Un parcours texan classique devenu explosif
Samuel Frederick Biery Jr., dit Fred, est né le 11 novembre 1947 à McAllen, au Texas. Rien de spectaculaire dans son CV au départ. Diplômé du Texas Lutheran College en 1970, puis de la Southern Methodist University School of Law en 1973. Il a servi dans la Réserve de l’armée américaine, exercé en cabinet privé à San Antonio, puis gravi les échelons de la magistrature texane. Juge de comté, juge de district, juge à la Cour d’appel du Texas. En 1994, Bill Clinton le nomme juge fédéral pour le district ouest du Texas. Il devient juge en chef de 2010 à 2015. Un parcours solide, respectable, presque ennuyeux. Sauf que Biery n’est pas ennuyeux. Pas du tout.
Un juge qui n’a jamais eu peur de choquer
En 2013, Biery fait les gros titres avec une décision sur une affaire de strip-club. Son opinion judiciaire est truffée de jeux de mots sexuels, de doubles sens et d’innuendos. Les médias s’en donnent à cœur joie. Le Telegraph britannique parle de « l’opinion judiciaire la plus coquine du monde ». Biery assume totalement. En août 2025, il bloque une loi texane qui obligeait les écoles à afficher les Dix Commandements dans chaque classe. Le procureur général du Texas, Ken Paxton, enrage. Biery s’en fiche. En juin 2022, il déclare publiquement qu’il ne lit pas les décisions de la Cinquième Cour d’appel. Scandale. Il rétracte ensuite, parlant de « plaisanterie de tribunal ». Mais le message est passé : Fred Biery n’est pas un juge docile. Il est imprévisible, provocateur, et visiblement, il n’a aucune intention de se taire.
On peut aimer ou détester son style. On peut trouver qu’il en fait trop, qu’il cherche l’attention. Mais au moins, lui, il ne se cache pas derrière le jargon juridique pour dire ce qu’il pense. Il écrit comme il respire. Et dans un système où tant de juges se contentent de réciter la loi sans émotion, Biery détonne. Il dérange. Et c’est exactement ce dont on a besoin.
Section 3 : L'affaire qui a tout déclenché
Un petit garçon arraché à sa mère
Le 20 janvier 2026, Liam Conejo Ramos, cinq ans, rentre de l’école maternelle dans la banlieue de Minneapolis. Il porte son bonnet bleu préféré et son sac à dos Spider-Man. Des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) l’attendent dans l’allée de sa maison. Ils arrêtent son père, Adrian Alexander Conejo Arias, qui demande l’asile aux États-Unis. Selon les témoins et les responsables scolaires, les agents utilisent Liam comme « appât » : ils lui demandent de frapper à la porte pour que sa mère ouvre. Le gouvernement nie catégoriquement. Selon le Département de la Sécurité intérieure, le père a fui à pied et abandonné l’enfant dans la voiture. Les agents auraient « respecté les souhaits du père » en gardant Liam avec lui. Mensonge ou vérité ? Peu importe. Le résultat est le même : un enfant de cinq ans est arraché à sa mère et expédié dans un centre de détention au Texas, à des milliers de kilomètres de chez lui.
Une photo qui devient symbole
La photo de Liam, debout dans l’allée glacée, bonnet bleu et sac Spider-Man, fait le tour du monde. Elle devient le symbole de la politique d’immigration de Trump. Les manifestations éclatent. Les élus démocrates s’indignent. Les représentants Joaquin Castro et Jasmine Crockett se rendent au centre de détention de Dilley, au Texas, pour voir Liam. Castro rapporte que l’enfant a dormi pendant toute la visite de trente minutes. Son père dit qu’il est « dépressé et triste ». Liam est malade, léthargique, il réclame sa mère. Pendant ce temps, à Minneapolis, au moins sept enfants de la région ont été détenus par ICE. Les enseignants et les directeurs d’école sont terrifiés. Zena Stenvik, superintendante du district scolaire de Columbia Heights, déclare : « Nous nous sentons chassés. Nous nous sentons assiégés. » Des agents ICE patrouillent autour des écoles. Les parents ont trop peur pour accompagner leurs enfants. Certains élèves suivent les cours en ligne parce qu’ils ne veulent plus sortir de chez eux.
