La réouverture d’une zone marine protégée comme bouée de sauvetage
La proclamation signée par Trump le 6 février 2026 rouvre le Northeast Canyons and Seamounts Marine National Monument à la pêche commerciale. Cette réserve marine de près de 12 700 kilomètres carrés, située à l’est de Cape Cod, avait été créée par Barack Obama en 2016 pour protéger les coraux et les écosystèmes sous-marins vulnérables. Trump l’avait déjà supprimée en 2020, avant que Joe Biden ne la rétablisse. Aujourd’hui, Trump revient à la charge avec la même rhétorique : les restrictions environnementales sont « burdensome and unnecessary », pesantes et inutiles. Il affirme que cette mesure va « revitaliser l’industrie de la pêche » et « renforcer l’économie en plein essor ». Mais derrière ces grands mots se cache une réalité bien plus prosaïque. Trump cherche désespérément à s’acheter des voix dans une région qui ne l’a jamais vraiment soutenu. Il tente de transformer une décision environnementale controversée en capital politique. Et pour cela, il n’hésite pas à faire appel directement aux pêcheurs, leur demandant de se souvenir de lui « contre une forte opposition démocrate » et de « VOTER RÉPUBLICAIN AUX MIDTERMS ».
Cette instrumentalisation de la pêche commerciale me laisse un goût amer. Trump ne se soucie pas vraiment des pêcheurs du Maine ou de la Nouvelle-Angleterre. Ce qui l’intéresse, c’est leur bulletin de vote. Et il le sait pertinemment. C’est pour ça qu’il insiste lourdement, qu’il répète en boucle son message. Parce qu’au fond, il doute. Il doute que ces électeurs, qui ont voté démocrate pendant des décennies, vont soudainement basculer dans son camp à cause d’une proclamation sur la pêche. Et cette incertitude transparaît dans chaque mot de son message.
Section 3 : L'effondrement spectaculaire de la popularité de Trump
Des chiffres qui ne mentent pas
À dix mois des élections de mi-mandat, les sondages dressent un portrait sans appel : la popularité de Trump s’est effondrée dans la plupart des États américains. Selon l’agrégateur de The Economist, le taux d’approbation net de Trump dans les sept États pivots qui lui avaient garanti la victoire en 2024 est en moyenne de -16,6 %. Au Texas, un bastion républicain depuis 1980, 56 % des électeurs désapprouvent son agenda, contre seulement 39 % qui l’approuvent, soit un taux net de -17,2 %. Les douze États où Trump conserve un taux d’approbation positif ne représentent que 68 grands électeurs sur 538 et environ 10 % de la population totale. Plus révélateur encore : il n’y a qu’un seul endroit où le taux d’approbation de Trump est supérieur à ses résultats de 2024, et c’est le district de Columbia, où se trouve la capitale fédérale. Cette anomalie s’explique par l’afflux de républicains venus travailler dans l’administration Trump. Partout ailleurs, c’est la débandade. Les électeurs non-blancs et les jeunes de 18 à 29 ans, qui avaient contribué à sa victoire, lui tournent le dos. Les sondages du New York Times montrent que Trump a perdu le soutien de ces groupes démographiques clés. Et ce n’est pas tout : les candidats démocrates à la Chambre des représentants disposent actuellement d’un soutien supérieur de cinq points aux candidats républicains à l’échelle nationale.
Ces chiffres me glacent le sang. Non pas parce que je soutiens ou non Trump, mais parce qu’ils révèlent quelque chose de profond sur l’état de la démocratie américaine. Un président élu il y a à peine plus d’un an se retrouve déjà rejeté par une majorité d’Américains. Son agenda, ses méthodes, sa rhétorique… tout est contesté. Et lui, que fait-il ? Il continue à foncer tête baissée, multipliant les décrets, les proclamations, les déclarations fracassantes. Comme s’il espérait que le volume de ses actions compenserait leur impopularité. Mais ça ne marche pas. Les électeurs ne sont pas dupes.
