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Des agents fédéraux qui cristalisent la colère

Pour comprendre l’ampleur de ce rejet, il faut remonter quelques jours en arrière. Quelques heures même. Le matin du 6 février, des centaines de manifestants ont défilé dans les rues de Milan. Leur cible ? La présence d’agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux Jeux olympiques. Ces agents, officiellement là pour « protéger les Américains » et « évaluer les risques liés aux organisations criminelles transnationales », selon le Département de la Sécurité intérieure, sont devenus le symbole d’une politique migratoire qui choque le monde entier. Le maire de Milan, Giuseppe Sala, avait été clair dès le 27 janvier : ces agents « ne sont pas les bienvenus à Milan, sans aucun doute ». Une déclaration forte, sans ambiguïté, qui reflète le malaise profond que suscite la présence de ces forces fédérales américaines sur le sol italien. Les manifestations, menées principalement par des étudiants, réclamaient le retrait immédiat des agents ICE, mais aussi le départ de Vance et du secrétaire d’État Marco Rubio.

Minneapolis, Alex Pretti, Renee Good : les noms qui hantent cette administration

Mais pourquoi une telle hostilité ? Pourquoi ces huées, ces protestations, cette colère palpable ? La réponse se trouve à des milliers de kilomètres de Milan, dans les rues de Minneapolis. Là-bas, deux citoyens américains ont été tués par des agents fédéraux lors d’opérations d’immigration. Alex Pretti, une infirmière de 37 ans travaillant en soins intensifs, abattue alors qu’elle vaquait à ses occupations. Renee Good, mère de trois enfants, tuée après avoir déposé son fils de six ans à l’école. Deux vies fauchées. Deux drames qui ont secoué l’Amérique et le monde. Ces morts ne sont pas des accidents isolés. Elles s’inscrivent dans une campagne d’immigration agressive, brutale même, menée par l’administration Trump. Une campagne qui a fait au moins huit morts depuis le début de l’année 2026. Huit personnes. Huit familles brisées. Et face à cela, JD Vance a déclaré être « fier » de la manière dont son administration menait cette répression. Fier.

Comment peut-on être fier de ça ? Comment peut-on regarder ces familles détruites, ces vies perdues, et dire « je suis fier » ? Je ne comprends pas. Vraiment. Et je ne suis pas sûr de vouloir comprendre. Parce que comprendre, ce serait accepter une logique qui m’échappe complètement. Une logique où la vie humaine devient secondaire face à un objectif politique. Où les morts deviennent des dommages collatéraux acceptables. Non. Je refuse.

Sources

People Magazine, « Vice President JD Vance and Usha Vance Booed at 2026 Winter Olympics Opening Ceremony », 6 février 2026

The Guardian, « NBC appears to cut crowd’s booing of JD Vance from Winter Olympics broadcast », 6 février 2026

Mother Jones, « JD Vance Booed at Winter Olympics Amid Anti-ICE Protests », 6 février 2026

Reuters, « Israel team, U.S. Vice President Vance booed at Milan Games opening ceremony », 6 février 2026

NBC Chicago, « IOC praises diplomacy after fans boo Vance at Winter Olympics opening ceremony », 7 février 2026

The Independent, « Olympic crowd boos as JD Vance appears at 2026 Winter Games », 6 février 2026

USA Today, « Was JD Vance booed at Olympics opening ceremony? », 7 février 2026

Associated Press, « ICE agents will help with security at Milan Cortina Olympics », janvier 2026

BBC, « Milan mayor says ICE agents ‘not welcome’ in city », 27 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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