Des juges conservateurs à vie, un héritage immuable
La tactique est simple : nommer le plus de juges conservateurs possible, et les faire confirmer avant que les démocrates ne puissent bloquer le processus. Depuis le début de son second mandat, Trump a déjà placé trois juges à la Cour suprême, et des dizaines d’autres dans les cours fédérales. Des juges jeunes, ultra-conservateurs, nommés à vie. Une stratégie qui lui permet de laisser une empreinte durable sur le système judiciaire américain, bien au-delà de son passage à la Maison-Blanche. Les républicains, menés par Mitch McConnell, ont perfectionné l’art de la confirmation express : auditions accélérées, débats réduits au minimum, votes serrés où chaque sénateur républicain doit voter en bloc. Même les objections les plus sérieuses – conflits d’intérêts, manque d’expérience, positions extrêmes – sont balayées d’un revers de main. Parce que l’objectif est clair : verrouiller la justice. Pour dix ans. Pour vingt ans. Pour toujours.
Il y a quelque chose de profondément malsain à voir ces juges confirmés à la chaîne, comme des produits sur une ligne de montage. Comme si leur valeur ne tenait pas à leur compétence, à leur intégrité, à leur sens de la justice, mais à leur allégeance politique. Comme si la loi n’était plus qu’un outil. Un outil pour conserver le pouvoir. Un outil pour écraser l’opposition. Et je me demande : que reste-t-il de la justice, quand elle devient une arme ? Quand les juges ne sont plus des gardiens de la Constitution, mais des soldats d’un parti ? Quand les tribunaux ne sont plus des lieux de droit, mais des forteresses idéologiques ? On nous dit que c’est la démocratie. Mais non. Ce n’est pas la démocratie. C’est sa caricature. C’est sa parodie. C’est sa mort lente, étouffée sous les votes partisans et les calculs électoraux.
Section 3 : Le blocage démocrate, une résistance symbolique
Des outils limités, une colère grandissante
Face à cette machine républicaine, les démocrates tentent de résister. Ils utilisent les rares outils à leur disposition : les « blue slips », ces feuillets bleus qui permettent à un sénateur de bloquer la nomination d’un juge dans son État. Ils multiplient les objections, les discours, les tentatives de ralentir la procédure. Mais leurs moyens sont limités. Avec seulement 47 sièges, ils ne peuvent pas bloquer les confirmations, qui ne nécessitent qu’une majorité simple. Alors ils crient. Ils dénoncent l’hypocrisie des républicains, qui en 2016 avaient refusé d’auditionner un juge nommé par Obama sous prétexte que les élections étaient trop proches. Ils rappellent que ces nominations précipitées menacent l’indépendance de la justice. Mais leurs voix se perdent dans le vacarme partisan. Parce que dans cette Amérique de 2026, la fin justifie les moyens. Et la fin, pour les républicains, c’est le pouvoir. Absolu. Éternel. Sans partage.
Je pense à ces sénateurs démocrates, qui se battent avec les moyens du bord. Qui tentent de ralentir l’hémorragie. Qui essaient de sauver ce qui peut encore l’être. Et je me dis : ils sont comme des pompiers face à un incendie. Ils courent. Ils crient. Ils tentent d’éteindre les flammes. Mais le feu est trop fort. Trop bien alimenté. Trop bien organisé. Parce que les républicains, eux, ils ont un plan. Un plan froid. Un plan calculé. Un plan qui ne laisse aucune place à la morale, à l’éthique, à la décence. Juste à la victoire. Juste au pouvoir. Et ça, c’est ce qui me terrifie le plus : réaliser que, dans cette Amérique, la justice n’est plus qu’un enjeu de pouvoir. Que les juges ne sont plus que des pions. Que la Constitution n’est plus qu’un texte à interpréter, à tordre, à vider de son sens. Et que ceux qui devraient la défendre sont devenus ses fossoyeurs.