Section 4 : Le Maine, un État hors de portée pour Trump
Une forteresse démocrate que Trump rêve de conquérir
Le Maine représente pour Trump une obsession particulière. Cet État de la Nouvelle-Angleterre a voté démocrate lors des neuf dernières élections présidentielles. En 2024, Kamala Harris y a devancé Trump de sept points. Pourtant, Trump persiste à croire qu’il peut retourner cet État en sa faveur. D’où son insistance sur la question de la pêche au homard et de la pêche commerciale en général. Il lie systématiquement son soutien aux droits de pêche dans le monument marin aux pêcheurs du Maine, bien que la zone protégée soit située au sud-est de Cape Cod, loin des eaux où opèrent la plupart des pêcheurs de homard du Maine. Cette confusion géographique n’est pas anodine. Elle révèle soit une méconnaissance du dossier, soit une volonté délibérée de manipuler les électeurs en leur faisant croire que cette proclamation les concerne directement. Les groupes de pêcheurs commerciaux, eux, ont salué la décision. John Williams, président de l’Atlantic Red Crab Company à New Bedford dans le Massachusetts, a déclaré : « Nous méritons d’être récompensés, pas pénalisés. Nous démontrons que nous pouvons pêcher de manière durable. » Mais ces voix de soutien ne suffisent pas à masquer la réalité : le Maine reste un État démocrate, et rien n’indique que cette proclamation changera la donne.
Il y a quelque chose de tragique dans cette obstination. Trump s’accroche à l’idée qu’il peut gagner le Maine, qu’il peut retourner ces électeurs qui ne l’ont jamais vraiment soutenu. Et pour ça, il est prêt à tout. Y compris à sacrifier des zones marines protégées, à ignorer les avertissements des écologistes, à mettre en péril des écosystèmes fragiles. Tout ça pour quoi ? Pour quelques voix hypothétiques ? Pour pouvoir se vanter d’avoir conquis un État démocrate ? C’est dérisoire. Et dangereux.
Section 5 : Les midterms de novembre, un test de vérité
Quand l’histoire se répète
Les élections de mi-mandat de novembre 2026 s’annoncent comme un moment crucial pour l’administration Trump. Historiquement, le parti ayant remporté l’élection présidentielle a systématiquement perdu les cinq dernières élections de mi-mandat. Cette tendance lourde suggère que les démocrates pourraient reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès, ce qui réduirait considérablement les marges d’action de Trump. La Chambre des représentants sera entièrement renouvelée, et les sondages actuels donnent un avantage de cinq points aux candidats démocrates. Au Sénat, plusieurs sièges républicains sont menacés, notamment dans des États où la popularité de Trump s’est effondrée. Le Texas, traditionnellement républicain, pourrait basculer. Le Maine, où Trump mise tant, reste hors de portée. Et dans les États pivots qui avaient fait sa victoire en 2024, les électeurs expriment massivement leur désapprobation. Trump le sait. Son équipe le sait. C’est pour ça que la Maison-Blanche a entrepris plusieurs efforts visant à préparer le terrain pour une éventuelle contestation des résultats. Des activistes qui avaient soutenu la tentative de renversement du résultat des élections de 2020 ont été nommés à des postes clés supervisant les élections à l’échelon fédéral. La procureure générale Pam Bondi a engagé des poursuites contre 24 États qui ont refusé de partager leurs données électorales. Le département de la Justice tente de constituer la plus grande base de données électorales fédérale de l’histoire du pays.
Et voilà. On y revient toujours. À cette obsession de Trump pour les élections, pour les résultats, pour le contrôle. Il ne peut pas accepter la défaite. Il ne peut pas concevoir que les électeurs le rejettent. Alors il prépare déjà le terrain pour contester les résultats de novembre. Il met en place les pièces sur l’échiquier. Il nomme ses fidèles aux postes stratégiques. Il poursuit les États qui refusent de coopérer. Tout ça pour quoi ? Pour pouvoir crier à la fraude si les républicains perdent ? Pour pouvoir dire que les élections étaient truquées ? C’est un scénario qu’on connaît déjà. Et ça me terrifie.
