L’éditorial manqué de 2024 et la trahison des valeurs
Tout a basculé en octobre 2024. À quelques jours de l’élection présidentielle, le Washington Post, traditionnellement progressiste, devait publier un éditorial soutenant Kamala Harris. Une pratique courante, une marque de fabrique du journal. Pourtant, Bezos a bloqué la publication. « Une décision lâche », selon Marty Baron. Une décision qui a coûté cher : 250 000 abonnés ont résilié en quelques semaines, et le journal a perdu 100 millions de dollars en 2024. « Bezos a plié devant Trump », accuse Baron. « Il a sacrifié l’indépendance du Post pour protéger ses intérêts. »
Les preuves sont accablantes. Trois mois après avoir censuré l’éditorial, Bezos était assis au premier rang lors de l’investiture de Trump. Ses entreprises, Amazon en tête, ont obtenu des contrats fédéraux juteux – 75 millions de dollars pour un documentaire sur Melania Trump, des marchés publics dans le cloud et l’espace. « Bezos a fait un calcul », explique un ancien cadre du Post. « Il a choisi ses profits plutôt que la mission du journal. » Un choix qui a eu des conséquences désastreuses : la crédibilité du Post s’est effondrée, les lecteurs se sont détournés, et la rédaction s’est retrouvée sans ressources ni direction claire.
Pire : Bezos a imposé une réorientation idéologique du journal. La rubrique « Opinion », autrefois progressiste, a été recentrée sur des thèmes chers à la droite – « libertés individuelles » et « libre marché ». « Une trahison », selon les journalistes. « On nous demande de faire du journalisme, mais on nous interdit de critiquer le pouvoir », confie un reporter licencié. Résultat : les meilleurs talents sont partis, les abonnés ont fui, et le Post est devenu une ombre de lui-même. « Bezos a transformé un géant du journalisme en un organe de propagande molle », résume un éditorialiste.
Je pense à cet éditorial censuré, et je me dis : voici le moment où tout a basculé. Le moment où Bezos a choisi. Pas entre deux options, non. Entre l’argent et l’éthique. Entre la lâcheté et le courage. Entre la soumission et l’indépendance. Et il a choisi la lâcheté. Il a choisi la soumission. Il a choisi de plier le genou devant Trump, comme un courtisan devant son roi.
Et ce qui est tragique, c’est que Bezos n’avait même pas besoin de faire ce choix. Il est l’homme le plus riche du monde. Il pourrait financer le Post sans compter, protéger son indépendance, en faire un rempart contre la désinformation et l’autoritarisme. Mais non. Il a préféré jouer les courtisans. Il a préféré sacrifier des décennies de crédibilité pour un sourire de Trump et quelques contrats en plus.
Et aujourd’hui, on en paie le prix. 300 journalistes licenciés. Une rédaction vidée. Un journal qui n’est plus qu’une coquille vide. Tout ça parce qu’un milliardaire a eu peur. Peur des représailles. Peur de perdre un peu de son pouvoir. Peur de devoir affronter les conséquences de ses actes.
Mais la vraie question, c’est : et maintenant ? Maintenant que le Post n’est plus qu’un zombie, maintenant que sa crédibilité est en miettes, maintenant que ses lecteurs sont partis, qu’est-ce qu’il reste ? Une marque ? Un logo ? Un souvenir ? Non. Il ne reste rien. Juste le constat accablant d’un gâchis monumental. D’une trahison. D’un crime contre le journalisme.
Section 3 : Deuxième raison – la purge des talents et la destruction de l’expertise
300 licenciements, des bureaux fermés, une mission abandonnée
Les licenciements annoncés le 4 février 2026 ne sont pas une simple restructuration. C’est une purge. Près de 300 journalistes sur 800 ont été renvoyés – soit plus d’un tiers de la rédaction. Parmi eux, des figures historiques : Lizzie Johnson, correspondante en Ukraine, licenciée alors qu’elle couvrait la guerre depuis le front. Emmanuel Felton, spécialiste des questions raciales, viré après avoir dénoncé des « motivations idéologiques ». « Ce n’était pas une décision financière, mais bien une décision politique », a-t-il écrit sur X.
