Reuters et ses sources anonymes
Tout commence avec un article de Reuters publié début février. Trois sources « proches du dossier » affirment que SpaceX planche sur plusieurs projets ambitieux : un téléphone Starlink, un service Internet direct vers les appareils, et même un système de suivi spatial. L’objectif ? Diversifier les revenus avant une éventuelle introduction en bourse. Le timing semble parfait. Starlink compte déjà plus de neuf millions d’utilisateurs dans le monde, fournit Internet aux zones les plus reculées, et collabore avec l’armée américaine via son réseau militaire Starshield. Un smartphone serait la cerise sur le gâteau, le produit grand public qui manquait au portfolio. Reuters mentionne même que SpaceX a déposé la marque « Starlink Mobile ». Les indices s’accumulent, les pièces du puzzle semblent s’assembler.
Sauf que dans l’univers Musk, rien n’est jamais aussi simple. J’ai appris à me méfier des évidences, des conclusions hâtives. Cet homme a bâti son empire sur l’imprévisibilité, sur sa capacité à zigzaguer quand tout le monde s’attend à ce qu’il avance tout droit.
Section 3 : Le démenti cinglant sur X
Quatre mots qui changent tout
La réponse de Musk ne se fait pas attendre. Un utilisateur de X partage l’article de Reuters, et le milliardaire réplique avec une brutalité désarmante : « We are not developing a phone. » Pas de nuance, pas d’explication, pas de « peut-être un jour ». Juste un démenti sec, catégorique, définitif. Les actions de certaines entreprises technologiques tremblent légèrement. Les analystes se grattent la tête. Les fans inconditionnels tentent de décrypter un message caché qui n’existe probablement pas. Mais voilà, Elon Musk a parlé, et dans son monde, sa parole fait loi — jusqu’à ce qu’il change d’avis, évidemment. Le problème, c’est que ce démenti entre en contradiction avec des déclarations antérieures. Fin janvier, interrogé sur la possibilité d’un téléphone Starlink, Musk avait répondu que ce n’était « pas exclu à un moment donné ». Il avait même précisé que ce serait « un appareil très différent des téléphones actuels ».
Et là, je me pose la question qui me taraude depuis des années avec ce type : dit-il la vérité ou joue-t-il avec nous ? Est-ce un démenti sincère ou une stratégie de communication pour calmer les attentes avant une annonce fracassante dans six mois ? Avec Musk, impossible de savoir. Et c’est précisément ce qui rend le personnage aussi fascinant qu’exaspérant.
Section 4 : La vision futuriste de Musk sur les smartphones
Des téléphones qui ne seront plus vraiment des téléphones
Pour comprendre la position de Musk, il faut remonter à octobre 2025. Dans le podcast de Joe Rogan, le patron de SpaceX livre sa vision du futur de la téléphonie mobile. Selon lui, nous n’aurons bientôt plus de « téléphone au sens traditionnel ». Ce que nous appellerons un téléphone sera en réalité « un nœud périphérique pour l’inférence d’intelligence artificielle avec quelques radios pour se connecter ». Exit les applications, exit les systèmes d’exploitation classiques. Place à des appareils optimisés pour faire tourner des réseaux neuronaux à performance maximale par watt. L’idée, c’est que l’IA créera à la demande tout ce dont vous avez besoin, sans passer par des apps préinstallées. Un concept révolutionnaire… ou complètement délirant, selon le point de vue. Musk précise même que cet appareil hypothétique serait « optimisé purement pour faire tourner des réseaux neuronaux à performance maximale par watt ».
Franchement, quand j’entends ça, une partie de moi s’emballe. L’autre partie reste sceptique, les pieds ancrés dans la réalité. Parce que oui, c’est excitant d’imaginer un futur où nos appareils anticipent nos besoins grâce à l’IA. Mais c’est aussi terrifiant de penser qu’on pourrait perdre le contrôle, devenir totalement dépendants d’algorithmes qui décident à notre place.
Section 5 : La stratégie satellite de SpaceX
Starlink et T-Mobile, un partenariat qui change la donne
SpaceX n’a peut-être pas l’intention de fabriquer un téléphone, mais l’entreprise investit massivement dans la connectivité mobile par satellite. Le partenariat avec T-Mobile en est la preuve éclatante. Lancé officiellement en 2025, ce service permet aux utilisateurs de T-Mobile de capter un signal même dans les zones les plus isolées des États-Unis, là où aucune antenne terrestre ne peut atteindre. Les satellites Starlink font office de relais, transformant chaque smartphone compatible en terminal satellite miniature. Pas besoin d’équipement spécial, pas besoin d’antenne encombrante. Votre iPhone ou votre Samsung devient automatiquement capable de communiquer avec l’espace. Apple elle-même serait en discussions avec SpaceX pour intégrer cette technologie dans ses futurs modèles. L’objectif de Musk est clair : « fournir une couverture cellulaire complète partout sur Terre ».
