JD Vance, le vice-président montant
JD Vance n’est pas n’importe qui. Ancien sénateur républicain de l’Ohio, l’homme a gravi les échelons à une vitesse fulgurante. Aujourd’hui vice-président, il incarne cette nouvelle génération de conservateurs qui ont compris comment surfer sur la vague trumpiste sans se noyer dedans. Les sondages le placent en tête. Un sondage POLITICO réalisé entre le 18 et le 21 octobre dernier révèle que 35% des électeurs ayant voté pour Trump en 2024 aimeraient le voir candidat en 2028. C’est colossal. C’est aussi révélateur d’une réalité que personne ne peut ignorer: Vance a capté l’essence du mouvement MAGA et l’a fait sienne.
Marco Rubio, l’éternel second
Marco Rubio, lui, c’est une autre histoire. Ancien sénateur de Floride, candidat malheureux à la primaire républicaine de 2016 face à Trump, il a depuis fait allégeance. Aujourd’hui secrétaire d’État, il joue la carte de la diplomatie, du sérieux, de l’expérience. Mais les chiffres sont cruels: seulement 2% des électeurs Trump le mentionnent comme leur choix pour 2028. Deux pour cent. C’est presque insultant pour un homme de son calibre. Pourtant, Rubio ne baisse pas les bras. Selon des sources proches de l’administration citées par Politico en novembre 2025, il confie en privé que Vance est le favori et qu’il le soutiendrait s’il se présentait.
Il y a quelque chose de profondément humain dans la posture de Rubio. Cet homme qui a tout donné, qui s’est battu, qui a perdu face à Trump en 2016, et qui maintenant s’efface devant un autre. C’est noble, peut-être. Ou résigné. Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que dans cette Amérique trumpiste, il n’y a plus de place pour les seconds rôles qui rêvent de devenir premiers. Il faut être oint par le maître. Et Rubio le sait.
Les déclarations de Trump : entre flou artistique et stratégie
Un refus calculé de choisir
Trump a été clair dans son flou. « Nous avons trois ans devant nous. Je ne veux pas, vous savez, j’ai deux personnes qui font un excellent travail. Je ne veux pas avoir une dispute avec, ou je ne veux pas utiliser le mot ‘combat’ — ce ne serait pas un combat. Mais regardez, JD est fantastique, et Marco est fantastique« , a-t-il déclaré à NBC News. Fantastique. Le mot revient deux fois. Comme si répéter suffisait à convaincre. Mais Trump ne s’arrête pas là. Il ajoute une nuance, presque imperceptible: « Je dirais que l’un est légèrement plus diplomatique que l’autre. » Une pique à peine voilée vers Rubio, le diplomate de métier.
L’idée d’un ticket Vance-Rubio
Et puis vient la proposition qui fait mouche. Trump suggère que les deux hommes pourraient faire équipe. « Je pense qu’il y a une différence de style. Vous savez, vous pouvez voir le style vous-même. Mais ils sont tous les deux très capables. Je pense ceci: la combinaison de JD et Marco serait très difficile à battre, je pense. Mais on ne sait jamais en politique, n’est-ce pas? » Un ticket Vance-Rubio. L’idée n’est pas nouvelle. Trump l’a déjà évoquée il y a six mois, selon les déclarations de Vance lui-même sur le podcast « Pod Force One » du New York Post. Mais cette fois, elle prend une dimension différente. Plus concrète. Plus réelle.
Trump est un génie de la manipulation politique, il faut lui reconnaître ça. En refusant de choisir, il maintient la tension. Il garde le contrôle. Il s’assure que Vance et Rubio restent loyaux, qu’ils ne s’entre-déchirent pas, qu’ils continuent à servir son agenda. C’est machiavélique. C’est brillant. C’est aussi profondément cynique. Parce qu’au fond, Trump se fiche de 2028. Ce qui l’intéresse, c’est 2026. Et surtout, c’est lui.
