Le FBI débarque en Géorgie
Une semaine avant ces déclarations fracassantes, le 28 janvier 2026, le FBI a exécuté un mandat de perquisition au bureau électoral du comté de Fulton, en Géorgie. Objectif officiel : récupérer les bulletins de vote de l’élection présidentielle de 2020. Cette Géorgie qui a tant fait parler d’elle. Cette Géorgie où Trump a perdu de justesse. Cette Géorgie où il a été inculpé en 2023 pour ingérence électorale, avant que les charges ne soient abandonnées en novembre dernier, après sa réélection. Le timing n’est pas anodin. Le comté de Fulton accueillera également l’une des courses sénatoriales les plus disputées lors des élections de mi-mandat de novembre 2026. Une course qui pourrait faire basculer le contrôle du Congrès.
Tulsi Gabbard sur le terrain : un signal inquiétant
Mais ce qui a vraiment fait bondir les observateurs, c’est la présence de Tulsi Gabbard, directrice du Renseignement National, aux côtés des agents du FBI. Une présence inhabituelle, pour ne pas dire choquante. Le directeur du Renseignement National ne s’occupe normalement pas d’opérations domestiques, surtout quand il n’y a aucune menace étrangère avérée. Gabbard a révélé plus tard que c’est Trump lui-même qui lui avait demandé d’être présente. Plus troublant encore : elle a mis le président en communication téléphonique avec les agents du FBI sur place, pour ce que des sources décrivent comme un « discours d’encouragement ». Un président qui donne des instructions directes aux agents fédéraux pendant une perquisition électorale. Laissez ça infuser un instant.
Vous voyez le problème ? Moi, je le vois. Et il me terrifie. Parce que quand le pouvoir exécutif commence à s’immiscer directement dans les enquêtes électorales, quand le président appelle personnellement les agents sur le terrain, on n’est plus dans la démocratie. On est dans autre chose. Quelque chose de sombre. Quelque chose qui ressemble dangereusement à ce qu’on voit dans les régimes autoritaires. Et je refuse de croire que l’Amérique, avec toute son histoire, toutes ses luttes pour la liberté, puisse basculer dans ce gouffre sans que personne ne crie au scandale.
La Constitution comme rempart fragile
Le fédéralisme américain : un principe fondateur
Revenons aux bases. La Constitution des États-Unis est claire : ce sont les États, pas le gouvernement fédéral, qui organisent et supervisent les élections. C’est un principe fondamental du fédéralisme américain, cette répartition des pouvoirs entre l’État fédéral et les États fédérés. Les comtés et les autorités locales gèrent les bureaux de vote, comptent les bulletins, certifient les résultats. Le gouvernement fédéral n’a qu’un rôle limité, principalement pour garantir l’égalité d’accès au vote et protéger contre les discriminations. C’est comme ça depuis la fondation du pays. C’est comme ça que les Pères fondateurs l’ont voulu, pour éviter justement qu’un pouvoir central ne puisse manipuler les élections à sa guise.
Trump contre la Constitution
Mais Trump s’en fiche. Ou plutôt, il considère que la Constitution est un obstacle à contourner. Dans le Bureau ovale, le 3 février 2026, il a déclaré aux journalistes : « L’État est un agent du gouvernement fédéral pour les élections. Je ne sais pas pourquoi le gouvernement fédéral ne les organise pas de toute façon. » Une affirmation qui fait bondir les constitutionnalistes. Non, monsieur le président, les États ne sont pas des « agents » du gouvernement fédéral. Ils sont des entités souveraines dans leur domaine de compétence. Et les élections en font partie. Le sénateur républicain John Thune, pourtant leader de la majorité au Sénat, a dû rappeler cette évidence : « Je ne suis pas favorable à la fédéralisation des élections. Je crois fermement au pouvoir décentralisé et distribué. Il est plus difficile de pirater cinquante systèmes électoraux qu’un seul. »
Thune a raison. Et c’est un Républicain qui le dit. Ça devrait nous faire réfléchir. Parce que quand même les alliés politiques de Trump commencent à tirer la sonnette d’alarme, c’est qu’on est allé trop loin. Beaucoup trop loin. La décentralisation électorale n’est pas un bug du système américain. C’est une fonctionnalité. Une protection. Un garde-fou contre la tyrannie. Et Trump veut la détruire.
Les élections de mi-mandat : l'enjeu caché
Novembre 2026 : un scrutin décisif
Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette offensive soudaine contre le système électoral américain ? La réponse est simple : les élections de mi-mandat de novembre 2026 approchent à grands pas. Et historiquement, le parti du président en exercice perd des sièges lors de ces scrutins. Les Démocrates n’ont besoin de récupérer que trois sièges républicains à la Chambre des représentants pour reprendre le contrôle. Trois sièges. C’est peu. C’est jouable. Et pour Trump, c’est inacceptable. Perdre la Chambre signifierait perdre son pouvoir législatif, s’exposer à des enquêtes parlementaires, voir ses projets bloqués. Alors il anticipe. Il prépare le terrain. Il sème le doute.
