Un président qui ne cache plus ses intentions
Donald Trump ne plaisante pas. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, le président américain a multiplié les déclarations sur son désir de faire du Canada une partie des États-Unis. Ce n’est pas de l’humour. Ce n’est pas une stratégie de négociation. C’est une menace réelle qui plane sur la souveraineté canadienne. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a même déclaré publiquement que l’Alberta serait un « partenaire naturel » pour les États-Unis, louant ses ressources naturelles et son caractère « indépendant ». Ces mots ne sont pas anodins. Ils sont calculés, pesés, et ils résonnent comme une invitation à peine voilée.
Une stratégie de déstabilisation bien rodée
L’administration Trump a déjà testé cette approche ailleurs. Au Groenland, trois alliés de Trump ont commencé à dresser une liste de Groenlandais favorables à l’annexion américaine, provoquant la convocation de l’ambassadeur américain par le gouvernement danois en août 2025. La méthode est toujours la même : identifier les mouvements séparatistes, les encourager, les financer potentiellement, et attendre que le pays ciblé s’effondre de l’intérieur. C’est ce que les analystes appellent une guerre hybride, cette forme de conflit qui ne dit pas son nom mais qui détruit tout aussi efficacement qu’une invasion militaire.
Et nous, on regarde ça comme si c’était un spectacle. Comme si Trump était juste un clown qui dit n’importe quoi pour faire le buzz. Mais réveillez-vous. Ce type a kidnappé le président du Venezuela, Nicolas Maduro, au début de l’année. Il a tenté de prendre le contrôle de l’industrie pétrolière vénézuélienne. Il menace le Groenland, un territoire d’un allié de l’OTAN. Et maintenant, il tend la main à des séparatistes canadiens. Ce n’est pas un jeu. C’est une stratégie d’expansion territoriale qui devrait nous glacer le sang.
Section 3 : L'Alberta Prosperity Project, ce groupe qui divise
Qui sont ces séparatistes qui négocient avec Washington
Le Alberta Prosperity Project se présente comme un groupe éducatif et non partisan qui milite pour un référendum sur l’indépendance de l’Alberta. Sur son site web, l’organisation parle de « souveraineté albertaine » et de « contrôle accru sur les responsabilités provinciales ». Mais derrière ce langage policé se cache une ambition claire : faire de l’Alberta un pays indépendant. Le groupe travaille actuellement à collecter les 178 000 signatures nécessaires pour forcer un vote sur la question. Jeffrey Rath, l’un des leaders de l’APP, a confirmé que le groupe cherchait à obtenir une nouvelle rencontre avec des officiels américains en février 2026 pour discuter de cette fameuse ligne de crédit de 500 milliards de dollars.
Des griefs légitimes détournés à des fins dangereuses
Il faut le dire clairement : l’Alberta a des raisons d’être frustrée. La province génère 15% du PIB canadien avec seulement 12% de la population. Elle produit plus de 80% du pétrole canadien et 60% du gaz naturel. Pourtant, elle ne reçoit aucun paiement de péréquation fédérale, contrairement au Québec et au Manitoba. Les Albertains ont l’impression de payer pour tout le monde sans recevoir leur juste part. Les politiques environnementales fédérales, la tarification du carbone, les blocages de pipelines — tout cela alimente un ressentiment profond envers Ottawa. Ces griefs sont réels, légitimes même. Mais les utiliser comme prétexte pour s’allier avec une puissance étrangère hostile, c’est franchir une ligne rouge.
Je comprends la colère des Albertains. Vraiment. Quand tu travailles dur, quand tu génères de la richesse, et que tu as l’impression qu’on te prend tout sans rien te donner en retour, c’est normal d’être en colère. Mais il y a une différence entre vouloir plus d’autonomie et aller mendier de l’argent auprès d’un président qui veut détruire ton pays. Une énorme différence. Et cette différence s’appelle la loyauté. Pas la loyauté aveugle, non. Mais la loyauté envers un projet commun, envers une idée du Canada qui mérite qu’on se batte pour elle, pas qu’on la vende au plus offrant.