La relation Vance-Rubio : amitié ou rivalité masquée
Des collègues devenus proches
Vance et Rubio se connaissent bien. Très bien même. Ils étaient collègues au Sénat, où ils déjeunaient ensemble, discutaient de films et de défense nationale. Ils ont même travaillé sur des projets de loi communs, comme le William S. Knudsen Defense Remobilization Act, qui appelait à une stratégie nationale pour revitaliser la production de défense. Aujourd’hui, selon Vance, ils continuent de déjeuner ensemble toutes les deux semaines pour « rattraper ce qui se passe et parler des choses ». Vance va même jusqu’à décrire Rubio comme son « meilleur ami dans l’administration« .
Une compétition sous-jacente
Mais peut-on vraiment parler d’amitié quand les deux hommes sont en compétition pour le même poste? Les initiés républicains spéculent. Les sondages parlent. Et les déclarations publiques, aussi amicales soient-elles, ne peuvent masquer une réalité: un seul d’entre eux sera en tête de liste en 2028. Vance a d’ailleurs reconnu avoir « plaisanté » avec Rubio sur l’idée d’un ticket commun, mais il a ajouté que c’était « trop prématuré » pour en parler sérieusement. « Il n’y aura pas de tension » sur qui sera en tête de liste, a-t-il affirmé. Vraiment?
J’ai du mal à croire à cette amitié parfaite qu’on nous vend. Pas parce que Vance et Rubio sont des menteurs, non. Mais parce que l’ambition politique ne laisse pas de place à la naïveté. Ces deux hommes savent ce qui se joue. Ils savent que l’un d’eux devra s’effacer. Et dans ce monde impitoyable de la politique américaine, l’amitié est souvent le premier sacrifice sur l’autel du pouvoir.
Les enjeux de 2028 : une course ouverte et incertaine
Un paysage politique en mutation
L’élection de 2028 sera historique. Pour la première fois depuis des années, la course sera ouverte des deux côtés, républicain et démocrate. Trump ne pourra pas se représenter, sauf à violer la Constitution — une idée qu’il a d’ailleurs effleurée lors de son interview avec NBC News. Interrogé sur un éventuel scénario où il serait encore président en janvier 2029, Trump a répondu: « Je ne sais pas. Ce serait intéressant. » Une boutade? Une provocation? Avec Trump, on ne sait jamais. Mais une chose est sûre: 2028 verra des champs bondés de candidats, tant chez les républicains que chez les démocrates.
Les leçons des élections de mi-mandat
Les résultats des élections de mi-mandat de novembre dernier ont sonné comme un avertissement pour le Parti républicain. Sans Trump sur le bulletin de vote, les républicains ont sous-performé. L’enthousiasme n’était pas au rendez-vous. Les électeurs sont restés chez eux. Cette réalité inquiète les stratèges du parti, qui se demandent si le mouvement MAGA peut survivre sans son créateur. James Blair, directeur politique de la campagne présidentielle de Trump en 2024 et aujourd’hui chef de cabinet adjoint, a d’ailleurs conseillé aux candidats potentiels de 2028 de se concentrer d’abord sur les élections de mi-mandat de 2026. « Si vous êtes un républicain qui veut se présenter en 2028 en ce moment, vous devez vous concentrer sur le maintien des républicains au pouvoir pour 2026 », a-t-il déclaré.
Les républicains sont face à un dilemme existentiel. Ils ont construit leur succès sur un homme, Trump, et maintenant ils doivent apprendre à exister sans lui. C’est comme essayer de marcher après avoir passé des années en fauteuil roulant. Les muscles sont atrophiés. La confiance est fragile. Et le risque de chute est énorme. Vance et Rubio le savent. Ils savent qu’ils ne sont pas Trump. Personne ne l’est. Et c’est peut-être leur plus grand défi.
Les autres prétendants : une course déjà encombrée
Les membres du cabinet dans l’ombre
Vance et Rubio ne sont pas les seuls à avoir des ambitions présidentielles. D’autres membres du cabinet de Trump ont déjà cherché la présidence par le passé. Doug Burgum, secrétaire de l’Intérieur, a tenté sa chance. Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, également. Même Robert F. Kennedy Jr., secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, a dû se retirer de la course 2028 cet été après que l’activiste d’extrême droite Laura Loomer a exprimé des inquiétudes sur le fait qu’un de ses assistants tentait de « poser les bases d’une candidature présidentielle de RFK en 2028 ».
