Des lois conçues pour exclure
Le SAVE Act et le MEGA Act, soutenus par Trump et ses alliés, sont présentés comme des mesures de « bon sens » pour sécuriser les élections. En réalité, ces projets de loi imposeraient des exigences de preuve de citoyenneté si strictes qu’elles excluraient des millions d’Américains, notamment les plus pauvres, les personnes âgées et les minorités. Le SAVE Act, par exemple, exigeait que les électeurs présentent un passeport ou un acte de naissance pour s’inscrire sur les listes électorales — des documents que des millions de citoyens n’ont pas sous la main. Le MEGA Act va encore plus loin : il limite le vote par correspondance, réduit les protections contre les purges électorales et donne au gouvernement fédéral un pouvoir sans précédent sur l’organisation des scrutins. Ces mesures, si elles étaient adoptées, créeraient des obstacles insurmontables pour des millions de personnes, tout en facilitant la manipulation des résultats par le pouvoir en place.
Il faut le dire clairement : ces lois ne sont pas conçues pour protéger les élections. Elles sont conçues pour les voler. Pour exclure. Pour marginaliser. Trump et ses alliés savent très bien que plus le vote est accessible, plus leurs chances de perdre augmentent. Alors ils inventent des fraudes, ils brandissent des menaces imaginaires, ils créent des obstacles bureaucratiques. Et pendant ce temps, les vraies fraudes — celles qui consistent à manipuler les circonscriptions, à purger les listes électorales, à intimider les électeurs — passent sous silence. Parce que la vraie fraude, c’est celle qu’ils préparent. Celle qui consiste à priver des millions d’Américains de leur droit le plus sacré.
Section 3 : La stratégie du doute et de la division
Saper la confiance dans le système électoral
Depuis des années, Donald Trump répète sans preuve que les élections sont « truquées », que des millions de votes sont « frauduleux », que les non-citoyens votent en masse. Ces allégations, maintes fois démenties, servent un seul but : semer le doute dans l’esprit des électeurs, justifier des restrictions toujours plus draconiennes et préparer le terrain pour contester les résultats en cas de défaite. En janvier 2026, il a même déclaré que « les élections de mi-mandat ne devraient pas avoir lieu », avant de se raviser sous la pression. Mais le mal est fait. En minant la confiance dans le processus électoral, Trump prépare ses partisans à rejeter tout résultat qui ne lui serait pas favorable. Une stratégie dangereuse, qui risque de plonger le pays dans une crise institutionnelle sans précédent.
Je me souviens de l’après-2020. Des mois de mensonges, de théories du complot, de violences. Des partisans de Trump envahissant le Capitole, refusant d’accepter la défaite. Aujourd’hui, il recommence. Il prépare le terrain pour un nouveau chaos. Et cette fois, il a les moyens de ses ambitions : une majorité républicaine au Congrès, une Cour suprême acquise à sa cause, une base militante prête à tout pour le maintenir au pouvoir. Alors oui, je m’inquiète. Parce que quand un homme comme Trump dit qu’il veut « prendre le contrôle du vote », il ne blague pas. Il ne fait pas de l’effet d’annonce. Il annonce ses intentions. Et nous devons le prendre au mot.
Section 4 : La Cour suprême, complice passive ?
Un recul historique des protections électorales
La Cour suprême, dominée par une majorité conservatrice, a déjà affaibli le Voting Rights Act, cette loi historique de 1965 qui protégeait les droits des minorités. En 2026, elle semble prête à aller plus loin, en permettant aux États de dessiner des circonscriptions électorales sans tenir compte de leur impact racial. Résultat : le gerrymandering — cette pratique qui consiste à découper les circonscriptions pour favoriser un parti — se généralise. Dans des États comme le Texas, la Géorgie ou la Floride, les républicains redessinent les cartes électorales pour marginaliser les électeurs démocrates, notamment les communautés noires et hispaniques. Une manœuvre qui, combinée aux nouvelles restrictions sur le vote, pourrait leur assurer une domination durable, quel que soit le véritable choix des électeurs.
La Cour suprême est censée être le rempart ultime contre les abus du pouvoir. Mais aujourd’hui, elle en est devenue le complice. En démantelant le Voting Rights Act, en fermant les yeux sur le gerrymandering, en validant des lois qui restreignent le droit de vote, elle trahit sa mission. Elle trahit l’Amérique. Et elle ouvre la porte à une ère où le pouvoir ne s’obtient plus par les urnes, mais par la manipulation, l’exclusion et la force. Alors je me demande : que restera-t-il de la démocratie quand les gardiens de la Constitution deviennent ses fossoyeurs ?
