L’histoire de Simo Häyhä peut sembler irréelle jusqu’à ce que l’on remarque à quel point sa vie était ordinaire en dehors des combats. Originaire d’une petite communauté agricole près de la frontière orientale de la Finlande, il était souvent décrit comme un homme calme qui ne cherchait pas à attirer l’attention. La guerre d’hiver a éclaté à la fin de l’année 1939, et il s’est retrouvé à Kollaa, dans la neige épaisse et avec peu de lumière du jour, où une seule erreur pouvait rapidement attirer les tirs. Le surnom de « Mort blanche » lui a été donné parce que ses adversaires avaient du mal à le repérer dans un terrain blanc et parce que ses tirs étaient rarement manqués. Ces 20 faits présentent ce que l’histoire peut dire avec certitude à son sujet.
1. Né à Rautjärvi, en Finlande
Häyhä est né le 17 décembre 1905 à Rautjärvi, dans la province de Viipuri, qui faisait alors partie du Grand-Duché de Finlande. Il a grandi dans une famille luthérienne de huit enfants, où les réveils matinaux et le travail acharné faisaient partie du quotidien.
2. Une enfance dans une ferme en activité
Ayant mené une vie peu glamour avant la guerre, il n’est pas surprenant que Häyhä se soit si bien adapté aux conditions difficiles de la vie militaire. Ce type d’éducation tend à développer des habitudes pratiques, car on apprend rapidement ce que le froid fait à la prise en main et à la patience.
3. La formation de la garde civile a commencé tôt
Il a rejoint la garde civile finlandaise à l’adolescence, ce qui lui a apporté une structure bien avant qu’il ne soit connu dans tout le pays. Les compétitions de tir faisaient partie de cette culture, et il a développé ses compétences par la répétition plutôt que par le sens du spectacle.
4. Service militaire dans les unités cyclistes
Son service militaire obligatoire a commencé en 1925 et comprenait une période dans des bataillons cyclistes, qui exigeaient de l’endurance et des déplacements réguliers. Il a également suivi une formation de sous-officier, de sorte que les attentes en matière de leadership faisaient déjà partie de sa routine.
5. La formation de tireur d'élite est arrivée tardivement
Il n’a reçu une formation officielle de tireur d’élite qu’en 1938, dans un centre d’entraînement finlandais à Utti. Au fil du temps, il a pu perfectionner ses compétences dans cette discipline militaire indispensable.
6. Kollaa était son champ de bataille
Pendant la guerre d’hiver, il a servi dans la 6e compagnie du 34e régiment d’infanterie lors de la bataille de Kollaa. Les récits de l’époque font état de températures comprises entre -40 et -20 degrés Celsius, soit entre -40 et -4 degrés Fahrenheit.
7. Le surnom est documenté et fait l'objet de débats
Selon les récits finlandais, ce sont les troupes soviétiques qui lui ont donné le surnom de « Mort blanche », et ce nom est resté dans la mémoire populaire. Cependant, d’autres explications suggèrent que cette expression pourrait également faire référence au gel mortel lui-même, qui était tout aussi meurtrier qu’un tireur expérimenté.
8. Le camouflage blanc s'harmonisait avec le paysage
Häyhä portait un camouflage hivernal entièrement blanc, qui l’aidait à se fondre dans la neige et les lisières de forêts dévastées. Au début de la guerre, de nombreuses troupes soviétiques ne disposaient pas d’un camouflage hivernal équivalent, et cette disparité faisait ressortir nettement toute silhouette en mouvement sur le sol blanc.
9. Son fusil était un M/28-30 finlandais
Il utilisait un fusil M/28-30 de fabrication finlandaise, une variante du Mosin-Nagant associée à la Garde civile et à l’armée finlandaise.
10. Il utilisait également une mitraillette Suomi
Son unité combattait également à courte distance, et Häyhä utilisait un pistolet mitrailleur Suomi KP/-31 en plus de son fusil.
11. Il préférait les viseurs métalliques
Il est connu pour avoir utilisé des viseurs métalliques plutôt que des lunettes télescopiques. Le froid peut poser des problèmes pour les optiques, et une lunette peut rendre un fusil plus visible, donc cette décision était adaptée à l’environnement dans lequel il travaillait.
12. Le numéro 505 a un contexte
On lui attribue généralement 505 victimes confirmées pendant la guerre d’hiver, souvent résumée comme ayant duré moins de 100 jours. Les registres de guerre montrent également des chiffres confirmés moins élevés à certains moments, notamment 219 victimes attribuées par un commandant à la mi-février 1940 et 259 enregistrées par un aumônier au début du mois de mars, ce qui reflète les règles de confirmation strictes.
13. Le jour le plus célèbre de sa vie fut le 21 décembre
Le 21 décembre 1939, il a atteint son record quotidien le plus élevé, avec 25 victimes à son actif. Ce chiffre est généralement cité en tenant compte du fait que les journées d’hiver sont courtes, ce qui limite le temps disponible pour mener des actions.
14. La tenue des registres est restée conservatrice
Le nombre de victimes attribuées à son fusil repose sur les rapports et les confirmations de ses camarades, et seules les morts vérifiées ont été comptabilisées. Si plusieurs tireurs d’élite tiraient sur la même cible, les registres n’attribuaient pas toujours le mérite à un seul tireur, de sorte que les totaux peuvent varier selon le registre que vous consultez.
15. Il était petit et difficile à remarquer
Häyhä mesurait environ 160 centimètres, soit environ 1,60 mètre, et il n’avait pas l’air imposant en uniforme. Le contraste entre son apparence discrète et sa réputation sur le champ de bataille est l’une des raisons pour lesquelles les gens se souviennent si clairement de lui.
16. Le ski faisait partie de la survie
Le ski était essentiel dans les conditions hivernales difficiles. Heureusement, Häyhä était déjà à l’aise sur des skis avant la guerre. Il pouvait donc se déplacer facilement dans la neige et sur les chemins forestiers.
17. Il préparait soigneusement ses positions
Des témoignages le décrivent préparant ses positions de tir avec soin, notamment en modelant la neige pour stabiliser son fusil et limiter les perturbations visibles. Il en résultait une approche professionnelle, où le succès dépendait de la capacité à rester calme plus longtemps que les autres.
18. Une balle explosive lui a touché la mâchoire
Le 6 mars 1940, il a été touché par une balle explosive qui lui a déchiré le visage et brisé la mâchoire inférieure gauche. On l’a d’abord cru mort et placé parmi les cadavres, jusqu’à ce que quelqu’un remarque qu’il bougeait et le fasse évacuer pour qu’il soit soigné.
19. Il reprit conscience le 13 mars
Il reprit conscience le 13 mars 1940, le jour même où la paix fut déclarée et où la guerre d’hiver prit fin. Des rumeurs avaient déjà couru sur sa mort, et il corrigea plus tard un article de journal qui annonçait son décès.
20. Promotion et fin de vie tranquille
Après la guerre d’hiver, il a été promu sous-lieutenant par le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim, une promotion rare pour un sous-officier. Il a reçu entre autres la Médaille de la Liberté et la Croix de la Liberté, et il a vécu jusqu’au 1er avril 2002, après être retourné à la vie civile, consacrée à l’agriculture et à la chasse.