Vous voulez savoir ce qui me met hors de moi ? Ce n’est pas juste qu’on arrête des gens. C’est qu’on traumatise des enfants pour atteindre des quotas. Oui, des quotas. Stephen Miller, le chef de cabinet de la Maison Blanche pour la politique, a parlé d’un objectif de 3 000 arrestations par jour. Trois mille. Par jour. Et pour y arriver, on est prêt à tout. Même à utiliser un gamin de cinq ans comme appât. Même à le séparer de sa mère. Même à l’enfermer dans un centre de détention où il tombe malade. C’est ça, l’Amérique de Trump ? C’est ça, la grandeur retrouvée ?
Section 4 : La décision qui fait trembler Washington
Trois pages de rage judiciaire
Le 31 janvier 2026, Fred Biery rend sa décision. Trois pages. Mais trois pages qui valent leur pesant d’or. Dès les premières lignes, le ton est donné : « Cette affaire trouve son origine dans la poursuite mal conçue et incompétemment mise en œuvre par le gouvernement de quotas d’expulsion quotidiens, apparemment même si cela nécessite de traumatiser des enfants. » Biery ne mâche pas ses mots. Il parle de « soif perfide d’un pouvoir sans limite » et d' »imposition de la cruauté ». Il accuse le gouvernement d’ignorer « un document historique américain appelé la Déclaration d’Indépendance ». Il cite Thomas Jefferson et ses avertissements contre « un roi autoritaire potentiel ». Il rappelle que la Constitution exige un « officier judiciaire indépendant » pour délivrer des mandats, pas des « mandats administratifs émis par le pouvoir exécutif à lui-même ». Il appelle ça « le renard qui garde le poulailler ».
Jésus pleure
Mais le coup de maître, c’est la fin de la décision. Biery signe son ordre avec la photo de Liam dans l’allée glacée. En dessous, il inscrit deux versets bibliques. Matthieu 19:14 : « Jésus dit : ‘Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les empêchez pas, car le royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent.' » Et Jean 11:35 : « Jésus pleura. » Deux versets. Deux phrases. Un message dévastateur. Biery ne dit pas juste que la détention de Liam est illégale. Il dit qu’elle est immorale. Il dit qu’elle est cruelle. Il dit que même Jésus pleurerait. Et il a raison. La décision ordonne la libération de Liam et de son père « dès que possible » mais au plus tard le 3 février. Le gouvernement doit ensuite déposer un rapport confirmant leur libération avant le 4 février. Biery conclut en citant Benjamin Franklin : « Une république, si vous pouvez la garder. » Puis il signe « avec un doigt judiciaire dans la digue constitutionnelle ».
Quand un juge fédéral doit citer la Bible pour rappeler au gouvernement qu’on ne torture pas des enfants, c’est qu’on a perdu notre âme. Quand il doit invoquer Jésus pour dire « arrêtez cette cruauté », c’est qu’on a franchi une ligne qu’on n’aurait jamais dû approcher. Fred Biery n’a pas juste rendu une décision. Il a lancé un cri d’alarme. Il a dit : « Regardez ce que nous sommes devenus. » Et franchement, ça fait peur.
Section 5 : La réaction de l'administration Trump
Le silence assourdissant
Après la décision de Biery, le Département de la Justice et le Département de la Sécurité intérieure restent silencieux. Pas de commentaire officiel. Pas de réaction publique. Rien. Le vice-président JD Vance, qui a vigoureusement défendu les tactiques d’ICE au Minnesota, avait déclaré quelques jours plus tôt que même si ces arrestations étaient « traumatisantes » pour les enfants, « le simple fait d’être parent ne vous donne pas une immunité complète face aux forces de l’ordre ». Une déclaration qui sonne creux après la décision de Biery. L’administration Trump a affirmé que Conejo Arias est arrivé illégalement aux États-Unis en décembre 2024 depuis l’Équateur. Mais l’avocat de la famille, Marc Prokosch, affirme qu’ils ont une demande d’asile active qui leur permet de rester légalement dans le pays. Qui dit vrai ? Le gouvernement ou l’avocat ? Biery tranche : peu importe. La détention est illégale de toute façon.
Minneapolis sous siège
Pendant ce temps, l’opération d’immigration au Minnesota continue. C’est la plus grande opération fédérale d’application de la loi sur l’immigration jamais menée, selon les responsables fédéraux. Environ 3 000 agents déployés. Des affrontements quotidiens entre militants et agents d’immigration. Deux citoyens américains tués par des agents fédéraux. Des manifestations dans tout le pays. Une mobilisation massive au Minnesota. Le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, et d’autres responsables ont demandé à un juge fédéral d’émettre une injonction préliminaire pour arrêter l’opération. Le 31 janvier, le juge refuse. L’opération continue. Trump, de son côté, ordonne au Département de la Sécurité intérieure de ne « en aucun cas » s’impliquer dans les manifestations dans les villes dirigées par les démocrates, sauf si elles demandent de l’aide fédérale ou si des biens fédéraux sont menacés. Un recul stratégique ? Ou une tentative d’éviter de nouvelles images désastreuses ?
