9 août 2019, 22h : les dernières heures d’Epstein
La chronologie officielle est claire : Epstein a été vu pour la dernière fois vivant vers 22h, le 9 août 2019. À minuit, les gardiens auraient dû effectuer leur ronde. Ils ne l’ont pas fait. À 3h, nouveau round prévu. Rien. À 5h, idem. Ce n’est qu’à 6h30, le 10 août, qu’un gardien livrant le petit-déjeuner découvre son corps, inanimé, le cou ceinturé par un drap. Entre-temps, les caméras de surveillance de son couloir étaient tombées en panne. Officiellement, personne n’est entré dans son quartier cellulaire cette nuit-là. Officiellement.
Pourtant, les nouveaux documents révèlent que vers 22h39, une silhouette orange a été filmée en train de monter l’escalier menant à son étage. Une anomalie, un fantôme, une coïncidence ? Les autorités assurent qu’il s’agissait d’un gardien, mais aucun registre ne confirme sa présence. Pire : le rapport du Bureau fédéral des prisons (BOP) admet que les employés chargés de surveiller Epstein dormaient ou faisaient des achats en ligne au lieu de faire leur travail. Deux d’entre eux ont même plaidé coupable pour avoir falsifié les registres de ronde. Mais qui a écrit ce communiqué, daté du 9 août, annonçant sa mort ? Qui a apposé la signature du procureur ? Et surtout, pourquoi ?
Le communiqué en question, attribué à Geoffrey S. Berman, est libellé comme une annonce post-mortem classique : « Plus tôt ce matin, le centre correctionnel de Manhattan a confirmé que Jeffrey Epstein […] avait été trouvé inconscient dans sa cellule et déclaré mort peu après. » Sauf que ce « plus tôt ce matin » n’a jamais eu lieu le 9 août. Epstein était bel et bien vivant. Alors, s’agit-il d’une erreur de date, d’un projet de communiqué préparé à l’avance, ou d’une preuve que sa mort était attendue, voire organisée ?
Imaginez un instant : vous êtes un procureur fédéral. Vous préparez un communiqué annonçant la mort d’un détenu ultra-médiatisé, accusé de crimes odieux, lié aux élites politiques et économiques du pays. Mais vous le datez de la veille. Soit vous êtes incroyablement incompétent, soit vous savez quelque chose que le reste du monde ignore. Dans les deux cas, c’est terrifiant. Parce que si c’est une erreur, cela signifie que le système est si dysfonctionnel qu’il peut produire des faux officiels sans sourciller. Et si ce n’est pas une erreur… alors nous sommes face à un mensonge d’État, froidement calculé, exécuté, et couvert. Et cela, mes chers lecteurs, devrait tous nous glacer le sang.
Section 3 : Les théories qui refusent de mourir
Suicide, meurtre, ou quelque chose de pire ?
Depuis 2019, trois thèses s’affrontent. La première, celle des autorités : Epstein s’est suicidé, point final. La seconde, celle des complotistes : il a été assassiné pour empêcher ses révélations. La troisième, plus insidieuse, est que sa mort a été orchestrée de l’intérieur, avec la complicité de ceux qui étaient censés le protéger. Cette troisième hypothèse, longtemps marginalisée, prend une nouvelle dimension avec la découverte de ce document.
Les partisans du suicide rappellent que Epstein avait déjà tenté de mettre fin à ses jours un mois plus tôt, le 23 juillet. Ils citent les rapports des psychologues de la prison, qui décrivent un homme « distrait, triste et confus ». Ils soulignent que le légiste de New York, Barbara Sampson, a conclu à un suicide par pendaison. Mais comment expliquer, alors, les multiples défaillances de sécurité cette nuit-là ? Comment expliquer que son compagnon de cellule, un ancien policier accusé de quadruple meurtre, ait été transféré la veille, le laissant seul et vulnérable ?
Les partisans de l’assassinat, eux, pointent du doigt les noms qui hantaient le carnet d’adresses d’Epstein : princes, présidents, milliardaires, stars. Ils rappellent que le financier détenait des informations compromettantes sur des dizaines de personnalités, et que sa disparition a enterré à jamais leurs secrets. Ils citent les déclarations de son avocat, qui affirmait en 2019 qu’Epstein « avait des informations sur des gens très puissants », et que sa mort était « une surprise pour personne ». Et puis, il y a ce communiqué. Ce maudit communiqué, qui sent le coup monté à des kilomètres.
Enfin, il y a ceux qui pensent que Epstein n’est pas mort du tout. Que son corps a été remplacé, qu’il vit caché quelque part, protégé par ceux qu’il servait. Une théorie farfelue ? Peut-être. Mais quand on voit à quel point les autorités ont bafoué les procédures, menti sur les circonstances de sa mort, et produit des documents contradictoires, on est en droit de se demander : jusqu’où iraient-ils pour étouffer l’affaire ?