Et c’est là que je réalise l’ampleur de la manœuvre. Musk n’a pas besoin de fabriquer un téléphone. Il veut contrôler l’infrastructure qui rend tous les téléphones du monde dépendants de ses satellites. C’est plus malin, plus rentable, plus puissant. Pourquoi se battre sur le marché ultra-concurrentiel des smartphones quand on peut devenir le fournisseur incontournable de connectivité globale ?
Section 6 : Les contradictions d'un visionnaire imprévisible
Entre démentis et portes entrouvertes
Le problème avec Elon Musk, c’est qu’il adore brouiller les pistes. Le 30 janvier 2026, il déclare qu’un téléphone Starlink n’est « pas exclu à un moment donné ». Une semaine plus tard, il affirme catégoriquement que SpaceX ne développe pas de téléphone. Alors, qui croire ? Les deux déclarations peuvent techniquement coexister : ne pas développer un téléphone aujourd’hui n’exclut pas d’en développer un demain. Mais cette ambiguïté permanente alimente les spéculations, entretient le mystère, maintient l’attention médiatique. C’est peut-être précisément ce que Musk recherche. Garder tout le monde en haleine, faire parler de lui, de ses entreprises, de ses projets. Le dépôt de la marque « Starlink Mobile » reste inexpliqué. Les discussions avec Apple sur l’intégration satellite continuent. Les rumeurs persistent malgré le démenti officiel.
Et moi, je me sens comme un spectateur captif d’un thriller dont je ne connais ni le scénario ni la fin. Musk nous balade, nous manipule peut-être, mais on reste scotchés. Parce qu’au fond, on sait qu’il est capable de tout. De lancer des voitures dans l’espace, de révolutionner l’industrie automobile, de privatiser l’exploration spatiale. Alors pourquoi pas un téléphone qui défierait toutes les conventions ?
Section 7 : Le marché des smartphones n'a pas besoin de Musk
Une industrie saturée et impitoyable
Soyons honnêtes : le marché des smartphones est un champ de bataille sanglant. Apple et Samsung se partagent l’essentiel des profits, tandis que des dizaines de fabricants chinois se battent pour les miettes. Les marges sont écrasées, l’innovation stagne, la différenciation devient quasi impossible. Pourquoi Musk voudrait-il plonger dans ce marasme ? SpaceX excelle dans l’aérospatial, Tesla domine l’électrique, Neuralink explore les interfaces cerveau-machine. Chacune de ces entreprises opère dans des niches où Musk peut imposer sa vision disruptive. Les smartphones, c’est différent. C’est un marché mature, réglementé, dominé par des géants aux poches infinies. Même des acteurs comme Microsoft ou Amazon ont échoué à s’y imposer. Le Windows Phone est mort, le Fire Phone d’Amazon a été un désastre. Que pourrait apporter Musk de si révolutionnaire pour justifier de se lancer dans cette arène ?
Peut-être rien, justement. Peut-être que pour une fois, Musk fait preuve de pragmatisme. Qu’il reconnaît les limites de son empire, qu’il choisit ses batailles avec discernement. Ou peut-être qu’il prépare quelque chose de tellement différent que ça ne ressemblera même pas à un smartphone. Un appareil hybride, un objet connecté d’un genre nouveau. Avec lui, tout est possible.
Section 8 : L'ombre de la fusion SpaceX-xAI
Quand l’intelligence artificielle rencontre l’espace
Il y a un autre élément crucial dans cette équation : la fusion récente entre SpaceX et xAI, la startup d’intelligence artificielle de Musk. Cette union stratégique vise à créer une infrastructure de calcul IA basée dans l’espace, avec des centres de données orbitaux alimentés par l’énergie solaire. L’objectif ? Réduire les coûts énergétiques, augmenter la puissance de calcul, et créer ce que Musk appelle un « soleil sensible » composé d’un million de satellites. Dans ce contexte, un téléphone traditionnel n’a aucun sens. Ce qui aurait du sens, c’est un terminal léger capable de se connecter à cette infrastructure spatiale pour accéder à une puissance de calcul IA quasi illimitée. Un appareil qui ne stockerait rien localement, qui ne ferait tourner aucune application, mais qui servirait simplement de pont entre l’utilisateur et l’intelligence artificielle orbitale.