Section 4 : Les réactions politiques, entre indignation et complaisance
David Eby ose prononcer le mot interdit
Le premier ministre de Colombie-Britannique, David Eby, n’y est pas allé par quatre chemins. « Aller dans un pays étranger et demander de l’aide pour briser le Canada, il y a un mot démodé pour ça — et ce mot, c’est trahison », a-t-il déclaré jeudi dernier. Ses mots ont fait l’effet d’une bombe. Parce qu’au Canada, on ne parle pas de trahison. On parle de « légitimes aspirations », de « débat démocratique », de « droit à l’autodétermination ». Mais Eby a brisé ce tabou. Et il a raison. Quand tu demandes à une puissance étrangère hostile de t’aider à affaiblir ton propre pays, c’est exactement ce que c’est : de la trahison.
Le silence assourdissant de certains leaders
Mais tous les leaders canadiens n’ont pas eu le courage d’Eby. La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a refusé de condamner les séparatistes, affirmant qu’elle ne voulait pas « diaboliser ou marginaliser un million de ses concitoyens ». Smith, qui a visité Mar-a-Lago en janvier 2025 alors que la pluspart des autres leaders canadiens critiquaient Trump, marche sur une corde raide. Elle flatte les sentiments séparatistes tout en prétendant défendre l’unité canadienne. Doug Ford, le premier ministre de l’Ontario, a appelé à l’unité nationale, mais sans condamner directement les actions de l’APP. Cette complaisance est dangereuse. Elle normalise l’idée qu’on peut négocier avec une puissance étrangère hostile sans conséquences.
Le silence de Smith me terrifie. Parce que c’est exactement comme ça que les choses dégénèrent. Tu commences par dire que tu comprends la frustration. Puis tu refuses de condamner ceux qui franchissent les lignes rouges. Et avant même de t’en rendre compte, tu as normalisé l’inacceptable. Smith joue avec le feu. Et nous tous, on va se brûler si elle continue comme ça. Parce qu’un leader, un vrai, ça ne flatte pas les pires instincts de sa population. Ça les élève. Ça leur rappelle ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise.
Section 5 : Mark Carney face à la tempête
Un Albertain à la tête du Canada
L’ironie de la situation n’échappe à personne. Mark Carney, le nouveau premier ministre canadien, est lui-même originaire d’Edmonton, la capitale de l’Alberta. Il connaît intimement les frustrations de sa province natale. Jeudi dernier, Carney a déclaré qu’il s’attendait à ce que l’administration américaine respecte la souveraineté canadienne. « J’ai été clair avec le président Trump sur cette question », a-t-il affirmé. Mais ces mots sonnent creux face à l’ampleur de la menace. Carney a récemment signé un accord avec l’Alberta pour ouvrir la voie à un pipeline vers le Pacifique, une concession majeure destinée à apaiser les tensions. Mais sera-ce suffisant?
Une stratégie de compromis face à l’agressivité
Carney marche sur des œufs. D’un côté, il doit montrer de la fermeté face aux ingérences américaines. De l’autre, il doit apaiser les tensions avec l’Alberta pour éviter que le mouvement séparatiste ne prenne encore plus d’ampleur. C’est un équilibre impossible. Parce que Trump ne cherche pas un compromis. Il cherche à détruire le Canada de l’intérieur. Et chaque concession, chaque signe de faiblesse, ne fait que l’encourager. Les anciens premiers ministres Jean Chrétien et Stephen Harper ont appelé à l’unité nationale face à Trump. Mais l’unité ne suffit pas quand l’ennemi est à l’intérieur.
