Quand les experts tirent la sonnette d’alarme
Le Dr John Gartner ne mâche pas ses mots. Psychologue, psychiatre, ancien professeur assistant à la prestigieuse Johns Hopkins Medical School, il a déclaré au journal britannique The i Paper que la détérioration de Trump s’accélère de manière alarmante. « Nous voyons une détérioration presque semaine après semaine. Le rythme du déclin s’accélère », affirme-t-il sans détour. Pour diagnostiquer une démence, explique Gartner, on observe quatre domaines clés : le langage, la mémoire, le comportement et la performance psychomotrice. « Il s’est détérioré depuis sa dernière administration de manière notable, mais maintenant nous assistons à une détérioration presque hebdomadaire », insiste le spécialiste. La confusion entre l’Islande et le Groenland, les menaces militaires erratiques contre le Venezuela, l’annulation capricieuse d’invitations diplomatiques — tout cela dessine le portrait d’un homme qui perd pied.
Et moi, je me demande : combien de temps encore allons-nous faire semblant ? Combien de temps encore allons-nous détourner le regard, hausser les épaules, nous dire que « c’est juste Trump qui est Trump » ? Il y a une différence entre l’excentricité et le déclin cognitif. Une différence entre la provocation calculée et la perte de contrôle. Et cette différence, elle est en train de s’estomper dangereusement.
Section 3 : Le cerveau qui perd ses freins
Quand les lobes frontaux lâchent prise
Ce que décrit Gartner est particulièrement inquiétant. Il évoque une forme de démence qui n’affecte pas tant la mémoire que les lobes frontaux — cette partie du cerveau qui agit comme un système de freinage, qui nous empêche d’agir impulsivement, qui filtre nos pensées avant qu’elles ne deviennent des actes. « Les lobes frontaux sont les freins du cerveau. C’est ce qui nous inhibe d’agir », explique le psychiatre. « Une partie de son cerveau se détériore de manière disproportionnée, donc il perd les freins, et c’est quelqu’un qui a toujours été impulsif et qui a toujours agi de manière agressive. » Imaginez un instant : un homme déjà connu pour son impulsivité, son agressivité, sa tendance à la provocation, mais cette fois sans aucun filtre, sans aucun mécanisme de contrôle. Un Trump sans freins. La Maison Blanche a confirmé que le président souffre d’insuffisance veineuse chronique — d’où les chevilles enflées — et que ses poignées de main fréquentes causent des ecchymoses sur ses mains. Mais ces explications physiques masquent peutêtre une réalité bien plus préoccupante.
Les freins. Voilà le mot qui me hante. Nous avons tous besoin de freins. C’est ce qui fait de nous des êtres civilisés, capables de vivre en société, de ne pas céder à chaque impulsion. Et quand ces freins lâchent chez un homme ordinaire, c’est déjà un drame. Mais quand ils lâchent chez le président des États-Unis ? C’est une catastrophe en puissance. Une bombe à retardement dont personne ne connaît le compte à rebours.
Section 4 : L'énergie trompeuse d'un homme en déclin
Le paradoxe de l’hyperactivité
Et pourtant, Trump ne s’arrête jamais. C’est là tout le paradoxe qui rend le diagnostic si difficile. Il dort peu, se déplace constamment, multiplie les réunions dès le matin, prononce des discours interminables. « Il nous fatigue tous, il fatigue le monde entier », constate Dominique Simonnet, politologue spécialiste des États-Unis interrogé par La Dépêche du Midi. Cette hyperactivité pourrait être interprétée comme un signe de vitalité, mais les experts y voient plutôt un symptôme supplémentaire. L’agitation, la difficulté à se concentrer, les digressions incessantes — tout cela peut être le signe d’un cerveau qui compense, qui lutte, qui essaie désespérement de maintenir une façade de normalité. À 79 ans, Trump est déjà le président le plus âgé de l’histoire américaine. À la fin de son mandat, il aura 83 ans. Un âge où, statistiquement, les risques de déclin cognitif explosent.
Je pense à ces moments où l’on voit un proche vieillir. Au début, on se dit que c’est juste de la fatigue. Puis on remarque les répétitions, les oublis, les confusions. Mais la personne continue de bouger, de parler, de faire semblant que tout va bien. Et nous, par amour ou par déni, on fait semblant d’y croire. Sauf que là, ce n’est pas notre grand-père. C’est le président des États-Unis. Et le déni collectif n’est plus une option.