La stratégie de la peur et du mensonge
Trump continue de répéter ses mensonges sur l’élection de 2020. « Nous avons des États tellement corrompus qui comptent les votes. Nous avons des États que j’ai gagnés, mais qui montrent que je n’ai pas gagné », a-t-il affirmé dans le podcast avec Bongino. Aucune preuve. Aucun fait. Juste des accusations gratuites, répétées ad nauseam jusqu’à ce qu’une partie de la population finisse par y croire. C’est la technique du grand mensonge, celle qu’utilisent les démagogues depuis la nuit des temps. Et ça marche. Ça marche parce que les gens veulent croire que si leur candidat a perdu, c’est forcément à cause d’une tricherie. Pas parce qu’il a obtenu moins de voix. Non, ça serait trop simple.
Je suis fatigué. Fatigué d’entendre les mêmes mensonges. Fatigué de voir la vérité piétinée, encore et encore. Fatigué de constater que des millions de personnes gobent ces fables sans sourciller. Mais je refuse de baisser les bras. Parce que si on abandonne la vérité, si on laisse le mensonge devenir la norme, alors on a déjà perdu. La démocratie ne survit pas sans vérité. Elle ne peut pas. Elle s’effondre, lentement mais sûrement, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.
Le SAVE Act : une arme déguisée en protection
Voter ID : un débat qui divise
Face aux critiques, la Maison-Blanche a tenté de clarifier les propos de Trump. La porte-parole Karoline Leavitt a expliqué que le président faisait référence au SAVE Act, une loi proposée par les Républicains qui exigerait une preuve de citoyenneté pour s’inscrire sur les listes électorales et une pièce d’identité avec photo pour voter. « Des mesures de bon sens », selon elle. Sauf que ces mesures, loin d’être neutres, créent des obstacles pour des millions d’Américains. Les personnes âgées qui n’ont plus de permis de conduire. Les citoyens pauvres qui n’ont pas les moyens de payer pour obtenir une pièce d’identité. Les minorités qui ont historiquement moins accès à ces documents. Le SAVE Act, c’est une restriction du droit de vote déguisée en mesure de sécurité.
La menace du chantage financier
Mais Trump ne compte pas s’arrêter là. Selon plusieurs sources proches de son administration, il envisage de retenir les fonds fédéraux destinés aux États qui refuseraient d’adopter ses nouvelles exigences électorales. Chaque année, le gouvernement fédéral verse des centaines de millions de dollars aux États pour les aider à administrer les élections : équipements de vote, mises à jour de cybersécurité, formation des agents électoraux. Trump pourrait utiliser cet argent comme levier. Comme chantage. « Vous voulez vos subventions ? Alors pliez-vous à mes règles. » C’est du racket institutionnel. Et c’est parfaitement illégal, mais ça ne l’a jamais arrêté.
On parle de démocratie, là. De démocratie. Le droit de vote n’est pas une faveur qu’on accorde aux citoyens. C’est un droit fondamental. Inaliénable. Et quand un président commence à mettre des conditions, à créer des barrières, à menacer les États qui ne se soumettent pas, on n’est plus dans la démocratie. On est dans l’autoritarisme pur et simple. Et ça me rend malade.
Les Démocrates sonnent l'alarme
Mark Warner : « Ce n’est pas à propos de 2020 »
Les élus démocrates ne s’y trompent pas. Le sénateur Mark Warner de Virginie, coprésident du Comité du renseignement du Sénat, a tenu une conférence de presse le 3 février pour dénoncer les manœuvres de Trump. « Ce n’est pas à propos de l’élection de 2020. C’est franchement à propos de ce qui vient ensuite. » Warner et ses collègues craignent que Trump ne cherche à manipuler les résultats des élections de mi-mandat. Pas seulement à influencer le débat, mais à truquer le système lui-même. À placer ses pions dans les bureaux électoraux. À intimider les responsables locaux. À créer le chaos pour ensuite s’en servir comme prétexte pour intervenir.