Les services les plus touchés ? L’international (tous les correspondants au Moyen-Orient ont été licenciés), le sport, la culture, et les podcasts. Même le service infographie, pourtant essentiel pour le journalisme moderne, a été presque entièrement supprimé. « On ne peut pas vider une rédaction sans conséquences », a dénoncé le syndicat du Post. « Le public sera privé du journalisme de terrain dont il a besoin. »
Le pire ? Ces licenciements interviennent après des années de saignée lente. Depuis 2020, le Post a perdu la moitié de son lectorat. En 2024, il a enregistré une perte de 100 millions de dollars. Et aujourd’hui, au lieu d’investir pour redresser la barre, Bezos démantèle. « C’est un cas d’école d’autodestruction », résume Marty Baron. « Bezos a tué le Post de ses propres mains. »
Je regarde ces chiffres, ces noms, ces vies brisées, et je me dis : voici ce que ça veut dire, « optimiser les coûts ». Ça veut dire virer des journalistes en pleine guerre. Ça veut dire fermer des bureaux alors que le monde brûle. Ça veut dire sacrifier des décennies de savoir-faire pour économiser quelques millions. Des millions que Bezos, lui, dépense sans compter pour ses jouets spatiaux ou ses documentaires sur Melania Trump.
Ce qui me révolte, c’est l’indécence. L’indécence de licencier 300 personnes alors que Bezos est assis sur une fortune de 245 milliards de dollars. L’indécence de fermer le bureau de Kiev alors que la guerre fait rage. L’indécence de démanteler un journal qui a révélé le Watergate, qui a résisté à Nixon, qui a été un rempart contre les abus de pouvoir.
Et ce qui est encore plus insupportable, c’est que Bezos ne paiera jamais le prix de ses décisions. Lui, il continuera à s’enrichir. Lui, il continuera à être invité dans les salons du pouvoir. Lui, il continuera à se draper dans le costume du philanthrope. Pendant ce temps, 300 journalistes se retrouvent au chômage. Des dizaines de millions de lecteurs sont privés d’informations. Et la démocratie américaine perd un peu plus de sa vitalité.
Alors aujourd’hui, je me dis : non, Bezos n’est pas un sauveur. Il n’est pas un visionnaire. Il est un destructeur. Un destructeur de rêves, de carrières, de vérités. Et l’histoire ne lui pardonnera pas.
Section 4 : Troisième raison – l’incapacité à s’adapter à l’ère numérique
Un modèle dépassé et une stratégie inexistante
Le Washington Post a longtemps été un géant du journalisme. Mais aujourd’hui, il est dépassé. Alors que des médias comme le New York Times ont su investir dans le numérique, diversifier leurs revenus (jeux, newsletters, podcasts), et séduire de nouveaux publics, le Post est resté ancré dans un modèle du XXe siècle. « Le Post n’a pas su suivre l’évolution des habitudes des lecteurs », explique un expert. « Il a continué à miser sur le papier, sur des rubriques coûteuses, sans comprendre que le journalisme moderne doit être agile, innovant, et proche de son audience. »
Résultat : le Post a perdu la moitié de son lectorat depuis 2020. Ses revenus publicitaires se sont effondrés. Ses abonnements numériques stagnent. Et aujourd’hui, au lieu de se réinventer, Bezos préfère démanteler. « C’est une erreur stratégique », résume un ancien cadre. « Au lieu d’investir dans l’innovation, on licencie. Au lieu de séduire de nouveaux lecteurs, on les chasse. »
Pire : le Post a perdu son identité. Autrefois, il était le journal qui révélait les scandales, qui défiait le pouvoir, qui incarnait l’esprit critique. Aujourd’hui, il est devenu un organe de plus, un parmi d’autres, sans relief, sans audace. « Bezos a tué l’âme du Post », résume un ancien rédacteur en chef. « Il en a fait un produit comme un autre. Un produit qu’on peut jeter quand il ne rapporte plus assez. »
Je compare le New York Times et le Washington Post, et je me dis : voici deux visions de l’Amérique. Deux visions du journalisme. Deux visions de la démocratie.