Section 4 : La Cour suprême, un bastion conservateur
Six juges républicains, une majorité blindée
Avec six juges sur neuf nommés par des présidents républicains – dont trois par Trump lui-même –, la Cour suprême est désormais solidement ancrée à droite. Une majorité qui a déjà rendu plusieurs décisions favorables à l’agenda trumpiste, validant des décrets controversés, limitant les pouvoirs des tribunaux fédéraux, et même autorisant des restrictions électorales dans des États clés comme le Texas. Les démocrates, impuissants, regardent cette institution s’éloigner toujours plus des valeurs progressistes qu’elle avait pu incarner. Pire : ils savent que, même si ils reprennent le Sénat en novembre, ils ne pourront pas inverser la tendance. Parce que les juges de la Cour suprême sont nommés à vie. Parce que Trump a verrouillé son héritage. Parce que, pour les décennies à venir, la plus haute juridiction du pays sera marquée par son empreinte. Une empreinte qui pèse sur les droits des minorités, sur l’environnement, sur la santé, sur la démocratie elle-même.
Je me souviens de cette phrase, souvent répétée : « La Cour suprême n’est pas une institution politique. » Mais aujourd’hui, c’est faux. Aujourd’hui, la Cour suprême est devenue le bras armé du Parti républicain. Un bras armé qui, sous couvert de légalité, valide les pires excès. Qui, sous couvert d’interprétation, tord le sens de la Constitution. Qui, sous couvert d’indépendance, sert les intérêts d’un seul homme. Et je me demande : que reste-t-il de la justice, quand elle devient complice ? Quand elle devient instrument ? Quand elle devient machine à écraser les droits, les libertés, les espoirs ? On nous dit de faire confiance aux institutions. Mais comment faire confiance à une institution qui a été capturée ? Qui a été corrompue ? Qui a été transformée en outil de pouvoir ? La réponse est simple : on ne peut pas. Et c’est ça, le vrai drame. Parce que quand la justice perd sa légitimité, alors c’est toute la démocratie qui s’effondre.
Section 5 : Les élections de mi-mandat, l’ultime bataille
Novembre 2026, tout se jouera là
Les élections de mi-mandat de novembre 2026 s’annoncent comme un référendum. Un référendum sur Trump. Sur sa justice. Sur son héritage. Si les démocrates reprennent le contrôle du Sénat, ils pourront lancer des enquêtes, bloquer ses réformes, et même tenter de le destituer. Ils pourront aussi ralentir, voire stopper, la confirmation de nouveaux juges. Mais pour ça, il leur faut une victoire écrasante. Parce que les républicains ont redessiné les circonscriptions électorales pour favoriser leurs candidats. Parce qu’ils ont verrouillé les règles du jeu. Parce qu’ils ont transformé chaque élection en bataille judiciaire. Et Trump, lui, a déjà prévenu : s’il perd, ce sera la preuve d’une fraude. D’un complot. D’une attaque contre l’Amérique. Alors il mobilise sa base. Il crie à l’urgence. Il brandit la menace d’un « coup d’État démocrate ». Et ses partisans, eux, y croient. Parce que dans l’Amérique de Trump, la vérité n’a plus d’importance. Seule compte la victoire. À tout prix.
Je pense à ces électeurs, à ces millions d’Américains qui, en novembre, devront choisir. Pas entre deux programmes. Pas entre deux visions. Mais entre deux Amériques. Celle de Trump : une Amérique divisée, méfiante, obsédée par le pouvoir. Une Amérique où la justice est une arme. Où les élections sont des champs de bataille. Où la vérité est une variable d’ajustement. Et celle des démocrates : une Amérique fragile, incertaine, mais qui croit encore en ses institutions. Qui croit encore en ses valeurs. Qui croit encore que la justice doit être indépendante. Que le vote doit être libre. Que le pouvoir doit être limité. Et je me dis : ce choix, c’est bien plus qu’un vote. C’est un combat. Un combat pour l’âme de l’Amérique. Un combat pour son avenir. Un combat pour savoir si, demain, ce pays sera encore une démocratie. Ou si ce ne sera plus qu’une coquille vide, vidée de son sens par des hommes qui n’ont plus que le pouvoir comme boussole.
Section 6 : Le rôle des médias, entre complaisance et résistance
Quand l’information devient une arme
Dans cette guerre judiciaire, les médias jouent un rôle clé. Certains, comme Fox News, amplifient les succès républicains, présentant chaque confirmation de juge comme une « victoire pour l’Amérique ». D’autres, comme le New York Times ou le Washington Post, dénoncent une « capture partisane de la justice », un « coup de force contre la démocratie ». Mais dans le brouhaha médiatique, une question reste : qui écoute encore ? Qui croit encore en l’objectivité de l’information ? Parce que dans l’Amérique de 2026, les faits sont devenus des opinions. La vérité est devenue une question de camp. Et la justice, elle, est devenue un enjeu de communication. Un enjeu où chaque confirmation est une victoire à brandir. Chaque blocage, une défaite à cacher. Chaque juge, un soldat à célébrer. Ou à diaboliser.
