Trump lâche les chiens
Dans son entretien, Trump n’y va pas par quatre chemins. « Je suis anti-eux », déclare-t-il en parlant de Bad Bunny et Green Day. Anti-eux. Deux mots. Simples. Brutaux. « Je pense que c’est un choix terrible. Tout ce que ça fait, c’est semer la haine. Terrible », ajoute-t-il. Le président des États-Unis qualifie donc le choix de la NFL de « terrible » et accuse les artistes de propager la haine. L’ironie est tellement épaisse qu’on pourrait la couper au couteau. Trump, celui qui a bâti sa carrière politique sur la division, qui accuse des musiciens de semer la discorde.
Vous voyez ce que je veux dire ? Cette inversion totale de la réalité. Trump qui parle de haine. Trump qui se pose en victime. Trump qui fait comme si c’était les autres qui divisaient le pays. J’ai envie de rire, mais je n’y arrive pas. Parce que des millions de gens vont gober ça. Des millions de gens vont hocher la tête et se dire « ouais, il a raison, ces artistes sont terribles ». Et moi, je reste là, devant mon écran, à me demander comment on en est arrivés là.
Section 3 : Bad Bunny, l'ennemi public numéro un
Le rappeur qui dérange
Pourquoi Trump déteste-t-il autant Bad Bunny ? La réponse est simple : le rappeur portoricain ne l’a jamais ménagé. En juillet 2025, Bad Bunny a sorti « NUEVAYol », un morceau qui contient une imitation de la voix de Trump disant : « Je veux m’excuser auprès des immigrés en Amérique… Ce pays n’est rien sans les immigrés. Ce pays n’est rien sans les Mexicains, les Dominicains, les Portoricains, les Colombiens, les Vénézuéliens, les Cubains. » Un message pro-immigration qui a fait l’effet d’une bombe. Bad Bunny, avec ses millions de fans hispanophones, représente tout ce que Trump combat : l’ouverture, la diversité, l’acceptation de l’autre.
La base MAGA en ébullition
Quand la NFL a annoncé que Bad Bunny serait la tête d’affiche du spectacle de mi-temps, la base MAGA est entrée en éruption. Les supporters de Trump ont accusé le rappeur d’être un « haineux massif de Trump » et un « activiste anti-ICE ». Certains ont même organisé un événement rival, baptisé « The All-American Halftime Show », avec Kid Rock en tête d’affiche. Parce que rien ne dit « patriotisme » comme boycotter le Super Bowl pour regarder Kid Rock dans un hangar quelque part.
Je dois avouer quelque chose. Quand j’ai vu cette histoire de spectacle rival, j’ai eu un moment de… comment dire… de tristesse pure. Pas de la colère. De la tristesse. Parce que voilà où on en est. On ne peut même plus regarder un match de football ensemble. On ne peut même plus apprécier un artiste sans que ça devienne une guerre culturelle. Et ça me brise le cœur, franchement. Ça me brise vraiment le cœur.
Section 4 : Green Day, les rebelles qui ne plient pas
Une histoire de résistance
Green Day n’est pas du genre à se taire. Le groupe de rock californien a une longue histoire de prises de position politiques. En 2016, avant même la première élection de Trump, le chanteur Billie Joe Armstrong comparait déjà le futur président à Hitler. « Le pire problème que je vois avec Trump, ce sont ses partisans », déclarait-il au magazine britannique Kerrang!. « Ils sont pauvres, issus de la classe ouvrière, ils ne peuvent pas s’en sortir. Ils sont en colère et il a exploité leur colère. Il a juste dit : ‘Vous n’avez pas d’options et je suis le seul, et je vais m’en occuper moi-même.’ Je veux dire, c’est Hitler, mec ! »
Les paroles qui dérangent
Depuis 2019, Green Day a pris l’habitude de modifier les paroles de leur tube « American Idiot » lors de concerts. Au lieu de chanter « I’m not part of a redneck agenda » (Je ne fais pas partie d’un programme de péquenauds), le groupe chante « I’m not part of the MAGA agenda » (Je ne fais pas partie du programme MAGA). Cette modification a été répétée lors d’événements majeurs comme le Nouvel An 2023 et Coachella 2025. En janvier 2026, Armstrong a même déclaré lors d’un concert au Minnesota : « Je ne fais pas partie d’un programme de péquenauds. Je ne fais pas partie du programme MAGA. »
Il y a quelque chose de beau dans cette résistance. Quelque chose de pur. Green Day aurait pu se taire, encaisser le chèque, jouer leurs chansons et rentrer chez eux. Mais non. Ils ont choisi de se battre. De dire ce qu’ils pensent. De prendre des risques. Et ça, dans un monde où tout le monde a peur de tout, où tout le monde marche sur des œufs, c’est presque héroïque. Presque.
