les critiques de cinéma n’ont pas ménagé le documentaire qui cumule un pourcentage édifiant de seulement 6% sur l’agrégateur Rotten Tomatoes. Ce résultat catastrophique place le film parmi les productions les plus mal notées de l’histoire récente du cinéma américain, devançant en médiocrité des fers de lance de la médiocrité comme Cats ou la troisième saga Cinquante Nuances. Les critiques professionnels ont utilisé des termes d’une rare violence pour qualifier ce qu’ils perçoivent comme de la propagande grossière et mal exécutée. Variety a notamment comparé le documentaire à une publicité télévisée sans âme ni substance, tandis que The Guardian a évoqué un enfer pur et sans fin.
Ce qui me frappe dans cette unanimité critique, c’est cette violence dans le rejet, cette impossibilité pour la presse spécialisée de trouver quoi que ce soit de redempteur dans cette production. Quand même les plus bienveillants se sentent obligés de tirer à balles réelles, cela en dit long sur la qualité intrinsèque de l’œuvre. C’est comme si Melania Trump avait commis l’impardonnable crime de penser que son statut pourrait compenser un vide artistique total, que la notoriété suffirait à créer du contenu de qualité. C’est cette arrogance qui agace au plus haut point, cette conviction que l’argent et la célébrité peuvent racheter l’incompétence.
Section 3 : La contradiction des scores d'audience
Un écart statistique inexplicable
Alors que les critiques déversent leur sarcasme, les scores d’audience affichent des chiffres radicalement opposés avec un impressionnant 99% d’avis positifs sur Rotten Tomatoes. Cet écart vertigineux entre les deux catégories d’évaluateurs a immédiatement suscité des soupçons de manipulation orchestrée. De nombreux observateurs ont souligné que les commentaires des internautes semblaient suspectement uniformes et génériques, évoquant un possible déploiement massif de faux comptes pour gonfler artificiellement la popularité du film. Cette dichotomie entre la critique professionnelle et les réactions du grand public rappelle les mécanismes de manipulation de l’opinion publique régulièrement observés dans les campagnes politiques.
Cette dichotomie entre critique professionnelle et enthousiasme soudain du grand public sent fort la manipulation à grande échelle, l’orchestration d’une popularité de synthèse achetée au compte-gouttes. Quand on voit des avis qui sonnent faux, des éloges qui semblent sortis d’un manuel de communication standardisé, on ne peut s’empêcher de se demander combien de bots et de comptes fictifs ont été déployés pour créer cette illusion d’unanime. C’est digne des pires pratiques des régimes autoritaires, cette volonté de contrôler la réalité narrative à tout prix, d’imposer une version officielle par-delà toute rationalité.
Section 4 : La réaction immédiate sur les réseaux sociaux
La cacophonie des moqueries généralisées
La publication triomphaliste de Melania Trump a provoqué une réaction en chaîne immédiate sur les plateformes sociales, transformant son message en un véritable mème du ridicule. Des journalistes, des humoristes et des observateurs politiques ont rivalisé de sarcasmes pour souligner l’absurdité de la déclaration. La journaliste Jackie Calmes a répondu avec une économie de mots parfaite en évoquant une « réalité alternative », tandis que d’autres internautes ont simplement partagé le score catastrophique de 6% sans ajouter aucun commentaire. Cette réaction collective témoigne d’une fatigue certaine face aux tentatives de manipulation de l’opinion.
Ce qui m’émerveille dans cette réaction en chaîne, c’est cette forme de justice populaire instantanée qui s’abat sur ceux qui tentent de nous prendre pour des imbéciles. Les réseaux sociaux ont parfois cette fonction salutaire de faire descendre les prétentieux de leurs piédestaux en quelques minutes à peine. Melania Trump s’est retrouvée piégée dans son propre jeu, victime de son arrogance à penser qu’elle pourrait dicter sa version de la réalité sans conséquence. C’est une leçon d’humilité collective que nous devrions tous méditer sur notre rapport à la vérité et à l’honnêteté intellectuelle.