Section 6 : Les écologistes montent au créneau
Une bataille juridique qui s’annonce
La décision de Trump de rouvrir le Northeast Canyons and Seamounts Marine National Monument à la pêche commerciale a provoqué une levée de boucliers chez les groupes environnementaux. Gib Brogan, directeur de la campagne sur la pêche au sein du groupe Oceana, a déclaré : « Le Northeast Canyons and Seamounts Marine National Monument a été créé pour offrir une protection solide à la grande diversité de la vie marine qui vit dans ces habitats uniques. » Plusieurs organisations ont promis de contester la décision devant les tribunaux. Ce ne serait pas la première fois. L’année dernière, les écologistes avaient déjà contesté une décision de Trump qui supprimait d’importantes mesures de protection du monument national marin Pacific Islands Heritage au large d’Hawaii. En août, un juge avait interdit la pêche commerciale dans cette zone. Les précédents juridiques suggèrent que la bataille sera longue et incertaine. Mais pour Trump, peu importe. Ce qui compte, c’est le message politique qu’il envoie : je suis du côté des pêcheurs, pas des écologistes. Je privilégie l’économie sur l’environnement. Je défends les travailleurs contre les élites environnementales. C’est un discours rodé, éprouvé, qui a fait ses preuves auprès de sa base électorale. Mais suffira-t-il à inverser la tendance dans les sondages ? Rien n’est moins sûr.
Cette opposition entre économie et environnement me fatigue. Comme si les deux étaient incompatibles. Comme si protéger les océans signifiait nécessairement sacrifier les emplois. C’est un faux débat, une fausse dichotomie que Trump exploite à fond. Et ça marche. Ça marche parce que c’est simple, parce que c’est binaire, parce que ça permet de désigner des coupables. Les écologistes deviennent les ennemis des travailleurs. Les démocrates deviennent les ennemis de l’économie. Et Trump se pose en sauveur. Mais à quel prix ?
Section 7 : La stratégie de la contestation préventive
Quand Trump prépare déjà son récit de la défaite
Le 28 janvier 2026, le FBI a perquisitionné un centre électoral du comté de Fulton, en Géorgie, à la recherche de documents liés aux élections de 2020. La présence de Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, a particulièrement surpris les démocrates. Le sénateur Mark Warner lui a demandé de préciser en vertu de quelle autorité elle avait assisté à l’opération. Le lendemain, Trump a partagé sur Truth Social une publication affirmant que des responsables italiens avaient « utilisé des satellites militaires pour aider à pirater les machines à voter américaines, transférant des votes de Trump à Biden à l’aide d’outils développés par la CIA ». Ces théories du complot, aussi farfelues soient-elles, font partie d’une stratégie délibérée. Trump prépare déjà le terrain pour contester les résultats des midterms si les républicains perdent. Il installe le récit de la fraude électorale. Il sème le doute dans l’esprit de ses partisans. Il crée les conditions d’une contestation massive des résultats. Et il le fait avec l’appareil d’État à sa disposition. Le FBI, le département de la Justice, le renseignement national… tous sont mobilisés pour servir cette stratégie. C’est une dérive autoritaire qui ne dit pas son nom. Une tentative de nationaliser les élections, de les placer sous contrôle fédéral, alors que la Constitution américaine confie cette responsabilité aux États.
Je ne sais pas ce qui me choque le plus. Les théories du complot délirantes ? L’utilisation des agences fédérales à des fins politiques ? Ou le fait que tout ça se passe au grand jour, sans que personne ne semble pouvoir l’arrêter ? Trump ne se cache même plus. Il annonce ses intentions. Il prépare sa contestation. Il met en place son récit. Et pendant ce temps, les institutions démocratiques américaines vacillent. Les garde-fous s’effritent. Les contre-pouvoirs s’affaiblissent. C’est vertigineux.