Les secrétaires d’État se préparent au pire
Les secrétaires d’État démocrates, responsables de l’organisation des élections dans leurs États respectifs, se préparent activement à une éventuelle intrusion fédérale. Lors de leur réunion annuelle d’hiver fin janvier, ils ont discuté de scénarios qui auraient semblé impensables il y a quelques années : comment protéger les électeurs d’interactions avec les forces de l’ordre fédérales dans les bureaux de vote ? Comment résister aux demandes d’accès aux informations personnelles de dizaines de millions d’électeurs ? Steve Simon, secrétaire d’État du Minnesota, a résumé la situation : « C’est maintenant une catégorie de planification légitime. C’est extraordinairement triste, mais ce serait irresponsable de notre part d’ignorer cette possibilité. »
Lisez bien cette dernière phrase. « C’est extraordinairement triste. » Oui, Steve Simon. C’est triste. C’est même déchirant. Parce qu’on en est arrivé à un point où des responsables électoraux doivent planifier comment protéger la démocratie contre leur propre président. Contre leur propre gouvernement. C’est ça, l’Amérique de Trump. Un pays où les gardiens de la démocratie doivent se barricader pour empêcher le pouvoir en place de détruire le système de l’intérieur.
Le Département de la Justice en première ligne
La chasse aux listes électorales
Le Département de la Justice de Trump ne reste pas les bras croisés. Il a intenté des poursuites contre deux douzaines d’États pour obtenir l’accès complet à leurs listes électorales, incluant des informations personnelles sensibles comme les numéros de Sécurité sociale et les adresses personnelles. L’administration prétend chercher des preuves de votes d’immigrants illégaux, une menace largement fantasmée. Les études montrent que le vote de non-citoyens est extrêmement rare, presque inexistant. Mais peu importe les faits. Trump a besoin d’un ennemi. D’un bouc émissaire. Et les immigrants font parfaitement l’affaire.
Tulsi Gabbard et les systèmes de vote électroniques
En avril dernier, lors d’une réunion du cabinet, Tulsi Gabbard a affirmé que son bureau enquêtait sur des questions d’intégrité électorale, prétendant qu’il existait des preuves que les systèmes de vote électroniques étaient « vulnérables à l’exploitation pour manipuler les votes ». Encore une fois, aucune preuve indépendante n’a été fournie. Les experts en cybersécurité électorale ont démenti ces allégations à maintes reprises. Mais Gabbard, fidèle lieutenant de Trump, continue de propager ces théories du complot. Son rôle dans la perquisition de Fulton County soulève d’ailleurs de sérieuses questions juridiques et constitutionnelles. Le sénateur Warner a dénoncé sa présence comme une politisation d’une institution qui doit rester neutre et apolitique.
Gabbard me déçoit profondément. Elle qui était démocrate, qui prônait la paix et la justice. La voilà maintenant complice d’une entreprise de démolition démocratique. Comment en est-elle arrivée là ? Par ambition ? Par conviction ? Par aveuglement ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est qu’elle porte une lourde responsabilité dans ce qui est en train de se passer. Et l’histoire ne sera pas tendre avec elle.
Les Républicains divisés
Mike Johnson et John Thune : entre loyauté et Constitution
Les deux principaux leaders républicains au Congrès, le président de la Chambre Mike Johnson et le leader de la majorité au Sénat John Thune, se retrouvent dans une position inconfortable. Ils ne peuvent pas soutenir ouvertement l’idée de fédéraliser les élections sans trahir leurs propres principes conservateurs de décentralisation du pouvoir. Mais ils ne peuvent pas non plus critiquer Trump trop frontalement sans s’aliéner leur base électorale. Alors ils naviguent. Ils esquivent. Johnson a déclaré qu’il n’était pas nécessaire de prendre le contrôle des élections dans certains États, tout en affirmant que les préoccupations de Trump sur l’intégrité électorale étaient justifiées. Thune a rappelé son opposition à la fédéralisation, mais sans condamner explicitement les propos du président.
Rand Paul et les voix dissidentes
Quelques voix républicaines plus courageuses se sont élevées. Le sénateur Rand Paul du Kentucky, libertarien convaincu, a exprimé ses réserves sur l’idée de nationaliser les élections, rappelant que cela irait à l’encontre des principes fondamentaux du conservatisme américain. Mais ces voix restent minoritaires. La plupart des élus républicains préfèrent garder le silence, par peur de représailles politiques ou par calcul électoral. Certains ont même brièvement menacé de bloquer un accord budgétaire pour éviter une fermeture partielle du gouvernement, à moins que le texte n’inclue des dispositions sur la citoyenneté et l’identification des électeurs. Le chantage comme méthode de gouvernance.
Le silence des Républicains me terrifie autant que les actions de Trump. Parce que c’est ce silence qui permet tout. C’est ce silence qui normalise l’inacceptable. C’est ce silence qui transforme une démocratie en dictature, petit à petit, sans que personne ne s’en rende vraiment compte. Jusqu’au jour où il est trop tard. Et là, on se demande comment on en est arrivé là. Eh bien, c’est comme ça. Par lâcheté. Par opportunisme. Par silence complice.
