De 88 à 40 F-35, une chute vertigineuse
Les sources au sein du ministère de la Défense canadien sont claires. Le gouvernement de Mark Carney envisage sérieusement d’acheter seulement 40 F-35 au lieu des 88 prévus. Le reste de la flotte, jusqu’à 80 appareils, serait composé de Saab JAS-39 Gripen suédois. Une flotte mixte, comme celle de l’Allemagne. Le Canada a déjà payé pour les 16 premiers F-35, qui doivent être livrés début 2026. Ces avions-là, impossible de les annuler. Mais pour les 72 autres, tout est sur la table. Le ministre de la Défense Bill Blair l’a confirmé le 14 mars 2025 : le gouvernement examine activement des alternatives. Des alternatives qui ne viennent pas des États-Unis.
Quarante au lieu de quatre-vingt-huit. Ces chiffres me glacent le sang. Pas parce que le F-35 est mauvais, au contraire, c’est probablement le meilleur chasseur au monde. Mais parce que ces chiffres racontent une histoire de trahison. De confiance brisée. De promesses non tenues. Trump a fait ça. Lui seul.
Section 3 : Trump, l'homme qui a tout cassé
Quand le président américain menace d’annexer le Canada
Donald Trump a franchi toutes les lignes rouges. Ses publications sur les réseaux sociaux montrant le drapeau américain sur le Canada. Ses moqueries sur le « gouverneur » de son « 51ème État ». Son secrétaire au Trésor qui suggère qu’Alberta pourrait devenir un État américain. Ses menaces de tarifs douaniers à 100% si le Canada se rapproche de la Chine. Ses promesses de tarifs à 50% sur les avions canadiens. Chaque jour apporte son lot d’insultes, de menaces, d’humiliations. Et le Canada encaisse. Mais il n’oublie pas. Il ne pardonne pas non plus. Cette décision sur les F-35, c’est la réponse d’Ottawa. Silencieuse, calculée, dévastatrice.
Trump a détruit en quelques mois ce que des générations avaient construit. L’amitié canado-américaine, cette relation spéciale, ce partenariat unique. Tout ça, réduit en cendres par un homme qui ne comprend rien à la diplomatie, rien à l’histoire, rien au respect. Je ressens une colère sourde, profonde. Pas contre les Américains, mais contre cet homme qui les représente.
Section 4 : Le discours de Davos qui a tout changé
Mark Carney annonce la couleur devant le monde entier
Le 23 janvier 2026, Mark Carney prononce un discours au Forum économique mondial de Davos qui résonne comme une déclaration d’indépendance. « Si les grandes puissances abandonnent même la prétention de règles et de valeurs pour la poursuite sans entrave de leur pouvoir et de leurs intérêts, les gains du transactionnalisme deviendront plus difficiles à reproduire », déclare-t-il. « Les alliés vont diversifier pour se protéger contre l’incertitude. Ils vont acheter de l’assurance, augmenter leurs options afin de reconstruire leur souveraineté. » Le message est limpide. Le Canada ne veut plus dépendre des États-Unis pour sa défense. Plus jamais.
Ce discours m’a donné des frissons. Carney a dit tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. La souveraineté. Ce mot résonne différemment maintenant. Il ne s’agit plus d’un concept abstrait, mais d’une nécessité vitale. Quand ton voisin te menace, tu ne lui confies pas ta sécurité. C’est du bon sens. Du simple bon sens.
Section 5 : Le Gripen suédois, l'alternative crédible
Pourquoi la Suède offre plus que la technologie
Le Saab JAS-39 Gripen E n’est pas le F-35. Personne ne prétend le contraire. Il n’a pas la furtivité absolue du chasseur américain. Mais il a d’autres atouts. Il coûte moitié moins cher. Il peut décoller et atterrir sur des pistes courtes, idéal pour le Grand Nord canadien. Il est plus flexible, plus facile à maintenir. Et surtout, Saab offre quelque chose que Lockheed Martin ne peut pas offrir : l’autonomie stratégique. L’entreprise suédoise promet de créer des milliers d’emplois au Québec, d’assembler les avions au Canada, de transférer la propriété intellectuelle. Bombardier investira 100 millions de dollars dans un nouveau centre de fabrication près de Montréal. Le package inclut même six avions GlobalEye de surveillance aérienne, déjà produits en partenariat avec Bombardier.
L’autonomie stratégique. Ces deux mots changent tout. Ils signifient que le Canada pourra maintenir ses avions lui-même, les réparer lui-même, les améliorer lui-même. Sans demander la permission à Washington. Sans craindre qu’un président capricieux coupe l’accès aux pièces détachées ou aux mises à jour logicielles. C’est ça, la vraie souveraineté.
Section 6 : Les menaces de l'ambassadeur américain
Pete Hoekstra perd son sang-froid
L’ambassadeur américain Pete Hoekstra n’a pas apprécié. Pas du tout. Il a menacé que NORAD devrait être modifié si le Canada n’achetait pas les 88 F-35. Il a dit que les États-Unis devraient voler plus de missions dans l’espace aérien canadien. Il a qualifié le Gripen d' »avion inférieur » qui n’est pas aussi interopérable avec les alliés. Ses menaces ont l’effet inverse de celui escompté. Elles renforcent la détermination d’Ottawa. Elles prouvent que le Canada a raison de se méfier. Un allié qui menace n’est plus un allié. C’est un adversaire potentiel.