Section 5 : Les origines controversées du projet
Une production au coût exorbitant
Le documentaire a coûté la somme faramineuse de soixante-quinze millions de dollars, ce qui en ferait potentiellement le documentaire le plus cher jamais produit pour une sortie en salles. Amazon MGM Studios a acquis les droits de diffusion pour quarante millions de dollars, une transaction qui a immédiatement suscité des interrogations sur les motivations politiques et économiques de l’entreprise. L’ancien stratège démocrate James Carville a suggéré que cet achat représentait une forme de pot-de-vin politique visant à acheter les bonnes grâces de l’administration Trump. Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, a paradoxalement passé de critique virulent de Trump en 2016 à soutien enthousiaste après sa réélection.
Cette inversion spectaculaire de Bezos me révulse au plus haut point, ce passage d’une position morale ferme à une soumission purement mercantile qui en dit long sur la corruption endémique de notre système économique. Quand on voit des dirigeants d’entreprise capituler si vite devant la perspective de profits politiques, on comprend que l’argent a remplacé toute autre forme de valeur dans notre société. Amazon n’a pas acheté un documentaire, a acheté une police d’assurance, une protection contre d’éventuelles représailles politiques de l’administration Trump. C’est une trahison des principes démocratiques au nom d’un calcul froid et égoïste.
Section 6 : Le réalisateur controversé
Le retour de Brett Ratner dans la tourmente
La réalisation de ce documentaire a été confiée à Brett Ratner, un réalisateur dont la carrière avait été gravement compromise par des accusations de harcèlement sexuel émises en 2017 par au moins six femmes. Ce choix d’un réalisateur aussi controversé pour un projet aussi politiquement sensible a soulevé de nombreuses questions sur les valeurs véhiculées par cette production. Ratner s’apprête d’ailleurs à réaliser le quatrième opus de la franchise Rush Hour, un projet qui aurait été expressément demandé par la Maison Blanche selon les rumeurs persistantes.
Le choix de Brett Ratner pour réaliser ce documentaire en dit long sur les valeurs réelles de Melania Trump et de son entourage. Quand on confie un projet si important à un réalisateur dont la carrière a été détruite par des accusations de harcèlement sexuel, on envoie un message clair sur le peu de cas que l’on fait des victimes et de la parole des femmes. C’est une forme d’insulte supplémentaire, une démonstration de cynisme qui dépasse l’entendement. Melania Trump semble croire que l’argent peut tout effacer, que les scandales peuvent être balayés d’un revers de main si on dispose de suffisamment de ressources.
Section 7 : La désillusion de la sortie en salles
Des salles désertes malgré les fanfaronnades
Un journaliste du Guardian s’est rendu dans la salle de cinéma la plus fréquentée de Times Square le jour de la sortie du film pour constater de visu le succès ou l’échec de la production. Il n’a trouvé que douze spectateurs dans la salle, un nombre dérisoire pour une projection de premier jour dans un endroit aussi stratégique. D’autres analyses ont révélé que seulement deux séances à travers tout le pays avaient affiché complet lors de la journée de vendredi, un chiffre qui contraste radicalement avec les affirmations triomphalistes de Melania Trump sur le succès phénoménal de son œuvre.
Cette image d’une salle presque vide au cœur de Manhattan le jour de la sortie d’un film coûtant soixante-quinze millions de dollars est d’une tristesse absolue. C’est le symbole parfait de la vacuité de ce projet, de cette incapacité à créer quelque chose qui résonne vraiment avec les gens, qui leur parle d’une manière authentique. Melania Trump a tout eu l’argent, l’accès, les moyens de production, mais elle n’a jamais compris ce qui fait qu’un film peut toucher les cœurs et les esprits. Elle a construit un monument à son propre ego sans se soucier de savoir s’il avait quelque chose à dire au monde.