Section 8 : Le paradoxe d'un président impopulaire mais puissant
Quand les sondages ne suffisent plus
Trump se retrouve dans une situation paradoxale. D’un côté, sa popularité s’effondre. Les sondages montrent que les électeurs désapprouvent son agenda sur l’immigration, l’économie, le commerce et l’inflation. Les groupes démographiques qui l’avaient soutenu en 2024 lui tournent le dos. Les États pivots le rejettent. De l’autre côté, il conserve un pouvoir considérable. Il contrôle l’appareil exécutif. Il nomme des juges, des procureurs, des directeurs d’agences. Il signe des décrets, des proclamations, des ordres exécutifs. Il mobilise le FBI, le département de la Justice, le renseignement national. Il façonne le récit médiatique à travers Truth Social et ses relais dans les médias conservateurs. Cette dissonance entre impopularité et pouvoir crée une situation instable et dangereuse. Un président rejeté par une majorité d’Américains mais qui dispose de tous les leviers de l’État pour imposer sa volonté. Un président qui sait qu’il va probablement perdre les midterms mais qui prépare déjà sa contestation. Un président qui mendie la reconnaissance des électeurs tout en mettant en place les conditions d’une remise en cause des résultats électoraux. C’est cette contradiction qui rend la situation si explosive.
On est face à quelque chose de nouveau. Un président qui gouverne contre la volonté de la majorité. Qui utilise son pouvoir non pas pour rassembler, mais pour diviser. Non pas pour servir, mais pour se maintenir. Et le plus troublant, c’est que ça fonctionne. Malgré son impopularité, malgré les sondages catastrophiques, malgré le rejet massif de son agenda, Trump continue. Il avance. Il impose. Il ne recule jamais. Et cette détermination, aussi inquiétante soit-elle, force une certaine forme de respect. Ou plutôt, de stupéfaction.
Section 9 : La pêche comme métaphore politique
Quand Trump pêche en eaux troubles
Il y a quelque chose de profondément symbolique dans le fait que Trump ait choisi la pêche commerciale comme cheval de bataille pour reconquérir le Maine et la Nouvelle-Angleterre. La pêche, c’est une activité ancestrale, traditionnelle, qui évoque le travail manuel, l’effort physique, la lutte contre les éléments. C’est aussi une industrie en déclin, menacée par la surpêche, le réchauffement climatique, les réglementations environnementales. En se positionnant comme le défenseur des pêcheurs contre les « restrictions burdensome and unnecessary », Trump joue sur plusieurs tableaux. Il se présente comme le champion des travailleurs oubliés, de ceux que les élites urbaines et environnementales méprisent. Il oppose le bon sens populaire aux lubies écologistes. Il promet un retour à un âge d’or mythique où les pêcheurs pouvaient travailler librement sans être entravés par des bureaucrates de Washington. Mais cette rhétorique se heurte à une réalité têtue : les pêcheurs du Maine ne sont pas dupes. Ils savent que la zone marine protégée que Trump rouvre se trouve loin de leurs eaux de pêche habituelles. Ils savent que les véritables menaces pour leur industrie sont le réchauffement climatique, la surpêche industrielle, la pollution des océans. Et ils savent surtout que Trump ne se soucie pas vraiment d’eux. Ce qu’il veut, c’est leur vote. Rien de plus.
Cette instrumentalisation des pêcheurs me met mal à l’aise. Trump les utilise comme des pions dans son jeu politique. Il leur fait des promesses qu’il ne tiendra pas. Il leur vend un récit qui ne correspond pas à la réalité. Et le pire, c’est qu’il le fait en toute connaissance de cause. Il sait que le Maine ne basculera pas. Il sait que sa proclamation ne changera rien. Mais il continue. Parce qu’il doit donner l’impression d’agir. Parce qu’il doit alimenter son récit de président qui se bat pour les travailleurs. Même si c’est du vent. Même si c’est du théâtre. Même si c’est du mensonge.