Carney est dans une position impossible. Je le vois bien. Il essaie de tenir le pays ensemble avec du scotch et des prières. Mais comment tu fais ça quand une partie de ton propre pays négocie avec l’ennemi? Comment tu maintiens l’unité quand certains de tes citoyens préfèrent Trump à toi? C’est une question qui me hante. Parce que si on ne trouve pas de réponse rapidement, on va se réveiller un matin et découvrir que le Canada n’existe plus. Et ce sera trop tard pour pleurer.
Section 6 : Le précédent québécois et ses différences cruciales
Quand le Québec cherchait l’appui de la France
Le Canada a déjà vécu des crises séparatistes. Le mouvement indépendantiste québécois a dominé la politique canadienne pendant des décennies. Le Parti Québécois a même sollicité le soutien de la France, notament sous Charles de Gaulle avec son fameux « Vive le Québec libre! » en 1967. Mais il y a une différence fondamentale avec la situation actuelle. La France n’a jamais cherché à annexer le Québec. Son intérêt était culturel, pas territorial. La France aurait été le premier pays à reconnaître un Québec indépendant — juste après le Canada lui-même. C’était une danse diplomatique délicate, mais jamais une menace existentielle pour le Canada.
Trump n’est pas de Gaulle
Trump, lui, veut annexer le Canada. Il l’a dit. Ses officiels l’ont répété. Scott Bessent parle de l’Alberta comme d’un « partenaire naturel » pour les États-Unis. Ce n’est pas de l’affection culturelle. C’est de l’impérialisme pur et simple. L’analyste de sécurité nationale américain Brandon Weichert a même suggéré sur l’émission de Steve Bannon qu’un vote pour l’indépendance en Alberta pousserait les États-Unis à reconnaître la province et à la guider vers le statut d’État américain. Ce n’est pas une théorie du complot. Ce sont des déclarations publiques d’officiels et d’analystes proches de Trump. Le contexte change tout. Ce n’est plus du séparatisme. C’est de la collaboration avec une puissance hostile.
On ne peut pas comparer ça au Québec. On ne peut pas. Parce que la France n’a jamais menacé d’envahir le Canada. Elle n’a jamais parlé de nous annexer. Elle n’a jamais essayé de nous détruire de l’intérieur. Trump, lui, le fait. Ouvertement. Sans honte. Et certains Canadiens applaudissent. Ça me dépasse. Vraiment. Comment peut-on être si aveugle? Comment peut-on ne pas voir que Trump se fiche complètement de l’Alberta? Il veut juste ses ressources. Son pétrole. Son gaz. Et une fois qu’il les aura, il jettera les Albertains comme de vieux kleenex.
Section 7 : Les chiffres qui alimentent la colère albertaine
Une province qui porte le Canada sur ses épaules
Les chiffres sont éloquents. L’Alberta génère 15% du PIB canadien avec seulement 12% de la population. La province produit plus de 80% du pétrole canadien et 60% du gaz naturel du pays. En 2024-2025, l’Alberta a contribué massivement aux coffres fédéraux sans recevoire un seul dollar de paiement de péréquation. Pendant ce temps, le Québec et le Manitoba reçoivent les paiements les plus élevés. Pour beaucoup d’Albertains, c’est une injustice flagrante. Ils travaillent, ils produisent, ils génèrent de la richesse — et ils ont l’impression de se faire voler.
Des sondages qui révèlent une fracture profonde
Un sondage Ipsos récent montre qu’environ trois Albertains sur dix soutiendraient le début d’un processus d’indépendance. C’est énorme. Mais le sondage révèle aussi que environ un sur cinq de ces partisans considère un vote pour l’indépendance comme largement symbolique — une façon de signaler leur mécontentement politique plutôt qu’un désir ferme d’indépendance. C’est là que réside le danger. Parce que les symboles peuvent devenir réalité. Un vote de protestation peut se transformer en catastrophe nationale. Et une fois que tu as ouvert la boîte de Pandore, tu ne peux plus la refermer.