Et là, je dois l’admettre, l’idée me donne des frissons. Pas forcément des bons frissons, d’ailleurs. Parce que si Musk réussit ce pari fou, il ne contrôlera pas seulement nos communications ou notre accès à Internet. Il contrôlera notre accès à l’intelligence elle-même. Une perspective vertigineuse, presque dystopique.
Section 9 : Les vrais enjeux derrière le démenti
Stratégie commerciale ou simple vérité
Alors, pourquoi ce démenti si catégorique ? Plusieurs hypothèses. Première possibilité : Musk dit simplement la vérité. SpaceX ne développe pas de téléphone, point final. L’entreprise se concentre sur son cœur de métier — les fusées, les satellites, l’exploration spatiale — et laisse les fabricants de smartphones intégrer la connectivité Starlink. Deuxième hypothèse : c’est une stratégie pour calmer les attentes et éviter que les concurrents ne s’organisent trop tôt. En niant publiquement, Musk gagne du temps, avance dans l’ombre, et pourra surprendre tout le monde le moment venu. Troisième hypothèse : le projet existe bel et bien, mais sous une forme tellement différente que Musk refuse de l’appeler « téléphone ». Ce serait cohérent avec sa vision d’appareils optimisés pour l’IA plutôt que pour les applications traditionnelles. Dans tous les cas, une chose est certaine : Starlink continuera d’étendre sa couverture, les partenariats avec les opérateurs mobiles se multiplieront, et la connectivité satellite deviendra la norme.
Et nous, simples mortels, nous continuerons à scruter chaque tweet de Musk, à analyser chaque déclaration, à chercher des indices là où il n’y en a peut-être pas. Parce qu’avec lui, on ne sait jamais. Et c’est précisément ce qui nous tient en haleine, ce qui fait qu’on ne peut pas détourner le regard, même quand on voudrait.
Conclusion : L'art de garder le monde en suspens
Musk, maître du suspense technologique
Au final, que retenir de cette histoire de téléphone Starlink qui n’existera peut-être jamais ? Que Elon Musk maîtrise l’art de la communication comme personne. Qu’il sait entretenir le mystère, alimenter les rumeurs, puis tout démentir d’un coup sec. Que ses entreprises avancent sur plusieurs fronts simultanément — satellites, IA, véhicules électriques, interfaces neuronales — et que personne ne peut prédire avec certitude quelle sera la prochaine révolution. Le téléphone Starlink restera peut-être à jamais un fantasme, une chimère née de l’imagination collective et des fuites contrôlées. Ou peut-être qu’un jour, Musk sortira de son chapeau un appareil qui redéfinira notre rapport à la technologie mobile. En attendant, une chose est sûre : nous continuerons à suivre chacun de ses mouvements, à décortiquer chacune de ses déclarations, à espérer être les témoins de la prochaine disruption majeure. Parce que c’est ça, le génie de Musk. Nous garder en haleine, nous faire rêver, nous faire douter, et finalement nous surprendre quand on s’y attend le moins.
Et moi, je reste là, partagé entre fascination et méfiance, admiratif et sceptique. Parce que Musk incarne tout ce que j’aime et tout ce qui m’inquiète dans notre époque. Cette capacité à repousser les limites, à défier l’impossible, mais aussi cette concentration de pouvoir entre les mains d’un seul homme. Un homme brillant, certes. Visionnaire, sans doute. Mais un homme quand même, avec ses failles, ses contradictions, ses zones d’ombre. Et pendant qu’on débat de l’existence hypothétique d’un téléphone spatial, lui continue d’avancer, de construire son empire, de façonner le futur à son image. Que ce soit avec ou sans smartphone.
Signé Jacques Provost
Sources
Indian Express – « Not developing a phone: Elon Musk shuts down reports of SpaceX Starlink device » – 7 février 2026
TechRadar – « Is Starlink really making a phone? Elon Musk says no, but hints at a different device with AI powers » – 6 février 2026
Reuters – « Starlink fuels SpaceX growth with potential phone, more internet services » – 5 février 2026
Times of India – « Elon Musk responds to reports of SpaceX launching a Starlink phone » – Février 2026
Light Reading – « Musk denies SpaceX is developing a Starlink phone » – Février 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.