Je me souviens de cette époque où les médias étaient des contre-pouvoirs. Où ils osaient dire les vérités qui dérangeaient. Où ils refusaient de se laisser manipuler. Aujourd’hui, ils sont devenus des caisses de résonance. Des caisses de résonance pour Trump, qui hurle ses victoires. Des caisses de résonance pour les républicains, qui transforment chaque juge confirmé en héros. Et le public, lui, est perdu. Perdu dans un océan de désinformation. De demi-vérités. De propagande déguisée en actualité. Alors oui, il y a encore des journalistes qui résistent. Qui creusent. Qui vérifient. Qui osent dire que l’empereur est nu. Mais ils sont de plus en plus rares. Et chaque jour qui passe les rend un peu plus invisibles. Un peu plus inaudibles. Et ça, c’est la vraie tragédie : celle d’un monde où la vérité n’a plus de prix. Où elle n’a plus de place. Où elle n’a plus de sens.
Section 7 : Les conséquences à long terme
Une justice capturée, une démocratie affaiblie
Les conséquences de cette stratégie républicaine seront durables. Des juges conservateurs, nommés à vie, façonneront le droit américain pour les décennies à venir. Ils influenceront les décisions sur l’avortement, les droits des minorités, l’environnement, la régulation économique. Ils pourront même, le cas échéant, valider ou invalider des élections contestées. Une perspective qui terrifie les démocrates, mais qui ravit Trump. Parce que, pour lui, c’est ça, la victoire ultime : une justice à son image. Une justice qui lui survivra. Une justice qui, même après son départ, continuera de servir ses intérêts. Et ça, c’est bien plus qu’un héritage politique. C’est une capture. Une capture de la démocratie. Une capture qui, si elle n’est pas stoppée, pourrait bien être irréversible.
Je me demande souvent ce que penseront les historiens, dans vingt ans, en regardant cette période. Est-ce qu’ils diront que c’est là que tout a basculé ? Que c’est là que la justice américaine a perdu son indépendance ? Que c’est là que la démocratie a commencé à mourir ? Parce que c’est ça, le vrai danger. Pas Trump. Pas les républicains. Mais l’idée que la justice puisse être capturée. Que les juges puissent devenir des partisans. Que les tribunaux puissent devenir des instruments de pouvoir. Et je me dis : si on laisse faire, si on ne résiste pas, alors on sera tous complices. Complices de cette lente, de cette insidieuse, de cette mortelle érosion des valeurs qui font une démocratie. Alors aujourd’hui, il faut crier. Il faut dénoncer. Il faut se battre. Parce que si on ne le fait pas, alors qui le fera ?
Section 8 : La résistance citoyenne, dernier rempart
Quand le peuple reprend la parole
Face à cette machine républicaine, un dernier rempart existe : le peuple. Les manifestations se multiplient. Les associations de défense des droits civiques se mobilisent. Les citoyens, eux, commencent à réaliser l’ampleur du danger. Ils voient bien que la justice n’est plus un pouvoir indépendant. Qu’elle est devenue un enjeu partisan. Alors ils descendent dans la rue. Ils signent des pétitions. Ils interpellent leurs élus. Ils votent. Parce qu’ils savent une chose : si la justice est capturée, si les élections sont manipulées, alors il ne reste plus que la rue. Plus que la voix du peuple. Plus que cette colère sourde qui, un jour, pourrait bien tout emporter. Parce que dans une démocratie, le dernier mot revient toujours au peuple. Même quand les juges sont achetés. Même quand les élections sont truquées. Même quand les institutions sont corrompues. Le peuple, lui, reste. Et c’est ça, l’ultime espoir.