Je comprends les chiffres. Je comprends la frustration. Mais bordel, est-ce qu’on peut arrêter deux secondes et réfléchir aux conséquences? Vous pensez vraiment que l’Alberta sera mieux lotie comme État américain? Vous pensez vraiment que Trump va vous traiter mieux qu’Ottawa? Regardez comment il traite ses propres États. Regardez comment il traite Porto Rico. Regardez comment il traite n’importe qui qui n’est pas riche et blanc. L’Alberta ne sera pas un partenaire. Elle sera une colonie. Une source de ressources à exploiter jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.
Section 8 : La Loi sur la clarté et les obstacles juridiques
Un référendum ne suffit pas
Même si l’APP réussit à collecter les 178 000 signatures nécessaires et qu’un référendum a lieu, l’indépendance de l’Alberta ne serait pas automatique. La Loi sur la clarté, adoptée après les référendums québécois, établit des règles strictes. Le gouvernement fédéral devrait d’abord déterminer si la question du référendum était claire et si le résultat représentait une majorité claire. Ce n’est qu’ensuite que des négociations commenceraient, couvrant des questions comme la division des actifs et des dettes, les frontières et les droits des peuples autochtones. Ce processus pourrait prendre des années, voir des décennies.
Les droits des Premières Nations, un obstacle majeur
Un aspect souvent ignoré dans le débat sur l’indépendance de l’Alberta concerne les droits des Premières Nations. De vastes territoires albertains sont couverts par des traités avec les peuples autochtones. Ces traités ont été signés avec la Couronne canadienne, pas avec une hypothétique Alberta indépendante. Les Premières Nations auraient leur mot à dire dans tout processus de sécession. Et beaucoup d’entre elles ont déjà exprimé leur opposition à l’idée d’une Alberta indépendante, craignant que leurs droits ne soient pas respectés. C’est un obstacle juridique et moral que les séparatistes préfèrent ignorer.
Et les Premières Nations dans tout ça? On en parle? Parce que c’est leur terre. Avant que ce soit l’Alberta, avant que ce soit le Canada, c’était leur terre. Et maintenant, des gens veulent la vendre à Trump sans même leur demander leur avis? C’est du colonialisme 2.0. C’est exactement ce que nos ancêtres ont fait il y a 150 ans, mais cette fois avec un drapeau américain. Et on ose appeler ça de la « souveraineté »? C’est obscène.
Section 9 : La guerre hybride de Trump contre le Canada
Une stratégie de déstabilisation multiforme
Ce que Trump mène contre le Canada n’est pas une guerre conventionnelle. C’est une guerre hybride, ce type de conflit qui combine menaces économiques, ingérence politique, désinformation et soutien aux mouvements séparatistes. La Russie a perfectionné cette approche en Ukraine et dans les pays baltes. Trump l’applique maintenant au Canada. Les menaces de tarifs à 100%, les déclarations sur l’annexion, le soutien aux séparatistes albertains — tout cela fait partie d’une stratégie cohérente visant à affaiblir le Canada de l’intérieur. L’objectif n’est pas nécéssairement d’annexer tout le pays, mais de le déstabiliser suffisamment pour qu’il ne puisse plus résister aux demandes américaines.
Le Canada est-il préparé à cette menace
La réponse honnête est non. Le Canada n’est pas préparé à faire face à une guerre hybride menée par son plus proche allié. Nos institutions démocratiques sont fragiles. Notre unité nationale est précaire. Nos médias sont affaiblis. Et nos leaders politiques semblent paralysés, incapables de nommer la menace pour ce qu’elle est. Andrew Coyne, chroniqueur au Globe and Mail, a posé une question déchirante : « Est-il possible de commettre une trahison contre un pays qui ne croit pas avoir le droit d’exister? » C’est peut-être la question la plus importante de toutes. Parce que si nous ne croyons pas que le Canada mérite d’exister, pourquoi quelqu’un d’autre le croirait-il?