Section 5 : La vraie raison de l'absence
Trop loin ou trop peur
Trump affirme que le Super Bowl est « trop loin ». Mais personne n’y croit vraiment. L’année dernière, il a assisté au Super Bowl à La Nouvelle-Orléans, entre les Kansas City Chiefs et les Philadelphia Eagles. Il est parti peu après le spectacle de mi-temps de Kendrick Lamar. Cette année, le match se déroule en Californie, un État que Trump déteste ouvertement. Mais la distance n’est probablement pas le vrai problème. Le vrai problème, c’est la peur d’être hué. Des sources proches du président ont révélé qu’on lui aurait conseillé de ne pas y aller pour éviter d’être « impitoyablement hué » devant des millions de téléspectateurs.
L’ego blessé
Sur les réseaux sociaux, les théories fusent. « Il s’inquiète que le réseau ne le montre pas constamment », écrit un utilisateur sur X (anciennement Twitter). « Il a peur que la foule le hue sans pitié », ajoute un autre. Trump, qui a toujours eu besoin d’être au centre de l’attention, ne supporte pas l’idée d’être ignoré ou, pire, ridiculisé. Le Super Bowl 2026 risquait de devenir un cauchemar pour son ego démesuré. Alors il a préféré fuir. Se cacher derrière une excuse géographique. Prétendre que c’est lui qui décide.
Et là, je me dis… c’est pathétique. Vraiment pathétique. Un président qui a peur d’aller à un match de football parce qu’il pourrait se faire huer. Un président qui préfère attaquer des artistes plutôt que d’assumer sa présence. Un président qui transforme tout en drame personnel. Et moi, je suis là, à regarder ça, et je me sens… vide. Comme si on avait touché le fond. Comme si on ne pouvait pas descendre plus bas. Mais je sais qu’on peut. Je sais qu’on va.
Section 6 : La NFL dans la tourmente
Un choix assumé
La NFL a maintenu son choix malgré les pressions. Bad Bunny sera bien la vedette du spectacle de mi-temps. Green Day ouvrira la cérémonie avec un hommage aux anciens MVP du Super Bowl pour célébrer le 60e anniversaire de l’événement. La ligue a refusé de céder aux demandes de la base MAGA qui réclamait l’annulation de ces performances. C’est un choix courageux dans un climat politique aussi tendu. La NFL sait qu’elle va perdre des spectateurs, qu’elle va subir des critiques, qu’elle va être accusée de « wokisme ». Mais elle a décidé de tenir bon.
Le sport et la politique
Le Super Bowl a toujours été un événement politique, même quand il prétendait ne pas l’être. Les présidents y assistent traditionnellement. Les artistes y font des déclarations. Les publicités y véhiculent des messages. Mais cette année, la dimension politique est plus visible que jamais. Trump qui boycotte. Bad Bunny qui provoque. Green Day qui résiste. Le Super Bowl 2026 ne sera pas qu’un match de football. Ce sera un champ de bataille culturel. Un affrontement entre deux visions de l’Amérique.
Je me souviens d’une époque où le Super Bowl était juste… un match. Un moment de joie collective. Un dimanche où tout le monde se retrouvait devant la télé avec des chips et de la bière. Mais cette époque est révolue. Maintenant, même le football est devenu un terrain de guerre. Et ça me rend triste. Vraiment triste. Parce que j’ai l’impression qu’on a perdu quelque chose d’important. Quelque chose qu’on ne retrouvera jamais.
Section 7 : Les réactions en cascade
Les fans divisés
Les fans de football sont déchirés. Certains soutiennent la décision de Trump de boycotter l’événement. D’autres le critiquent pour son absence. Sur les réseaux sociaux, les débats font rage. « Trump a raison, Bad Bunny est un haineux », écrit un supporter. « Trump est un lâche qui a peur d’être hué », répond un autre. Les commentaires se comptent par milliers. Les insultes fusent. Les camps se forment. Le Super Bowl, qui devrait unir, divise plus que jamais.
Les artistes répondent
Ni Bad Bunny ni Green Day n’ont directement répondu aux attaques de Trump. Mais leur silence est éloquent. Bad Bunny a publié une vidéo teaser de son spectacle de mi-temps, promettant que ce sera « une célébration ». Green Day continue sa tournée mondiale, modifiant toujours les paroles de « American Idiot » pour critiquer le président. Leur message est clair : ils ne reculeront pas. Ils ne s’excuseront pas. Ils feront leur show, que Trump soit là ou non.
Et vous savez quoi ? Je les admire pour ça. Je les admire vraiment. Parce qu’ils auraient pu plier. Ils auraient pu s’excuser, édulcorer leur message, faire profil bas. Mais ils ne l’ont pas fait. Ils ont choisi de rester fidèles à eux-mêmes. Et dans un monde où tout le monde a peur de tout, où tout le monde se censure, c’est presque révolutionnaire. Presque.