Section 8 : Les réactions de la presse spécialisée
Une critique unanime et impitoyable
Les critiques de cinéma ont rivalisé de formules assassines pour qualifier ce qu’ils perçoivent comme un exercice d’auto-promotion sans aucune substance artistique. Xan Brooks du Guardian a utilisé l’expression de « remake doré d’une poubelle » pour décrire le documentaire, le comparant de manière surprenante à La Zone d’Intérêt de Jonathan Glazer. Cette référence à un film sur le commandant d’Auschwitz illustre à quel point les critiques ont été heurtés par la manière dont le film présente la vie de luxe de Melania Trump pendant que son mari prépare ce qu’ils perçoivent comme le démantèlement des institutions démocratiques.
Ce qui me frappe dans cette violence critique, c’est cette impression que les critiques ont ressenti une forme d’insulte à leur profession, que ce documentaire représentait une trahison de tout ce que le cinéma peut avoir de noble et de sincère. Quand on compare un film glorifiant une première dame américaine à une œuvre sur un criminel nazi, on atteint un niveau de condamnation moral qui dépasse largement le cadre de la critique cinématographique. C’est un jugement porté sur l’éthique même de ce projet, sur cette volonté de transformer une vie de privilèges en une sorte de conte de fées obscène.
Section 9 : Les enjeux politiques sous-jacents
Un instrument de propagande électorale
Le documentaire suit Melania Trump pendant les vingt jours précédant la deuxième investiture de Donald Trump, une période particulièrement sensible politiquement. Les critiques soulignent que le film constitue une tentative évidente de réhabilitation médiatique visant à présenter l’ancienne première dame sous un jour favorable avant les élections futures. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de redéfinition de l’image publique de l’administration Trump, utilisant tous les moyens disponibles pour remodeler la perception du public. Le timing de cette sortie n’est évidemment pas anodin.
Cette instrumentalisation du cinéma comme outil de propagande politique me révolte profondément, cette transformation d’un medium artistique en instrument de manipulation de masse. Melania Trump ne cherche pas à raconter son histoire, elle cherche à réécrire l’histoire, à imposer une version de la réalité qui serve ses ambitions politiques. C’est une atteinte à l’intégrité même du cinéma en tant qu’art, une dégradation de sa capacité à nous faire réfléchir et à nous questionner sur le monde qui nous entoure. Tout devient calcul, tout devient stratégie, jusqu’à l’émotion la plus intime.
Conclusion : Le triomphe de l'illusion sur la réalité
Une leçon d’humilité collective
L’épisode du documentaire de Melania Trump illustre parfaitement cette époque où la vérité objective devient une variable d’ajustement que chacun peut manipuler à sa guise. La différence criante entre la réalité du désintérêt public et la narration triomphaliste diffusée sur les réseaux sociaux révèle les dangers de cette érosion collective du sens des faits. Cette affaire nous rappelle l’importance de maintenir un esprit critique face aux tentatives de manipulation de l’opinion, quelle que soit leur source.
Il y a quelque chose de profondément triste dans cette incapacité à accepter la réalité telle qu’elle est, cette fuite en avant permanente dans un univers parallèle où tout nous est favorable. Melania Trump est le symbole parfait de cette époque de post-vérité où l’opinion devient plus importante que les faits, où la narration prime sur la vérité. Nous assistons à la fin d’un monde commun, à cette fragmentation du réel qui nous empêche d’avoir un dialogue sincère. C’est un avertissement que nous ferions bien de méditer avant qu’il ne soit trop tard.
Signé Jacques Provost
Sources
Raw Story, 31 janvier 2026
HuffPost, 31 janvier 2026
Variety, 31 janvier 2026
The Guardian, 30 janvier 2026
The Daily Beast, 31 janvier 2026
The Hollywood Reporter, 31 janvier 2026
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