Voilà où on en est. Un pays qui ne sait même plus s’il a le droit d’exister. Un pays tellement habitué à se flageller, à s’excuser, à se diminuer, qu’il ne sait plus se défendre. Trump l’a compris. Il sait qu’on ne ripostera pas. Il sait qu’on va négocier, qu’on va faire des compromis, qu’on va essayer de l’apaiser. Et pendant ce temps, il va continuer à nous démanteler pièce par pièce. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Jusqu’à ce que le Canada ne soit plus qu’un souvenir, une note de bas de page dans les livres d’histoire. Et on aura laissé faire.
Conclusion : Le moment de vérité approche
Une crise existentielle pour le Canada
Nous sommes à un tournant. Ce qui se passe avec l’Alberta et Trump n’est pas un simple épisode de plus dans la longue saga du séparatisme canadien. C’est une crise existentielle. Pour la première fois dans notre histoire, une puissance étrangère hostile interfère activement dans nos affaires intérieures avec l’objectif explicite de détruire notre pays. Et certains de nos concitoyens collaborent avec cette puissance. Que ce soit par naïveté, par colère ou par calcul politique, le résultat est le même : ils affaiblissent le Canada au moment où nous avons le plus besoin d’être unis. Le référendum albertain pourrait avoir lieu cette année. Les signatures sont en train d’être collectées. Et si ce vote a lieu, peu importe le résultat, le mal sera fait. La simple tenue d’un référendum sur l’indépendance pendant que Trump menace d’annexer le Canada sera perçue comme une victoire par Washinton.
Il est encore temps de choisir notre camp
Mais il n’est pas trop tard. Nous pouvons encore choisir. Les Albertains peuvent choisir de rester Canadiens, de se battre pour réformer le pays plutôt que de le détruire. Les leaders politiques peuvent choisir de nommer la menace, de condamner ceux qui collaborent avec Trump, de défendre la souveraineté canadienne sans équivoque. Et nous tous, citoyens ordinaires, pouvons choisir de nous souvenir de ce qui nous unit plutôt que de ce qui nous divise. Parce qu’au final, c’est ça la question. Est-ce que le Canada mérite d’exister? Est-ce que ce projet commun, imparfait mais précieux, vaut la peine qu’on se batte pour lui? Ma réponse est oui. Sans hésitation. Mais je ne peux pas répondre pour vous. Chacun doit faire son choix. Et ce choix, nous devrons le faire bientôt. Très bientôt.
Je ne sais pas comment tout ça va finir. Honnêtement, je ne sais pas. Peut-être qu’on va se réveiller. Peut-être qu’on va réaliser ce qu’on est en train de perdre avant qu’il ne soit trop tard. Ou peut-être qu’on va continuer à se déchirer, à se diviser, à se haïr, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à sauver. Ce que je sais, c’est que je refuse d’accepter ça. Je refuse de regarder mon pays se faire démanteler sans rien dire. Je refuse de laisser Trump et ses complices détruire ce que des générations de Canadiens ont construit. Alors oui, je vais continuer à écrire. À dénoncer. À me battre. Parce que c’est tout ce que je peux faire. Et j’espère que vous ferez de même. Parce que si on ne se bat pas maintenant, on ne se battra jamais.
Signé Jacques Provost
Sources
Andrew Coyne, « Separatism isn’t treason. Helping Trump take over Canada? That’s another matter », The Globe and Mail, 4 février 2026
Elizabeth Melimopoulos, « Are Trump officials driving Alberta’s separatist movement in Canada? », Al Jazeera, 30 janvier 2026
« Trump officials met group pushing Alberta independence from Canada », Financial Times, janvier 2026
« Bessent says an independent Alberta would be ‘natural partner’ for US », Global News, janvier 2026
« The more Trump allies covet Alberta, the less popular separatism becomes », CBC News, janvier 2026
« Eby says Alberta separatists seeking help from U.S. is ‘treason' », National Observer, 29 janvier 2026
« Support for independence in Alberta reaches levels similar to Quebec », Ipsos, 2025
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