Je ne crois pas aux théories du complot. Enfin, je n’y croyais pas. Mais là, devant ce communiqué daté du 9 août, je vacille. Parce que ce n’est pas un détail. Ce n’est pas une coïncidence. C’est une preuve écrite, officielle, que quelque chose ne tourne pas rond. Et quand on ajoute à cela les caméras en panne, les gardiens endormis, les rounds non effectués, les témoignages étouffés… comment ne pas voir un pattern ? Comment ne pas se dire que, peut-être, cette fois, les « théories » ne sont que la réalité ?
Section 4 : Le rôle trouble des autorités fédérales
Omissions, mensonges, et manipulations
Le ministère de la Justice américain a toujours nié toute irrégularité. En 2023, il a même réaffirmé que la mort d’Epstein était un suicide, et que « rien ne permettait de conclure à un acte criminel ». Pourtant, les rapports internes du BOP et du FBI dressent un tableau accablant : négligences en cascade, falsifications de documents, et une culture de l’impunité au sein des prisons fédérales. Deux gardiens ont été inculpés pour avoir menti sur leurs rondes. Aucun n’a été condamné pour la mort d’Epstein. Personne n’a été tenu responsable.
Pire : en 2025, le FBI a conclu qu’il n’existait aucune preuve qu’Epstein ait été assassiné ou qu’il ait tenu une « liste de clients ». Une conclusion bien commode, quand on sait que des milliers de pages de ses archives restent classifiées, et que des vidéos cruciales ont mystérieusement disparu. Et puis, il y a ce détail qui tue : parmi les millions de documents déclassifiés, on trouve des versions différentes du même communiqué, certaines plus redactions que d’autres, comme si quelqu’un avait tenté de masquer des informations clés.
Le procureur Berman, lui, a toujours refusé de s’expliquer sur cette erreur de date. Interrogé en 2026, il a simplement déclaré que c’était « une faute de frappe ». Une faute de frappe ? Sur un document aussi sensible ? Dans une affaire aussi explosive ? Permettez-moi d’en douter.
Une faute de frappe. Voila comment on nous prend pour des imbéciles. Une faute de frappe, sur un communiqué annonçant la mort d’un homme sous protection fédérale, dans une affaire qui secoue le pays depuis des années. Si c’est ça, la version officielle, alors nous sommes vraiment dans un monde à l’envers. Un monde où les mensonges deviennent des vérités, où les coïncidences remplacent les preuves, et où les victimes – les vraies, celles qu’Epstein a détruites – sont une fois de plus sacrifiées sur l’autel du pouvoir.
Section 5 : Les victimes, encore et toujours oubliées
Leur douleur, nos questions
Dans cette affaire, il y a des noms qui reviennent sans cesse : ceux des puissants, des célébrités, des hommes politiques. Mais il y a aussi ceux qu’on oublie. Les centaines de jeunes filles, parfois mineures, que Epstein a abusées, exploitées, brisées. Certaines ont témoigné. D’autres se sont tues, par peur ou par honte. Toutes attendent justice. Et toutes se demandent, aujourd’hui encore, si elles l’obtiendront un jour.
Car au-delà des théories, des communiqués, des dates qui ne collent pas, il y a leur souffrance. Celle de Virginia Roberts Giuffre, qui a accusé Epstein et ses complices avant de se suicider en 2025. Celle des dizaines d’autres femmes, dont les noms ont été divulgués par erreur dans les dossiers déclassifiés, exposant leur vie privée au grand jour. Celle de toutes celles qui n’ont jamais osé parler.
Et pendant ce temps, les responsables se cachent derrière des communiqués, des erreurs administratives, des enquêtes bâclées. Personne n’a été condamné pour les crimes d’Epstein, hormis sa complice Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de 20 ans. Personne n’a été tenu pour responsable de sa mort. Personne n’a répondu de ses mensonges. Juste des « fautes de frappe », des « négligences », des « coïncidences ». Comme si leurs vies ne valaient pas mieux que ça.
Je pense à elles, ce soir. À leur courage, à leur détermination, à leur refus de se taire. Elles ont affronté l’enfer, puis le mépris des institutions, puis l’indifférence du public. Et aujourd’hui, on leur dit que tout ça n’était qu’une série de malentendus. Une faute de frappe. Une panne de caméra. Une nuit où tout le monde dormait. Comment osons-nous ? Comment osons-nous leur demander de croire en un système qui les a trahis à chaque étape ? Leur douleur est réelle. Leurs cicatrices sont réelles. Leurs bourreaux, eux, courent toujours.
Section 6 : Et maintenant, on fait quoi ?