Le silence de l’administration Trump en dit long. Ils ne peuvent pas défendre l’indéfendable. Ils ne peuvent pas justifier la détention d’un enfant de cinq ans. Alors ils se taisent. Ils espèrent que ça passe. Que les gens oublient. Mais on n’oubliera pas. On n’oubliera pas Liam dans son bonnet bleu. On n’oubliera pas les larmes de sa mère. On n’oubliera pas les mots de Fred Biery. Parce que ces mots, ils resteront. Ils marqueront l’histoire.
Section 6 : Les précédents controversés de Biery
Un juge qui aime provoquer
Fred Biery n’en est pas à sa première décision controversée. En avril 2013, il rend une opinion dans l’affaire « 35 Bar and Grille LLC, et al. v. The City of San Antonio ». L’affaire concerne des strip-clubs. Biery rédige une décision de 26 pages bourrée de jeux de mots sexuels, de doubles sens et d’innuendos. Il écrit des phrases comme « The City’s Ordinance is not narrowly tailored » (l’ordonnance de la ville n’est pas étroitement taillée) en parlant de vêtements de strip-teaseuses. Les médias adorent. Le Telegraph britannique titre : « L’opinion judiciaire la plus coquine du monde ». Biery devient célèbre pour son style d’écriture provocateur. Certains le trouvent brillant. D’autres le trouvent inapproprié. Lui s’en fiche.
La bataille des Dix Commandements
En août 2025, Biery bloque une loi texane qui obligeait les écoles à afficher les Dix Commandements dans chaque classe. La loi, adoptée en juin, faisait partie d’une offensive conservatrice pour ramener la religion dans les écoles publiques. Biery émet une injonction temporaire, empêchant certaines écoles du Texas d’appliquer la loi. Le procureur général du Texas, Ken Paxton, fulmine. Il promet de faire appel. Biery tient bon. Pour lui, la loi viole la séparation de l’Église et de l’État. Point final. En juin 2022, Biery fait une déclaration qui choque le monde juridique : il dit publiquement qu’il ne lit pas les décisions de la Cinquième Cour d’appel. C’est un scandale. La Cinquième Cour d’appel est la juridiction supérieure qui peut annuler ses décisions. Ne pas lire ses opinions, c’est comme dire « je m’en fous de ce que vous pensez ». Biery rétracte ensuite, parlant de « plaisanterie de tribunal ». Mais le mal est fait. Sa réputation de juge rebelle est confirmée.
Biery est-il un génie ou un provocateur ? Honnêtement, je pense qu’il est les deux. Il sait qu’il fait des vagues. Il sait qu’il énerve les conservateurs. Il sait qu’il choque les puristes du droit. Et il continue. Parce qu’au fond, il croit en quelque chose. Il croit que la justice ne doit pas être froide et distante. Il croit qu’elle doit avoir une âme. Et parfois, pour réveiller les consciences, il faut choquer. Il faut provoquer. Il faut déranger.
Section 7 : L'impact de la décision
Une victoire symbolique
La décision de Biery est une victoire pour Liam et sa famille. Le cabinet d’avocats de Jennifer Scarborough, qui représente Liam et son père, déclare dans un communiqué que la famille pourra bientôt se réunir. « Nous sommes heureux que la famille puisse maintenant se concentrer sur le fait d’être ensemble et de trouver un peu de paix après cette épreuve traumatisante », dit le communiqué. Liam et son père sont libérés. Ils rentrent à Minneapolis. Ils retrouvent la mère de Liam. Une fin heureuse ? Pas vraiment. Parce que l’histoire ne s’arrête pas là. Liam et son père sont toujours en procédure d’asile. Ils peuvent encore être expulsés. La décision de Biery ne règle pas leur statut d’immigration. Elle ordonne juste leur libération de la détention. C’est une victoire temporaire, fragile, incertaine.