D’un côté, le Times. Un journal qui résiste. Qui investit. Qui grandit. Qui protège son indépendance. Qui assume ses choix. Qui, malgré les pressions, continue à dire les vérités qui dérangent. Et de l’autre, le Post. Un journal qui plie. Qui cède. Qui se soumet. Qui, par peur ou par calcul, abandonne sa mission.
Et ce qui est tragique, c’est que le Post aurait pu être différent. Il aurait pu être un rempart. Il aurait pu être un contre-pouvoir. Il aurait pu être, comme en 1972, celui qui révèle les mensonges du pouvoir. Mais non. Bezos a préféré la facilité. Il a préféré la soumission. Il a préféré transformer un symbole en machine à cash.
Alors aujourd’hui, je me dis : le Post n’est pas mort par accident. Il est mort parce qu’on l’a tué. Parce qu’on a choisi de le tuer. Parce qu’on a préféré l’argent à la vérité. La lâcheté au courage. La soumission à l’indépendance.
Et ça, c’est une trahison. Une trahison du journalisme. Une trahison des lecteurs. Une trahison de la démocratie. Et ça, l’histoire ne l’oubliera pas.
Section 5 : Quatrième raison – la perte de confiance des lecteurs
Quand le public se détourne
Le Washington Post a perdu ses lecteurs. Pas à cause de la concurrence. Pas à cause de la crise économique. Mais à cause de ses choix éditoriaux. En 2024, le journal a refusé de soutenir Kamala Harris, une décision qui a choqué sa base traditionnelle. « Les lecteurs ont senti la trahison », explique un ancien journaliste. « Ils ont eu l’impression que le Post abandonnait ses valeurs pour plaire à Trump. »
Résultat : 250 000 abonnés ont résilié. Les revenus publicitaires ont chuté. La crédibilité du journal s’est effondrée. « Les gens ne veulent plus lire un journal qui ne défend plus leurs idées », résume un expert. « Ils veulent un média qui les représente, qui les informe, qui les challenge. Pas un média qui se soumet au pouvoir. »
Aujourd’hui, le Post est devenu un journal sans public. Sans identité. Sans avenir. « Bezos a tué la confiance », résume Marty Baron. « Et sans confiance, un journal ne peut pas survivre. »
Je pense à ces lecteurs, à ces abonnés, à ces millions de personnes qui ont tourné le dos au Washington Post, et je me dis : voici ce que ça veut dire, trahir ses valeurs. Ça veut dire perdre la confiance. Ça veut dire perdre son public. Ça veut dire perdre son âme.
Ce qui me frappe, c’est l’ironie. Parce que le Post aurait pu être un rempart. Il aurait pu être un symbole. Il aurait pu être, comme en 1972, celui qui révèle les mensonges du pouvoir. Mais non. Il a préféré plier. Il a préféré se soumettre. Il a préféré abandonner ses lecteurs.
Et aujourd’hui, on en paie le prix. Un journal vidé de sa substance. Une rédaction en ruine. Une marque détruite. Tout ça parce qu’un milliardaire a choisi l’argent plutôt que la vérité. La soumission plutôt que le courage. La destruction plutôt que la construction.
Alors aujourd’hui, je me dis : non. Non, nous n’accepterons pas ça. Non, nous ne laisserons pas un milliardaire tuer un symbole du journalisme. Non, nous ne laisserons pas l’argent étouffer la vérité.
Parce que la démocratie, ça ne se défend pas avec des communiqués de presse. Ça ne se défend pas avec des coupes budgétaires. Ça se défend avec des journalistes. Avec des enquêtes. Avec des vérités qui dérangent. Et aujourd’hui, plus que jamais, nous avons le devoir de les défendre.
Conclusion : Le Washington Post, symbole d’un journalisme en danger
Quand l’argent tue la vérité
L’histoire du Washington Post sous Jeff Bezos est celle d’une trahison. Une trahison des valeurs du journalisme. Une trahison des lecteurs. Une trahison de la démocratie. En dix ans, Bezos a transformé l’un des plus grands journaux du monde en un symbole de ce que l’argent et le pouvoir peuvent détruire. 300 licenciements. Une rédaction vidée. Une crédibilité en miettes. Tout ça pour plaire à Trump. Pour protéger ses contrats. Pour éviter les représailles.