L’ombre de Trump plane toujours
Mais au-delà de ces candidats potentiels, c’est l’ombre de Trump qui continue de planer sur la course. Dans le sondage POLITICO mentionné plus tôt, 28% des répondants ont déclaré vouloir Trump comme candidat en 2028. Vingt-huit pour cent. C’est presque autant que Vance. Et c’est révélateur d’une base électorale qui n’est pas prête à tourner la page. Trump le sait. Il en joue. Et il continuera d’en jouer jusqu’au dernier moment.
Cette obsession pour Trump me fascine autant qu’elle m’inquiète. Comment un pays entier peut-il être à ce point captivé par un seul homme? Comment une démocratie peut-elle fonctionner quand une partie significative de l’électorat refuse de regarder vers l’avenir? Je n’ai pas de réponse. Mais je sais que cette dépendance à Trump est malsaine. Pour le parti républicain. Pour l’Amérique. Pour la démocratie elle-même.
La stratégie de Trump : maintenir le contrôle jusqu'au bout
Un maître manipulateur
Trump n’a jamais été du genre à lâcher le pouvoir facilement. Même maintenant, alors qu’il entame sa dernière année de mandat, il continue de tirer les ficelles. En refusant de désigner clairement un successeur, il maintient Vance et Rubio dans une position de dépendance. Ils doivent rester loyaux. Ils doivent continuer à servir son agenda. Ils ne peuvent pas se permettre de le contrarier, sous peine de perdre son soutien. C’est une stratégie brillante, aussi cynique soit-elle.
Le spectre d’un troisième mandat
Et puis il y a cette idée folle, inconstitutionnelle, mais qui refuse de mourir: un troisième mandat pour Trump. Il en a parlé à plusieurs reprises, avant de faire marche arrière. Mais lors de son interview avec NBC News, il a de nouveau laissé planer le doute. « Je ne sais pas. Ce serait intéressant », a-t-il dit quand on lui a demandé s’il voyait un scénario où il serait encore président en janvier 2029. Une boutade? Peut-être. Mais avec Trump, on ne sait jamais. Et c’est précisément ce qui rend la situation si dangereuse.
Trump ne partira jamais vraiment. Même quand il quittera la Maison Blanche, il continuera de hanter la politique américaine comme un fantôme qui refuse de traverser. C’est sa nature. C’est son ego. Et c’est aussi ce qui fait de lui une figure si polarisante. On l’aime ou on le déteste, mais on ne peut pas l’ignorer. Et ça, Trump l’a compris depuis longtemps.
Les implications pour le Parti républicain
Un parti en quête d’identité
Le Parti républicain traverse une crise identitaire profonde. Pendant des années, il s’est défini par opposition aux démocrates. Puis Trump est arrivé et a tout bouleversé. Il a transformé le parti à son image, créant un mouvement populiste, nationaliste, anti-establishment. Mais maintenant que Trump approche de la fin de son mandat, le parti doit se demander: qui sommes-nous sans lui? Sommes-nous encore le parti de Reagan? Ou sommes-nous devenus le parti de Trump? Et si c’est le cas, que se passe-t-il quand Trump n’est plus là?
Le défi de la succession
La succession de Trump sera le test ultime pour le Parti républicain. Vance et Rubio représentent deux visions différentes de ce que le parti pourrait devenir. Vance incarne la continuité du trumpisme, avec son style direct, son populisme assumé, sa volonté de bousculer l’establishment. Rubio, lui, représente un retour à une forme de conservatisme plus traditionnel, plus diplomatique, plus institutionnel. Le choix entre ces deux hommes ne sera pas seulement un choix de candidat. Ce sera un choix d’identité pour tout le parti.
Je regarde le Parti républicain et je vois un navire sans capitaine. Trump est encore là, certes, mais il a déjà un pied dehors. Et personne ne sait vraiment qui prendra la barre après lui. Vance? Rubio? Quelqu’un d’autre? L’incertitude est palpable. Et dans cette incertitude, il y a un danger. Parce qu’un parti sans direction claire est un parti vulnérable. Vulnérable aux divisions internes. Vulnérable aux opportunistes. Vulnérable à l’échec.