L’heure des comptes
En 2026, le Congrès américain a enfin obtenu l’accès aux versions non expurgées des dossiers Epstein. Une victoire ? Peut-être. Mais il faudra plus qu’un accès aux archives pour rétablir la vérité. Il faudra des auditions sous serment. Il faudra des têtes qui tombent. Il faudra, surtout, que quelqu’un assume enfin ses responsabilités.
Car cette affaire n’est pas qu’une histoire de sex crimes ou de complots. C’est une histoire de pouvoir absolu, de corruption, et d’impunité. C’est l’histoire d’un système qui protège les siens, qui étouffe les scandales, qui ment effrontément quand ça l’arrange. Et si nous laissons faire, si nous détournons les yeux, si nous acceptons les « fautes de frappe » comme explication, alors nous sommes complices.
Alors oui, exigeons des réponses. Exigeons que Berman s’explique. Exigeons que le FBI rouvre l’enquête. Exigeons que les caméras, les registres, les témoignages soient enfin analysés sans complaisance. Parce que si Epstein a été tué, ses assassins doivent payer. Et si c’est un suicide, alors il faut expliquer comment un détenu sous surveillance constante a pu se pendre sans que personne ne s’en aperçoive.
Je ne sais pas ce qui s’est vraiment passé cette nuit-là. Peut-être ne le saurons-nous jamais. Mais une chose est sûre : nous ne pouvons plus faire semblant. Nous ne pouvons plus accepter les demi-vérités, les mensonges par omission, les explications bidon. Parce que quand l’État ment, quand la justice faillit, quand les puissants se protègent entre eux, c’est la démocratie tout entière qui est en danger. Alors oui, je suis en colère. En colère contre ceux qui ont laissé faire. En colère contre ceux qui mentent. En colère contre nous-mêmes, si nous laissons cette affaire sombrer dans l’oubli. Parce que si nous ne faisons rien, nous sommes tous coupables.
Conclusion : La vérité est-elle encore possible ?
Le choix qui nous reste
Nous voici donc face à un document qui ne devrait pas exister. Face à une date qui défie la logique. Face à un système qui semble déterminé à nous cacher la vérité. Alors, que faire ? Baisser les bras, comme on nous y invite depuis 2019 ? Ou exiger, encore et toujours, que la lumière soit faite ?
Je choisis la seconde option. Parce que je refuse de croire que nous sommes condamnés à vivre dans un monde où les Epstein peuvent agir en toute impunité. Où les puissants décrètent qui vit et qui meurt. Où les victimes sont sacrifiées sur l’autel du silence.
Cette affaire est un test. Un test pour notre démocratie, pour notre sens de la justice, pour notre humanité. Si nous échouons, si nous laissons cette histoire s’enliser dans les mensonges et les théories, alors nous aurons perdu bien plus qu’une bataille. Nous aurons perdu ce qui fait de nous une société digne de ce nom : notre capacité à dire non à l’injustice, à exiger la vérité, à protéger les plus faibles.
Alors oui, continuons à poser des questions. Continuons à douter. Continuons à exiger des comptes. Parce que tant qu’il y aura des gens pour refuser l’inacceptable, il y aura de l’espoir. Et aujourd’hui, devant ce communiqué daté du 9 août, devant toutes ces zones d’ombre, devant toutes ces vies brisées, l’inacceptable, c’est le silence.
Je ne sais pas si nous obtiendrons un jour la vérité. Peut-être est-elle déjà enterrée sous des montagnes de mensonges, de redactions, de faux-semblants. Mais une chose est sûre : nous ne pouvons pas abandonner. Pas maintenant. Pas quand un simple document, une date, une signature, suffisent à ébranler tout l’édifice. Alors oui, je continuerai à écrire, à crier, à dénoncer. Parce que si personne ne le fait, qui le fera ? Parce que si nous nous taisons, qui parlera pour elles ? Et parce que, au fond, je crois encore en une chose : la vérité finit toujours par éclater. Même quand tout est fait pour l’étouffer.
Signé Jacques Provost
Sources
– « Federal statement on Jeffrey Epstein’s death dated day before he was found dead in cell », The Standard, 8 février 2026.
– « Epstein Death Statement Predates Discovery of Body », National Today, 30 janvier 2026.
– « Epstein Files Reveal Prosecutors’ Announcement Dated Before His Death », Yahoo News, 8 février 2026.
– « Details of Jeffrey Epstein post-mortem released in latest files », BBC News, 4 février 2026.
– « Epstein death timeline questioned after new DOJ document shows date mismatch », The Financial Express, 8 février 2026.
– « Fautes et inconduite ont mené au suicide de Jeffrey Epstein, selon un rapport », Radio-Canada, 27 juin 2023.
– « Testament, suicide en prison… Ce que les dossiers Epstein révèlent des derniers jours du pédocriminel », Franceinfo, 7 février 2026.
– « FBI concluded Jeffrey Epstein wasn’t running a sex trafficking ring for powerful men, files show », Associated Press, 8 février 2026.
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