Pourtant, cette histoire n’est pas seulement celle d’un échec. C’est aussi celle d’une résistance. Celle des journalistes qui refusent de se taire. Celle des lecteurs qui exigent mieux. Celle de tous ceux qui croient encore que le journalisme peut – et doit – être un rempart contre les abus de pouvoir. « Le Post a survécu à Nixon. Il survivra à Bezos », affirme un ancien reporter. Mais pour ça, il faut agir. Maintenant. Avant qu’il ne soit trop tard.
Parce que le Washington Post n’est pas qu’un journal. C’est un symbole. Un symbole de ce que le journalisme peut accomplir quand il est libre, audacieux, indépendant. Et aujourd’hui, ce symbole est en danger. Pas à cause de la crise. Pas à cause de la concurrence. Mais à cause d’un homme. Un homme qui a choisi l’argent plutôt que la vérité. La soumission plutôt que le courage. La destruction plutôt que la construction.
Je regarde ce qui reste du Washington Post, et je me dis : voici ce que devient un journal quand il tombe entre les mains d’un milliardaire qui ne comprend rien à sa mission. Un journal vidé de sa substance. Un journal réduit au silence. Un journal qui, aujourd’hui, n’est plus qu’une ombre de lui-même.
Et ce qui me révolte, c’est que Bezos ne paiera jamais le prix de ce qu’il a fait. Lui, il continuera à s’enrichir. Lui, il continuera à être invité dans les salons du pouvoir. Lui, il continuera à se draper dans le costume du philanthrope. Pendant ce temps, 300 journalistes se retrouvent au chômage. Des décennies d’expertise partent en fumée. Des millions de lecteurs sont privés d’informations. Et la démocratie américaine perd un peu plus de sa vitalité.
Alors aujourd’hui, je me dis : non. Non, nous n’accepterons pas ça. Non, nous ne laisserons pas un milliardaire tuer un symbole du journalisme. Non, nous ne laisserons pas l’argent étouffer la vérité.
Parce que le Washington Post, ce n’est pas qu’un journal. C’est une idée. Une idée de liberté. De courage. De résistance. Et cette idée, personne ne pourra jamais l’écraser. Pas Bezos. Pas Trump. Personne.
Alors oui, continuons à nous battre. Continuons à exiger des comptes. Continuons à défendre ce qui compte. Parce que c’est ça, le vrai combat. Pas pour un journal. Mais pour la vérité. Pour la démocratie. Pour nous tous.
Signé Jacques Provost
Sources
– « Four Reasons Why the Washington Post Is Dying », Townhall, 8 février 2026.
– « The Washington Post Might Be Dying In Darkness After This Announcement », Townhall, 4 février 2026.
– « Washington Post Layoffs Mark Long-Awaited Decline of Regime Media », Townhall, 6 février 2026.
– « The Washington Post’s Meltdown Is What Entitlement Looks Like », Townhall, 5 février 2026.
– « The Left Just Doesn’t Understand Why WaPo Is Failing », Townhall, 6 février 2026.
– « WaPo CEO Resigns Days After Laying Off 300 Employees », Townhall, 8 février 2026.
– « Bezos-led Washington Post announces ‘painful’ job cuts », AFP, 4 février 2026.
– « Washington Post layoffs one of ‘darkest days’ in newspaper’s history: former editor », AFP, 4 février 2026.
– « Washington Post cuts a third of its staff in a blow to a legendary news brand », Associated Press, 4 février 2026.
– « Inside one of the ‘darkest days in the history’ of The Washington Post », Poynter, 5 février 2026.
– « The real reason why Jeff Bezos killed the Washington Post », Slate, 5 février 2026.
– « Washington Post lays off one-third of its newsroom », NBC News, 5 février 2026.
– « Washington Post begins major newsroom layoffs: sources », AFP, 4 février 2026.
– « ‘Save the Post’: Hundreds protest cuts at famed US newspaper », AFP, 5 février 2026.
– « Le Washington Post de Jeff Bezos, en difficulté, taille dans sa rédaction », AFP, 5 février 2026.
– « Washington Post Announces Widespread Layoffs », Al Jazeera, 4 février 2026.
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