Les précédents inquiétants
L’assaut du Capitole : un avertissement ignoré
Le professeur de sciences politiques Brendan Nyhan de Dartmouth College a posté sur X (anciennement Twitter) un message glaçant : « La dernière fois qu’il a commencé à parler comme ça, ses alliés ont minimisé les risques et on s’est retrouvés avec le 6 janvier. » Le 6 janvier 2021. Cette date qui restera gravée dans l’histoire américaine comme un jour de honte. Le jour où une foule de partisans de Trump a pris d’assaut le Capitole pour empêcher la certification de la victoire de Biden. Cinq morts. Des centaines de blessés. La démocratie américaine au bord du gouffre. Et tout ça parce que Trump avait passé des mois à répéter que l’élection avait été volée. Les mêmes mensonges qu’il répète aujourd’hui.
Les ordres exécutifs : contourner le Congrès
En mars 2025, Trump avait déjà signé un décret présidentiel cherchant à exiger une preuve de citoyenneté américaine pour s’inscrire sur les listes électorales et à interdire aux États de compter les bulletins de vote par correspondance arrivés après le jour de l’élection. Le décret a été partiellement bloqué par les tribunaux fédéraux, mais Trump n’a pas renoncé. En août 2025, il avait promis de « mener un mouvement » pour mettre fin au vote par correspondance et avait juré de signer un décret interdisant les bulletins par correspondance et les machines à voter. Il ne l’a finalement pas fait, mais la menace reste présente. Trump teste les limites. Il pousse. Il recule quand il rencontre trop de résistance. Puis il pousse à nouveau, un peu plus loin.
C’est la stratégie du salami. On coupe tranche par tranche. Un petit décret par-ci. Une petite perquisition par-là. Une petite déclaration incendiaire. Et avant qu’on s’en rende compte, la démocratie a été découpée en morceaux. Il ne reste plus rien. Juste l’apparence. La façade. Mais l’intérieur est vide. Creux. Mort.
Conclusion : Le compte à rebours a commencé
Novembre 2026 : un test décisif
Les élections de mi-mandat de novembre 2026 seront un test décisif pour la démocratie américaine. Soit les institutions résistent, les États tiennent bon, les tribunaux font leur travail, et le système électoral américain prouve sa résilience. Soit Trump parvient à ses fins, impose ses règles, intimide les responsables locaux, et ouvre la voie à une transformation autoritaire du pays. Il n’y a pas de demi-mesure. Pas de zone grise. C’est l’un ou l’autre. Et le temps presse. Chaque jour qui passe, Trump et son administration posent de nouvelles briques dans leur édifice de contrôle. Chaque jour, la résistance s’affaiblit un peu plus, fatiguée, découragée, dépassée.
L’appel à la vigilance
Les responsables électoraux démocrates se préparent. Les juristes constitutionnels sonnent l’alarme. Les experts en démocratie tirent la sonnette d’alarme. Mais est-ce que ça suffira ? Est-ce que les citoyens américains se réveilleront à temps ? Est-ce que les médias feront leur travail d’information et de contre-pouvoir ? Est-ce que les Républicains modérés trouveront enfin le courage de dire non ? Parce que c’est maintenant que tout se joue. Pas demain. Pas après les élections. Maintenant. Chaque silence est une complicité. Chaque inaction est une capitulation. Chaque compromis est une défaite. La démocratie ne se défend pas toute seule. Elle a besoin de nous. De chacun d’entre nous. Et le temps file.
Je ne sais pas comment cette histoire va se terminer. J’aimerais être optimiste. J’aimerais croire que le système américain, avec tous ses garde-fous, toutes ses institutions, toute son histoire, saura résister. Mais j’ai peur. Vraiment peur. Parce que j’ai vu trop de démocraties s’effondrer. Trop de peuples perdre leurs libertés. Trop de leaders autoritaires prendre le pouvoir en promettant l’ordre et la sécurité. Et à chaque fois, c’était pareil. Les signes étaient là. Les avertissements aussi. Mais personne n’a agi. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Alors je vous en supplie : ne laissez pas ça arriver. Pas en Amérique. Pas maintenant. Pas comme ça.
Signé Jacques Provost
Sources
CNN Politics, « Trump calls on Republicans to ‘nationalize’ future elections », publié le 3 février 2026, mis à jour le 3 février 2026
Reuters, « Trump’s call to ‘nationalize’ elections draws furious pushback from Democrats », publié le 3 février 2026
NBC News, « Trump repeats call to nationalize voting », vidéo publiée en février 2026
ABC News, « Trump urges Republicans to ‘take over’ and ‘nationalize’ voting », vidéo publiée en février 2026
The Hill, « Rand Paul on Trump call to ‘nationalize’ elections », publié en février 2026
NPR, « Director of advocacy group talks about Trump’s statements on elections », publié le 4 février 2026
Fox News, « Gabbard outlines election security assessment, presence at Fulton County search », publié en février 2026
Los Angeles Times, « Trump says federal government should ‘take over’ state elections », publié le 2 février 2026