Le rôle des médias et de l'opinion publique
Une couverture médiatique intense
Les médias américains sont déjà en mode campagne pour 2028. Chaque déclaration de Trump est analysée, disséquée, commentée. Chaque mouvement de Vance et Rubio est scruté à la loupe. Les sondages se multiplient. Les spéculations vont bon train. Et tout cela, trois ans avant l’élection. C’est à la fois fascinant et épuisant. Fascinant parce que ça montre à quel point la politique américaine est devenue un spectacle permanent. Épuisant parce qu’on a l’impression que la campagne ne s’arrête jamais.
L’opinion publique divisée
L’opinion publique américaine est profondément divisée sur la question de la succession de Trump. Les électeurs trumpistes veulent un candidat qui perpétue l’héritage de leur héros. Les républicains traditionnels espèrent un retour à une forme de normalité. Et les démocrates observent tout ça avec un mélange de fascination et d’horreur, se demandant qui sera leur adversaire en 2028. Cette division n’est pas nouvelle, mais elle s’accentue à mesure que l’échéance approche.
L’Amérique est fatiguée. Fatiguée de la polarisation. Fatiguée des combats politiques incessants. Fatiguée de Trump, même si une partie du pays refuse de l’admettre. Mais cette fatigue ne se traduit pas par un désir de changement radical. Non. Elle se traduit par une forme de résignation. Les gens savent que 2028 sera encore une bataille épique, encore une élection qui divisera le pays, encore quatre ans de chaos potentiel. Et ils sont déjà épuisés rien qu’à y penser.
Conclusion : L'avenir incertain de la politique américaine
Un tournant historique
L’élection de 2028 marquera un tournant dans l’histoire politique américaine. Pour la première fois depuis 2016, les États-Unis devront choisir un président sans que Trump soit directement sur le bulletin de vote. Ce sera un test pour le mouvement MAGA. Un test pour le Parti républicain. Un test pour la démocratie américaine elle-même. Vance et Rubio sont les deux favoris pour porter le flambeau trumpiste, mais rien n’est garanti. La politique est imprévisible. Les électeurs sont volatils. Et Trump, même hors course, continuera d’influencer le débat.
Les questions qui restent en suspens
Tant de questions restent sans réponse. Vance et Rubio feront-ils vraiment équipe? Trump finira-t-il par choisir l’un d’entre eux? Un outsider émergera-t-il pour bouleverser la course? Et surtout, le Parti républicain survivra-t-il à l’ère Trump? Ces questions hanteront Washington pendant les trois prochaines années. Et les réponses, quelles qu’elles soient, façonneront l’avenir de l’Amérique pour les décennies à venir.
Je ne sais pas ce qui m’attend en 2028. Personne ne le sait. Mais ce que je sais, c’est que cette élection sera déterminante. Pas seulement pour l’Amérique, mais pour le monde entier. Parce que l’Amérique, qu’on le veuille ou non, reste la première puissance mondiale. Et ce qu’elle décide a des répercussions partout. Alors oui, je suis inquiet. Inquiet pour l’avenir. Inquiet pour la démocratie. Inquiet pour nous tous. Mais je suis aussi curieux. Curieux de voir comment cette histoire va se terminer. Ou plutôt, comment elle va continuer. Parce qu’avec Trump, l’histoire ne se termine jamais vraiment.
Signé Jacques Provost
Sources
The Independent, « Trump says he’s ‘inclined’ to name a 2028 successor when asked to choose between JD Vance and Marco Rubio », Steve Holland, 5 février 2026, https://www.the-independent.com/news/world/americas/us-politics/trump-jd-vance-rubio-us-election-2028-b2914398.html
Reuters, « Trump declines to take sides between Vance, Rubio in 2028 successor debate », Steve Holland, 5 février 2026, https://www.reuters.com/world/us/trump-declines-take-sides-between-vance-rubio-2028-successor-debate-2026-02-05/
Politico, « Vance is the frontrunner for 2028, Rubio privately confides », Diana Nerozzi et Adam Wren, 7 novembre 2025, https://www.politico.com/news/2025/11/07/rubio-vance-2028-republican-nominee-00640908
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