Hoekstra a tout faux. Ses menaces ne font que confirmer ce que beaucoup soupçonnaient déjà : les États-Unis ne sont plus fiables. Un vrai allié ne menace pas. Il discute, il négocie, il cherche des solutions. Mais menacer ? C’est ce que font les ennemis. Et Hoekstra vient de transformer les États-Unis en ennemi potentiel du Canada.
Section 7 : La question du "kill switch"
Le fantôme qui hante les F-35
Il y a cette rumeur persistante. Un « kill switch » qui permettrait aux États-Unis de désactiver à distance les F-35 vendus à leurs alliés. Lockheed Martin dément catégoriquement. Rebecca Miller, directrice des relations médias mondiales, affirme que l’entreprise fournit « toute l’infrastructure système et les données requises pour que tous les clients F-35 puissent maintenir l’avion ». Mais le doute subsiste. Même sans kill switch, le F-35 dépend de mises à jour logicielles régulières. Mises à jour qui viennent des États-Unis. Mises à jour qui pourraient être refusées. C’est cette dépendance qui inquiète Ottawa. Cette vulnérabilité.
Le kill switch existe ou n’existe pas, peu importe. Ce qui compte, c’est la possibilité. La simple possibilité que les États-Unis puissent clouer au sol les avions canadiens d’un simple clic. Cette possibilité est intolérable. Elle transforme un achat militaire en acte de soumission. Et le Canada refuse de se soumettre.
Section 8 : Les retombées économiques du choix suédois
Douze mille six cents emplois contre des miettes
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le package suédois pourrait créer 12 600 emplois au Canada. Des emplois dans l’aérospatiale, dans la fabrication, dans la maintenance. Des emplois qualifiés, bien payés, durables. Lockheed Martin offre quoi en comparaison ? Des contrats de sous-traitance pour quelques entreprises canadiennes comme Magellan et Pratt & Whitney Canada. C’est tout. Entre 1997 et 2021, ces contrats ont rapporté 1,3 milliard de dollars à l’économie canadienne. C’est bien. Mais c’est loin, très loin des retombées promises par Saab. La ministre de l’Industrie Mélanie Joly l’a dit clairement : « Nous ne pouvons certainement pas contrôler le président Trump, mais nous pouvons contrôler nos investissements de défense, à qui nous attribuons des contrats et comment nous sommes finalement capables de créer des emplois au Canada. »
Douze mille six cents emplois. Ce n’est pas rien. Ce sont des familles qui mangent, des hypothèques qui se paient, des enfants qui vont à l’université. Ce sont des communautés qui prospèrent. Et tout ça, grâce à un choix stratégique. Un choix qui privilégie les Canadiens plutôt que les actionnaires de Lockheed Martin.
Section 9 : L'armée canadienne se prépare à l'impensable
Des modèles militaires contre une invasion américaine
L’information est tombée comme une bombe. Les Forces armées canadiennes auraient élaboré des modèles militaires pour répondre à une hypothétique invasion américaine. Oui, vous avez bien lu. Une invasion américaine. Il y a un an, cette idée aurait été risible. Aujourd’hui, elle est simplement impensable. Mais elle n’est plus impossible. Trump a rendu l’impossible pensable. Ses menaces d’annexion, aussi grotesques soient-elles, ont forcé l’armée canadienne à envisager le pire. Et le pire, c’est une guerre avec les États-Unis. Une guerre que le Canada perdrait, évidemment. Mais une guerre qu’il doit quand même préparer.
Cette révélation me donne la nausée. L’armée canadienne prépare des plans contre les États-Unis. Contre les États-Unis. Nos alliés depuis toujours. Nos frères d’armes. Nos partenaires dans toutes les guerres du siècle dernier. Et maintenant, nous devons nous préparer à les combattre. Trump a fait ça. Il a transformé l’amitié en méfiance, la confiance en paranoïa.
Conclusion : Le prix de la souveraineté
Le Canada choisit son indépendance plutôt que la technologie supérieure
Le F-35 est probablement le meilleur chasseur au monde. Il dominera les cieux pendant les trente prochaines années. Il est technologiquement supérieur au Gripen sur presque tous les aspects. Les évaluations techniques du ministère de la Défense le confirment. Mais à quoi bon avoir le meilleur avion si on ne peut pas l’utiliser librement ? À quoi bon avoir la technologie la plus avancée si elle vient avec des chaînes invisibles ? Le Canada fait un choix difficile. Un choix douloureux. Il sacrifie la supériorité technologique pour gagner l’autonomie stratégique. Il renonce au meilleur pour obtenir le contrôle. Et dans le contexte actuel, avec Trump à la Maison-Blanche, c’est le seul choix sensé.
Ce choix me brise le cœur. Parce qu’il ne devrait pas exister. Le Canada et les États-Unis devraient être des alliés indéfectibles. Ils devraient se faire confiance aveuglément. Mais Trump a détruit cette confiance. Il l’a piétinée, salie, anéantie. Et maintenant, le Canada doit se protéger. Se protéger de son meilleur ami. C’est tragique. C’est nécessaire. C’est la réalité de 2026.
Signé Jacques Provost
Sources
CBC News, « Canada reconsidering F-35 purchase amid tensions with Washington, says minister », 14 mars 2025
The Globe and Mail, « In the Trump era, the F-35 is no longer the right plane for Canada », Tony Keller, 2 février 2026
19FortyFive, « Canada Looks Set to Cut Big F-35 Stealth Fighter Order By More Than 50 Percent », Reuben F. Johnson, 2 février 2026
National Post, « Sources say Ottawa considering Swedish jets over F-35s for half of fleet », John Ivison, 28 janvier 2026
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