Un précédent juridique important
Mais la décision de Biery a une portée plus large. Elle établit un précédent : les mandats administratifs émis par ICE ne suffisent pas. Il faut un mandat judiciaire, signé par un juge indépendant, pour détenir quelqu’un. C’est le Quatrième Amendement de la Constitution. Biery le rappelle avec force. Il dit que la Constitution « trumps » (surpasse) la détention de Liam et de son père. Un jeu de mots évident avec le nom du président. Biery ne peut pas s’empêcher de provoquer, même dans une décision aussi sérieuse. D’autres juges pourraient s’inspirer de cette décision. D’autres familles pourraient contester leur détention en invoquant le Quatrième Amendement. La décision de Biery pourrait ouvrir une brèche dans la politique d’immigration de Trump. Ou pas. Tout dépend de la volonté des autres juges de suivre son exemple.
La décision de Biery est importante. Mais elle ne change pas tout. Liam est libre, oui. Mais combien d’autres enfants sont encore détenus ? Combien d’autres familles sont séparées ? Combien d’autres vies sont brisées ? La décision de Biery est une goutte d’eau dans l’océan. Une goutte d’eau importante, certes. Mais une goutte d’eau quand même. Et ça, ça me rend triste. Parce qu’on devrait pas avoir besoin d’un juge pour nous rappeler qu’on ne traumatise pas des enfants. On devrait le savoir. On devrait le sentir. On devrait le vivre.
Section 8 : Les critiques de la décision
Un juge activiste ?
Les conservateurs ne tardent pas à critiquer Biery. Pour eux, il est un « juge activiste » qui impose ses opinions personnelles au lieu d’appliquer la loi. Ils reprochent à Biery d’utiliser des citations bibliques dans une décision judiciaire. Ils disent que c’est inapproprié, que ça mélange religion et justice. Ils accusent Biery de faire de la politique depuis le banc. Certains vont plus loin. Ils disent que Biery cherche l’attention, qu’il veut faire les gros titres, qu’il se prend pour un héros. Ils pointent du doigt son historique de décisions controversées. Ils rappellent l’affaire du strip-club, la déclaration sur la Cinquième Cour d’appel, le blocage de la loi sur les Dix Commandements. Pour eux, Biery est un problème. Un juge qui ne respecte pas les limites de son rôle.
Une décision émotionnelle ?
D’autres critiques sont plus nuancées. Ils reconnaissent que la détention de Liam était problématique. Mais ils pensent que Biery est allé trop loin dans sa décision. Ils disent qu’un juge doit rester neutre, objectif, détaché. Que les citations bibliques et les photos d’enfants n’ont pas leur place dans une opinion judiciaire. Que Biery a laissé ses émotions prendre le dessus. Qu’il a écrit une décision émotionnelle au lieu d’une décision juridique. Ils craignent que cette approche ne nuise à la crédibilité de la justice. Qu’elle ne donne l’impression que les juges décident en fonction de leurs sentiments plutôt qu’en fonction de la loi. Qu’elle n’ouvre la porte à d’autres juges pour faire de même, mais dans l’autre sens.
Les critiques de Biery ont un point. Oui, sa décision est émotionnelle. Oui, elle est provocatrice. Oui, elle sort des sentiers battus. Mais vous savez quoi ? Tant mieux. Parce que parfois, la loi froide et distante ne suffit pas. Parfois, il faut de l’émotion. Il faut de l’humanité. Il faut de la colère. Biery n’a pas juste appliqué la loi. Il a rappelé pourquoi la loi existe. Pour protéger les faibles. Pour limiter le pouvoir. Pour empêcher la cruauté. Et si ça fait de lui un juge activiste, alors qu’on ait plus de juges activistes.
Section 9 : L'avenir de la politique d'immigration
Trump ne reculera pas
La décision de Biery ne changera probablement pas la politique d’immigration de Trump. L’administration a promis des expulsions massives. Elle a fixé des quotas. Elle a déployé des milliers d’agents. Elle ne va pas s’arrêter à cause d’une décision d’un juge fédéral au Texas. Trump et son équipe vont faire appel. Ils vont contester la décision. Ils vont essayer de la faire annuler. Et même si la décision tient, elle ne concerne que Liam et son père. Elle ne protège pas les autres familles. Elle ne change pas la loi. Elle ne met pas fin aux expulsions. C’est une victoire symbolique, mais pas une victoire stratégique.
D’autres juges suivront-ils ?