Section 5 : Le narcissisme pathologique au pouvoir
Quand l’ego devient une menace
Même sans parler de démence, le narcissisme de Trump atteint des niveaux qui interrogent. « Ce que l’on peut constater, c’est qu’il manifeste un niveau de narcissisme très élevé, presque obsessionnel », analyse Dominique Simonnet. Cette obsession de lui-même, ce besoin constant de se mettre en scène, ce retour incessant à l’élection de 2020 qu’il a perdue — tout cela révèle une personnalité où l’ego a pris toute la place. « Pour atteindre ce niveau de pouvoir, il faut un narcissisme quasi pathologique« , poursuit le politologue. Le problème, c’est que ce trait de caractère, combiné à un possible déclin cognitif, crée un cocktail explosif. Un homme qui ne pense qu’à lui, qui ne supporte aucune contradiction, qui vit dans sa propre réalité — et qui, en plus, perd progressivement sa capacité à se contrôler. Les menaces contre le New York Times pour un sondage défavorable, l’annulation d’une invitation diplomatique par pure rancune, les déclarations racistes sur les Somaliens — tout cela n’est plus de la simple provocation. C’est de la désinhibition pure.
Le narcissisme, je l’ai toujours vu comme un mécanisme de défense. Une armure pour protéger une fragilité intérieure. Mais quand cette armure se fissure, quand le vernis craque, qu’est-ce qui reste ? Un homme nu, vulnérable, dangereux. Et cet homme-là a accès aux codes nucléaires. Cette pensée me glace le sang.
Section 6 : Le silence complice de l'entourage
Quand la loyauté devient omerta
La Constitution américaine prévoit un mécanisme : le 25e amendement, adopté en 1967, permet de déclarer un président inapte à exercer ses fonctions. En théorie, le vice-président et les principaux ministres peuvent saisir le Congrès pour enclencher la procédure. Mais dans la pratique ? « Dans le cas de Donald Trump, ses proches lui sont d’une loyauté quasi absolue. Si son état venait à se dégrader, tout indique qu’il serait d’abord dissimulé plutôt que rendu public », prévient Dominique Simonnet. L’histoire américaine regorge d’exemples où la santé d’un président a été cachée. Woodrow Wilson, victime d’un AVC sévère en 1919, a été incapable de gouverner pendant des mois — et c’est son épouse, Edith Wilson, qui a géré les affaires courantes dans l’ombre. Le secret a toujours été préféré à la transparence quand il s’agit du pouvoir. Et aujourd’hui, avec un entourage trumpiste fanatisé, prêt à tout pour protéger leur leader, le risque de dissimualtion est encore plus grand.
La loyauté. Ce mot qui sonne si noble, si beau. Mais qui peut devenir si toxique quand elle se transforme en aveuglement. Être loyal, ce n’est pas mentir pour protéger quelqu’un. C’est avoir le courage de dire la vérité, même quand elle fait mal. Surtout quand elle fait mal. Et là, personne n’a ce courage. Personne.
Section 7 : Les précédents historiques qui font froid dans le dos
Quand l’histoire se répète
L’affaire Woodrow Wilson n’est pas un cas isolé. Franklin D. Roosevelt, lors de la conférence de Yalta en 1945, était déjà gravement malade — il mourra deux mois plus tard. Certains historiens estiment que son état de santé a affecté les négociations avec Staline, avec des conséquences géopolitiques majeures pour l’après-guerre. Ronald Reagan, durant son second mandat, montrait déjà des signes de la maladie d’Alzheimer qui sera diagnostiquée quelques années après sa présidence. Combien de décisions importantes ont été prises par un homme dont le cerveau commençait à se détériorer ? Nous ne le saurons jamais vraiment. Le 25e amendement a été créé précisément pour éviter ces situations. Mais il n’a jamais été utilisé pour destituer un président contre son gré. Jamais. Parce que le coût politique est trop élevé. Parce que l’entourage présidentiel a tout intérêt à maintenir le statu quo. Parce que, au fond, le système américain n’est pas conçu pour gérer un président qui refuse d’admettre sa propre déchéance.
L’histoire nous enseigne, mais nous n’apprenons jamais. Nous répétons les mêmes erreurs, génération après génération. Nous cachons, nous mentons, nous faisons semblant. Et pendant ce temps, le monde tourne, les décisions se prennent, les conséquences s’accumulent. Jusqu’au jour où il est trop tard.
Section 8 : Le déni collectif comme stratégie de survie
Quand tout le monde fait comme si de rien n’était
Le plus troublant dans cette affaire, c’est le déni collectif. Les médias en parlent, certes, mais toujours avec des pincettes, des « peut-être », des « certains experts suggèrent ». Les Républicains se taisent ou détournent le regard. Les Démocrates dénoncent, mais sans vraiment insister, comme s’ils avaient peur de paraître méchants ou opportunistes. Et le grand public ? Il s’habitue. On s’habitue à tout, c’est bien connu. On s’habitue aux tweets à 3h du matin, aux déclarations incohérentes, aux menaces géopolitiques lancées comme on commande une pizza. « Tout le monde fait comme si c’était normal », constate un expert interrogé par France Info. Et c’est peut-être ça, le plus effrayant. Cette normalisation de l’anormal. Cette acceptation progressive de l’inacceptable. Comme si, à force de voir Trump déraper, on avait fini par considérer que c’était juste « sa personnalité ». Sauf que maintenant, ce n’est plus seulement sa personnalité. C’est son cerveau qui lâche. Et ça, ce n’est pas normal. Ça ne le sera jamais.
