Skip to content

Quand la nuit porte conseil : la science confirme

credit : saviezvousque.net (image IA)

Il vous est sans doute déjà arrivé de vous coucher avec une question épineuse en tête et de vous réveiller avec un début de réponse. Si le sommeil semble être un état passif, le cerveau, lui, continue de remodeler les idées de manière surprenante. Une nouvelle recherche menée par des scientifiques de l’Université Northwestern explique désormais pourquoi le sommeil, et plus particulièrement les rêves, peut soutenir la pensée créative et la résolution de problèmes. L’équipe s’est penchée sur la façon dont les rêves survenant durant le sommeil paradoxal (REM) favorisent l’émergence d’idées neuves. Cette phase se caractérise par des mouvements oculaires rapides, une activité cérébrale intense et des rêves vivaces.

Par le passé, des récits suggéraient déjà des liens entre rêves et créativité, mais les preuves solides restaient limitées, notamment en raison de la difficulté à contrôler le contenu des rêves. Une nouvelle approche permet aujourd’hui de franchir cet obstacle. La résolution de problèmes stagne souvent lorsque l’esprit emprunte inlassablement les mêmes chemins incorrects. Les recherches en sciences cognitives indiquent que s’éloigner d’un effort actif aide les idées erronées à s’estomper. Durant le sommeil paradoxal, les réseaux cérébraux forment des connexions lâches entre des souvenirs distants, permettant à des idées inhabituelles de se rencontrer et de se combiner.

L’activité cérébrale durant cette phase accroît l’accès aux associations faibles, et non plus seulement aux plus évidentes. Les études montrent ainsi que les personnes sortant du sommeil paradoxal forment des liens plus originaux entre les idées, comparativement à celles qui se réveillent d’un sommeil non paradoxal ou qui restent éveillées. De plus, les souvenirs émotionnels deviennent plus faciles à connecter avec d’autres connaissances durant cette phase, créant des conditions idéales pour l’intuition créative.

Des sons pour orienter les songes

credit : saviezvousque.net (image IA)

Pour mener cette étude, l’équipe de Northwestern a utilisé une méthode appelée réactivation mnésique ciblée (TMR). Cette technique consiste à associer un son à une expérience d’apprentissage. Plus tard, la rediffusion de ce son durant le sommeil réactive les souvenirs liés. Si des travaux antérieurs avaient montré que la TMR améliorait l’apprentissage et la découverte de règles, la preuve liant les rêves induits par la TMR à la créativité restait à établir. Les chercheurs ont recruté 20 adultes habitués aux rêves lucides, un état où le dormeur a conscience de rêver sans se réveiller.

Avant de se coucher, chaque participant a tenté de résoudre une série d’énigmes difficiles, chacune associée à une bande sonore unique. La plupart de ces énigmes sont restées non résolues. Durant la nuit, passée en laboratoire, les signaux cérébraux ont été surveillés pour identifier le sommeil paradoxal. Lors de ces périodes, les sons liés à la moitié des énigmes non résolues ont été diffusés doucement. Cette diffusion sonore n’avait lieu qu’après confirmation d’un sommeil stable, afin d’éviter tout réveil.

Les résultats ont révélé une forte influence sur les rêves. Environ 75 % des participants ont rapporté des rêves contenant des éléments des énigmes non résolues. Ces rêves transformaient souvent les problèmes en scènes symboliques : des promenades en forêt reflétaient des énigmes sur les arbres, tandis que des aventures dans la jungle correspondaient à des puzzles basés sur la jungle. Ces scènes montraient une incorporation indirecte plutôt qu’une répétition littérale. Le contenu des énigmes apparaissait plus souvent dans les rêves lorsque les indices sonores étaient diffusés, et ces problèmes avaient plus de chances d’être résolus au réveil.

Du rêve à la solution concrète

Le taux de réussite est passé d’environ 17 % à plus de 40 % pour les énigmes apparues en rêve. Les indices sonores seuls ne garantissaient pas le succès ; c’est l’incorporation dans le rêve qui importait davantage. Karen R. Konkoly, auteure principale de l’étude, rapporte des cas précis : « Même sans lucidité, un rêveur a demandé de l’aide à un personnage de son rêve pour résoudre l’énigme que nous diffusions. Un autre, stimulé par l’énigme des

Une ingénierie du sommeil pour l’avenir ?

Ken A. Paller, auteur principal de l’étude, souligne l’importance de ces découvertes : « De nombreux problèmes dans le monde actuel nécessitent des solutions créatives. En apprenant davantage sur la façon dont nos cerveaux peuvent penser de manière nouvelle et générer des idées créatives, nous pourrions nous rapprocher de la résolution des problèmes que nous souhaitons résoudre, et l’ingénierie du sommeil pourrait y aider. » Les recherches futures viseront à explorer l’influence des rêves sur l’équilibre émotionnel, l’apprentissage et la résolution de problèmes personnels. Comprendre la fonction des rêves pourrait faire passer le sommeil d’une habitude passive à un outil actif de santé mentale.

Certains problèmes peuvent gagner à ce que l’on prenne du recul plutôt que de s’acharner. Durant le sommeil, le cerveau pourrait continuer à œuvrer vers des solutions de manière subtile. L’étude complète est publiée dans la revue Neuroscience of Consciousness.

Selon la source : earth.com

Créé par des humains, assisté par IA.

Rêver d’un problème peut aider le cerveau à le résoudre

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Newest
Oldest Most Voted
Inline Feedbacks
View all comments
Plus de contenu