Je termine cet article avec une pensée pour ces citoyens. Pour ces hommes et ces femmes qui, aujourd’hui, refusent de se taire. Qui refusent de se soumettre. Qui refusent de voir leur justice salie. Leur démocratie affaiblie. Leur avenir volé. Et je me dis : c’est d’eux que viendra le changement. Pas des politiciens. Pas des juges. Pas des médias. Mais du peuple. Parce que le peuple, lui, il a une mémoire. Il a une conscience. Il a une dignité. Et quand il réalise qu’on lui vole tout ça, alors il se lève. Alors il crie. Alors il se bat. Alors il reprend ce qui lui appartient. Alors aujourd’hui, je choisis de croire en eux. Pas en Trump. Pas en ses juges. Pas en ses sénateurs. Mais en eux. En leur capacité à dire non. À résister. À exiger mieux. Parce que c’est ça, la vraie démocratie. Pas les lois. Pas les institutions. Mais les gens. Les gens qui, malgré tout, continuent de croire en la justice. En la liberté. En l’avenir.
Conclusion : La justice, otage d’une guerre sans fin
L’Amérique à la croisée des chemins
L’Amérique de 2026 est à la croisée des chemins. D’un côté, une justice capturée, transformée en machine de guerre partisane. De l’autre, un peuple qui commence à se rebeller. Qui commence à dire non. Qui commence à exiger que la loi soit respectée. Que les juges soient indépendants. Que la démocratie soit préservée. Les élections de novembre seront un test. Un test pour Trump. Un test pour les républicains. Un test pour l’Amérique. Parce que si les démocrates ne reprennent pas le Congrès, alors la justice restera captive. Alors les tribunaux resteront des forteresses conservatrices. Alors la démocratie restera en péril. Mais si le peuple se mobilise, si les électeurs se lèvent, alors tout est encore possible. Alors la justice peut encore être sauvée. Alors la démocratie peut encore être préservée. Alors l’Amérique peut encore choisir son destin. Parce que, au fond, c’est ça, une démocratie : le droit de choisir. Le droit de se tromper. Le droit de recommencer. Et aujourd’hui, l’Amérique a ce choix à faire. Entre la soumission et la révolte. Entre le passé et l’avenir. Entre la peur et l’espoir.
Je ne sais pas ce que l’avenir réserve à l’Amérique. Je ne sais pas si les démocrates l’emporteront en novembre. Je ne sais pas si la justice sera un jour libérée de l’emprise de Trump. Mais je sais une chose : aujourd’hui, l’Amérique est face à un choix. Un choix qui dépasse les partis. Qui dépasse les élections. Qui dépasse même la politique. Un choix entre deux visions du monde. Celle où la justice est une arme. Où les juges sont des soldats. Où la démocratie est un leurre. Et celle où la justice est un rempart. Où les juges sont des gardiens. Où la démocratie est une promesse. Alors aujourd’hui, je choisis de croire en cette promesse. Je choisis de croire en cette Amérique qui résiste. Qui se bat. Qui refuse de plier. Parce que c’est ça, la vraie grandeur d’une nation : pas ses lois. Pas ses institutions. Mais sa capacité à se relever. À se réinventer. À dire non. À dire : nous valons mieux que ça. Nous méritons mieux que ça. Nous sommes mieux que ça.
Signé Jacques Provost
Sources
– La Presse, « Un an de Trump 2.0 | Les défis à venir », 20 janvier 2026.
– Le Devoir, « Le Sénat vote pour confirmer la juge nommée par Trump à la Cour suprême », 27 octobre 2020.
– The Conversation, « Trump face aux juges : le bras de fer », 27 octobre 2025.
– Le Devoir, « Verrons-nous le triomphe de l’autoritarisme américain aux prochaines élections de mi-mandat ? », 23 janvier 2026.
– Radio-Canada, « Contestations judiciaires des décrets de Trump : vers une crise constitutionnelle ? », 16 février 2025.
– BFMTV, « Pour lui il n’y a aucune règle, il se prend pour le droit : la justice américaine à l’épreuve de la présidence Trump », 18 janvier 2026.
– RFI, « Midterms 2026 : comment Donald Trump tente d’empêcher la défaite annoncée », 29 juillet 2025.
– Dose Quotidienne, « ÉDITORIAL : Midterms 2026 – L’Amérique au bord de l’implosion », 2 février 2026.
– La Tribune, « Pourquoi les élus démocrates hésitent à provoquer un nouveau shutdown », 6 janvier 2026.
– Journal de Montréal, « Les républicains doivent ‘prendre le contrôle’ des élections dans plusieurs États, selon Trump », 3 février 2026.
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