La vraie question, c’est : est-ce que d’autres juges vont suivre l’exemple de Biery ? Est-ce qu’ils vont commencer à bloquer les détentions basées sur des mandats administratifs ? Est-ce qu’ils vont exiger des mandats judiciaires ? Si oui, ça pourrait ralentir considérablement les opérations d’ICE. Ça pourrait forcer l’administration à changer de tactique. Ça pourrait protéger des milliers de familles. Mais c’est un grand « si ». Parce que tous les juges ne sont pas comme Biery. Beaucoup sont plus prudents, plus conservateurs, plus réticents à défier le gouvernement. Et puis, il y a la Cour suprême. Si l’affaire monte jusque-là, qui sait ce qui va se passer ? Avec sa majorité conservatrice, la Cour suprême pourrait très bien annuler la décision de Biery et valider les pratiques d’ICE. Ce serait un coup dur pour les défenseurs des droits des immigrants.
Je ne suis pas optimiste. Je voudrais l’être. Je voudrais croire que la décision de Biery va tout changer. Que d’autres juges vont se lever. Que la justice va triompher. Mais je connais la réalité. Trump ne reculera pas. Son administration continuera. Les expulsions continueront. Les séparations familiales continueront. Et la plupart des juges resteront silencieux. Parce que c’est plus facile. Parce que c’est plus sûr. Parce que défier le pouvoir, ça demande du courage. Et le courage, c’est rare.
Conclusion : Un cri dans le désert
Fred Biery, héros ou provocateur ?
Fred Biery est-il un héros ? Un provocateur ? Un juge activiste ? Un défenseur de la Constitution ? Honnêtement, il est probablement tout ça à la fois. Il est un juge de 78 ans qui refuse de se taire. Qui refuse de jouer le jeu. Qui refuse d’accepter l’inacceptable. Sa décision sur Liam Conejo Ramos restera dans les annales. Pas parce qu’elle a changé la loi. Pas parce qu’elle a arrêté les expulsions. Mais parce qu’elle a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : ce qui se passe est cruel, immoral, et inconstitutionnel. Biery a utilisé son pouvoir judiciaire pour crier sa colère. Pour exprimer son dégoût. Pour rappeler au gouvernement que la Constitution existe. Que les droits existent. Que l’humanité existe.
Un rappel nécessaire
Dans sa décision, Biery cite Benjamin Franklin : « Une république, si vous pouvez la garder. » C’est un avertissement. Une mise en garde. Un rappel que la démocratie est fragile. Qu’elle peut s’effondrer. Qu’elle doit être protégée. Biery signe « avec un doigt judiciaire dans la digue constitutionnelle ». Une image puissante. Un juge seul, essayant de retenir les eaux de l’autoritarisme. Ça semble désespéré. Ça semble futile. Mais c’est nécessaire. Parce que si personne ne met son doigt dans la digue, elle va céder. Et on va tous se noyer. La décision de Biery ne sauvera pas l’Amérique. Mais elle rappelle ce qu’on risque de perdre. Et parfois, c’est tout ce qu’on peut faire. Rappeler. Avertir. Résister.
Fred Biery a fait ce qu’il devait faire. Il a dit non. Il a dit stop. Il a dit « pas en mon nom ». Et pour ça, je le respecte. Parce qu’on a besoin de gens comme lui. On a besoin de gens qui refusent de se taire. Qui refusent d’obéir aveuglément. Qui refusent d’accepter la cruauté comme normale. Biery n’est pas parfait. Sa décision n’est pas parfaite. Mais elle est humaine. Elle est courageuse. Elle est nécessaire. Et dans un monde où tant de gens baissent les yeux et se taisent, ça vaut tout l’or du monde. Alors merci, Fred Biery. Merci d’avoir eu le courage de dire ce que d’autres n’osent pas dire. Merci d’avoir rappelé que même Jésus pleurerait devant ce qu’on est devenus. Et merci de nous avoir montré qu’il n’est jamais trop tard pour résister.
Signé Jacques Provost
Sources
The Independent, « Judge quotes Bible and Thomas Jefferson as he orders release of 5-year-old from ICE », 31 janvier 2026
Al Jazeera, « US judge orders release of five-year-old and father from ICE detention », 1er février 2026
Federal Judicial Center, « Biery, Samuel Frederick, Jr. », consulté le 2 février 2026
Wikipedia, « Samuel Frederick Biery Jr. », dernière modification le 2 février 2026
CNN, « READ: District judge’s scathing opinion ordering release of 5-year-old Liam Ramos », 31 janvier 2026
The Telegraph, « The Itsy Bitsy Teeny Weeny Bikini opinion: Texas judge issues world’s cheekiest written ruling », 1er mai 2013
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