Je me souviens de cette phrase de Hannah Arendt sur la banalité du mal. Comment les pires horreurs peuvent devenir ordinaires, acceptables, normales. Nous y sommes. Nous regardons un homme perdre la tête en direct, et nous haussons les épaules. « C’est Trump », dit-on. Comme si ces deux mots expliquaient tout, excusaient tout. Mais non. Non, non, non. Ce n’est pas normal. Et je refuse de m’y habituer.
Section 9 : Les conséquences géopolitiques d'un cerveau défaillant
Quand la santé mentale devient une affaire mondiale
Les enjeux dépassent largement les frontières américaines. Trump menace d’annexer le Groenland, évoque des interventions militaires au Venezuela, remet en question les alliances de l’OTAN, négocie (ou pas) avec la Russie sur l’Ukraine. Chaque décision, chaque déclaration a des répercussions mondiales. Et si ces décisions sont prises par un homme dont les capacités cognitives se détériorent ? Les alliés européens sont inquiets mais silencieux. Personne ne veut froisser le président américain. Personne ne veut risquer une crise diplomatique. Alors on fait profil bas, on espère que ça passera, on attend 2028. Mais 2028, c’est dans deux ans. Deux ans pendant lesquels Trump aura 80, puis 81 ans. Deux ans pendant lesquels son état pourrait continuer à se dégrader. Deux ans pendant lesquels le monde entier sera à la merci des décisions d’un homme qui, selon les experts, « perd les freins ». Le Dr Gartner le dit clairement : « Alors qu’il devient confus sur ce qui se passe, il devient également agressivement désinhibé pour agir de manière impulsive et erratique. » Impulsif. Erratique. Agressif. Trois adjectifs qui ne devraient jamais décrire un président en exercice.
Je pense à mes enfants. À leur avenir. À ce monde qu’on leur laisse. Un monde où un homme au cerveau défaillant peut décider de déclencher une guerre, de rompre des alliances, de détruire l’équilibre géopolitique construit depuis des décennies. Et je me sens impuissant. Nous sommes tous impuissants face à cette machine qui continue de tourner, imperturbable, indifférente à nos angoisses.
Conclusion : Le moment de vérité que personne ne veut affronter
Quand le silence devient complicité
Alors voilà où nous en sommes. Un président de 79 ans dont les experts affirment que le déclin cognitif s’accélère. Un entourage qui préférera toujours dissimuler plutôt que révéler. Un système politique paralysé par la peur et le calcul. Et nous, citoyens du monde, spectateurs impuissants de ce naufrage annoncé. Le Dr Gartner a raison de tirer la sonnette d’alarme. Dominique Simonnet a raison de souligner les risques de dissimulation. Mais qui les écoute vraiment ? Qui est prêt à agir ? La vérité, c’est que personne ne veut être celui qui dira : « Le roi est nu. » Personne ne veut être celui qui forcera le monde à regarder en face cette réalité inconfortable. Alors on continue. On fait semblant. On espère que tout ira bien. Mais au fond de nous, on sait. On sait que quelque chose ne va pas. On sait que le temps presse. On sait que chaque jour qui passe nous rapproche d’une catastrophe potentielle. Et pourtant, on ne fait rien.
Je termine cette chronique avec un sentiment de vertige. Comme si j’étais au bord d’un précipice, regardant le monde basculer lentement dans l’abîme. J’ai peur. Peur pour nous, peur pour nos enfants, peur pour cette planète fragile qui ne mérite pas d’être gouvernée par un homme dont le cerveau s’effondre. Mais au-delà de la peur, il y a la colère. La colère contre ce silence complice, contre cette lâcheté collective, contre tous ceux qui savent mais qui se taisent. L’histoire nous jugera. Et elle ne sera pas tendre.
Signé Jacques Provost
Sources
Raw Story, « Expert warns Trump’s health rapidly declining: ‘He’s losing the brakes' », 5 février 2026
The i Paper (UK), interview du Dr John Gartner, janvier 2026
Le Parisien, « Il s’enfonce dans une régression infantile : la santé mentale de Donald Trump interroge jusque dans son camp », 23 janvier 2026
La Dépêche du Midi, entretien avec Dominique Simonnet, « Santé mentale de Donald Trump : Si son état venait à se dégrader, tout indique qu’il serait d’abord dissimulé », 24 janvier 2026
France Info, « Tout le monde fait comme si c’était normal : la question de la santé mentale de Donald Trump se pose de plus en plus », janvier 2026
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