Conclusion : Le crépuscule d'une présidence
Quand la supplique remplace la victoire
« Please remember I did this for you. » Ces mots de Trump résonnent comme un aveu d’échec. Un président qui doit supplier ses électeurs de se souvenir de lui, de lui reconnaître le mérite, de voter pour son parti… c’est un président en position de faiblesse. Un président qui sent le pouvoir lui échapper. Un président qui sait que les midterms de novembre pourraient marquer le début de la fin de son agenda politique. La proclamation sur la pêche commerciale, présentée comme une « GRANDE VICTOIRE », n’est en réalité qu’un coup de communication désespéré. Une tentative pathétique de s’acheter des voix dans une région qui ne l’a jamais vraiment soutenu. Une manœuvre politique transparente qui ne trompe personne. Et pendant ce temps, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La popularité de Trump s’effondre. Les démocrates remontent dans les sondages. Les électeurs qui l’avaient soutenu en 2024 lui tournent le dos. Les États pivots le rejettent. Le Texas vacille. Le Maine reste hors de portée. Face à cette débâcle annoncée, Trump prépare déjà sa contestation. Il met en place les pièces sur l’échiquier. Il nomme ses fidèles aux postes stratégiques. Il poursuit les États récalcitrants. Il installe le récit de la fraude électorale. Parce qu’au fond, il ne peut pas accepter la défaite. Il ne peut pas concevoir que les Américains le rejettent. Alors il préfère détruire la confiance dans le système électoral plutôt que de reconnaître son échec.
Je regarde tout ça et je me demande : où va-t-on ? Jusqu’où Trump est-il prêt à aller pour se maintenir au pouvoir ? Jusqu’où les institutions américaines peuvent-elles résister ? Jusqu’où les électeurs vont-ils tolérer cette dérive autoritaire ? Ces questions me hantent. Parce que les réponses ne sont pas évidentes. Parce que rien n’est joué. Parce que novembre 2026 pourrait être un tournant historique. Ou un point de non-retour. Et cette incertitude, cette tension, cette attente… c’est insoutenable. On est au bord du précipice. Et Trump, au lieu de reculer, continue d’avancer. Les yeux fermés. Ou grand ouverts. Je ne sais plus.
Signé Jacques Provost
Sources
Raw Story, « ‘Please remember!’ Trump begs blue state for credit after claiming ‘BIG WIN’ », Erik De La Garza, 6 février 2026, https://www.rawstory.com/trump-2675107672/
La Presse, « Trump rouvre la pêche commerciale dans une zone protégée en Nouvelle-Angleterre », Patrick Whittle, Associated Press, 6 février 2026, https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2026-02-06/nouvelle-angleterre/trump-rouvre-la-peche-commerciale-dans-une-zone-protegee.php
Le Grand Continent, « Le soutien populaire en faveur de Trump s’effondre aux États-Unis », 30 janvier 2026, https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/30/le-taux-dapprobation-de-trump-seffondre-aux-etats-unis/
The Economist, « Trump’s approval rating tracker », données consultées le 6 février 2026, https://www.economist.com/interactive/trump-approval-tracker
270towin.com, « Maine Presidential Election Voting History », données consultées le 6 février 2026, https://www.270towin.com/states/maine
White House, « Fact Sheet: President Donald J. Trump Unleashes Commercial Fishing in the Atlantic », 6 février 2026, https://www.whitehouse.gov/fact-sheets/2026/02/fact-sheet-president-donald-j-trump-unleashes-commercial-fishing-in-the-atlantic/
Truth Social, Publication de Donald Trump, 6 février 2026, https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/116026924108392447
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