Section 8 : L'Amérique fracturée
Un pays en morceaux
Cette histoire de Super Bowl n’est qu’un symptôme d’un mal plus profond. L’Amérique est fracturée. Divisée. Déchirée. Il n’y a plus de terrain d’entente. Plus de moments partagés. Plus de valeurs communes. Tout est devenu politique. Tout est devenu un combat. Même un match de football. Même un spectacle de mi-temps. Même une chanson. On ne peut plus rien faire sans que ça devienne une guerre culturelle. On ne peut plus rien dire sans que ça déclenche une polémique.
Le prix de la division
Cette division a un coût. Elle épuise les gens. Elle les rend cyniques. Elle détruit les liens sociaux. Elle transforme les voisins en ennemis. Elle fait de chaque interaction une potentielle confrontation. Et personne ne semble savoir comment arrêter ça. Comment revenir en arrière. Comment retrouver un semblant d’unité. Le Super Bowl 2026 sera un miroir de cette Amérique brisée. Un reflet de ce que nous sommes devenus.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis fatigué. Fatigué de cette guerre permanente. Fatigué de devoir choisir un camp pour tout. Fatigué de voir des gens que j’aime se déchirer pour des conneries. Fatigué de vivre dans un monde où même regarder un match de football devient un acte politique. Je suis juste… fatigué. Et je sais que je ne suis pas le seul. Je sais qu’on est des millions à ressentir ça. Cette fatigue profonde. Cette lassitude.
Section 9 : Ce que ça dit de nous
Le miroir tendu
L’affaire Trump-Super Bowl nous tend un miroir. Et ce qu’on y voit n’est pas joli. On y voit un président qui préfère fuir plutôt que d’affronter la réalité. On y voit des artistes qui doivent se battre pour avoir le droit de s’exprimer. On y voit des fans qui se déchirent sur les réseaux sociaux. On y voit une société qui a perdu ses repères. On y voit un pays qui ne sait plus ce qu’il est. Ce miroir est brutal. Impitoyable. Mais nécessaire.
La question qui reste
La vraie question n’est pas de savoir si Trump ira au Super Bowl. La vraie question est : comment en sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous laissé la politique envahir chaque aspect de nos vies ? Comment avons-nous permis que la haine devienne la norme ? Comment avons-nous accepté que la division soit notre nouvelle identité ? Ces questions sont inconfortables. Elles nous obligent à nous regarder dans le miroir. À assumer notre part de responsabilité. À reconnaître que nous avons tous contribué, d’une manière ou d’une autre, à cette situation.
Je n’ai pas de réponses. Je voudrais en avoir, mais je n’en ai pas. Tout ce que je sais, c’est que ça ne peut pas continuer comme ça. Ça ne peut pas. On ne peut pas vivre éternellement dans cette guerre permanente. On ne peut pas continuer à se haïr pour des différences d’opinion. On ne peut pas transformer chaque événement en champ de bataille. Il faut que ça s’arrête. D’une manière ou d’une autre. Il faut que ça s’arrête.
Conclusion : Le spectacle continuera
Avec ou sans Trump
Le 8 février 2026, le Super Bowl aura lieu au Levi’s Stadium de Santa Clara. Bad Bunny montera sur scène pour le spectacle de mi-temps. Green Day ouvrira la cérémonie. Des millions de personnes regarderont le match. Et Donald Trump ne sera pas là. Il sera quelque part, probablement en train de tweeter, de critiquer, de se plaindre. Mais le spectacle continuera. Parce que le spectacle continue toujours. Avec ou sans lui. Avec ou sans nous. Le monde tourne. La vie continue. Et nous, on reste là, à essayer de comprendre comment on en est arrivés là.
Je vais regarder le Super Bowl. Je vais le regarder parce que j’aime le football. Parce que j’aime Bad Bunny. Parce que j’aime Green Day. Mais surtout, je vais le regarder parce que je refuse de laisser la politique me voler ça. Je refuse de laisser Trump ou qui que ce soit d’autre me dire ce que je peux ou ne peux pas apprécier. Je vais regarder ce match, et je vais essayer de me rappeler ce que c’était avant. Avant que tout devienne une guerre. Avant que tout devienne politique. Je vais essayer de retrouver cette joie simple. Cette innocence perdue. Et peut-être, juste peut-être, je vais y arriver. Ne serait-ce que pour quelques heures. Ne serait-ce que le temps d’un match.
Signé Jacques Provost
Sources
New York Post, « Trump tells The Post he’s skipping the Super Bowl, slams halftime performers Bad Bunny and Green Day: ‘I’m anti-them' », 24 janvier 2026
Distractify, « Donald Trump Has Made His Thoughts on Attending the Super Bowl Pretty Clear », 5 février 2026
The Independent, « What Green Day has said about Trump and MAGA as they’re set to perform at Super Bowl », 26 janvier 2026
Billboard, « Donald Trump Berates Bad Bunny, Green Day Ahead of Super Bowl », janvier 2026
People Magazine, « Bad Bunny Takes Shots at Trump in Music Video for ‘Nuevayol' », juillet 2025
USA Today, « Bad Bunny calls out Donald Trump in ‘NUEVAYoL’ music video », 4 juillet 2025
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