Section 5 : Les États, derniers remparts contre l’autoritarisme
La résistance des gouvernements locaux
Face à l’offensive de Trump, certains États résistent. En Indiana, par exemple, les autorités ont refusé de céder aux pressions fédérales pour redessiner les circonscriptions. En Californie ou à New York, des lois ont été adoptées pour faciliter l’inscription des électeurs et protéger le vote par correspondance. Mais ces résistances sont fragiles. Trump a menacé d’envoyer des agents fédéraux « encercler les bureaux de vote » dans les États démocrates, une mesure illégale qui rappelle les pires heures de la ségrégation. Et avec une majorité républicaine au Congrès, il pourrait bien trouver les moyens de contourner les oppositions locales, en imposant ses règles par la force.
Je veux croire que la démocratie américaine est assez solide pour résister. Que les États, les juges, les citoyens sauront se dresser contre cette dérive. Mais je sais aussi que les démocraties ne meurent pas toujours dans le bruit et la fureur. Parfois, elles s’éteignent lentement, sous les applaudissements de ceux qui croient encore qu’« ça n’arrivera pas ici ». Alors je crie aujourd’hui : ça arrive. Ça arrive maintenant. Et si nous ne réagissons pas, si nous ne nous battons pas pour chaque vote, pour chaque droit, pour chaque institution, alors nous serons tous complices de cette tragédie.
Section 6 : Le rôle des médias et de l’opinion publique
Ne pas normaliser l’inacceptable
Les médias ont une responsabilité immense. Celle de ne pas normaliser les attaques de Trump contre la démocratie. Celle de ne pas traiter ses mensonges comme des opinions, ses projets autoritaires comme des propositions politiques ordinaires. Pourtant, trop souvent, on minimise, on relativise, on parle d’« effet d’annonce ». Mais quand un président dit qu’il veut annuler des élections, qu’il veut contrôler le vote, qu’il veut exclure des millions de citoyens, ce n’est pas un effet d’annonce. C’est une menace. Une menace qui doit être dénoncée, combattue, stoppée net.
Je me souviens d’un pays où les journalistes posaient des questions difficiles, où les éditorialistes sonnaient l’alerte, où les citoyens descendaient dans la rue pour défendre leurs droits. Aujourd’hui, je vois trop de silences, trop de compromis, trop de lâchetés. Alors je dis aux médias : faites votre travail. Dénoncez. Alertez. Résistez. Parce que si vous ne le faites pas, qui le fera ? Et je dis aux citoyens : ne vous taisez pas. Ne vous habituez pas. Ne laissez pas faire. Parce que la démocratie, ça ne se défend pas tout seul. Ça se défend tous les jours. Ça se défend maintenant.
Section 7 : Les élections de mi-mandat, un test décisif
Novembre 2026, l’heure de vérité
Les élections de mi-mandat, prévues pour novembre 2026, seront un test décisif. Si Trump et ses alliés parviennent à imposer leurs restrictions, à manipuler les résultats, à semer le doute sur la légitimité du scrutin, alors la démocratie américaine en sortira affaiblie, peut-être irrémédiablement. Mais si les électeurs résistent, si les institutions tiennent, si la mobilisation est assez forte, alors il sera encore temps de sauver ce qui peut l’être. Tout se jouera dans les prochains mois. Tout se jouera dans les urnes.
Je ne sais pas ce qu’il adviendra en novembre. Je ne sais pas si les Américains sauront voir le danger, s’ils sauront se mobiliser, s’ils sauront dire non. Mais je sais une chose : si nous laissons Trump et ses alliés faire main basse sur les élections, alors nous aurons perdu bien plus qu’un scrutin. Nous aurons perdu notre pays. Nous aurons perdu notre avenir. Alors aujourd’hui, je choisis de me battre. Je choisis de croire que la démocratie vaut la peine qu’on se batte pour elle. Et vous ?
Section 8 : L’enjeu international
Un modèle en péril
Ce qui se passe aux États-Unis ne concerne pas seulement les Américains. Si la plus grande démocratie du monde bascule dans l’autoritarisme, ce sera un signal pour tous les régimes illibéraux de la planète. Un signal que la démocratie n’est qu’une parenthèse, que le pouvoir peut s’obtenir par la ruse, par la force, par la manipulation. Le monde entier regarde. Le monde entier attend. Et le monde entier saura si nous avons su défendre nos valeurs, ou si nous les avons laissées mourir sans combat.
Je pense souvent à ces pays où des hommes et des femmes risquent leur vie pour voter. Où des militants se battent pour des élections libres. Où des peuples entiers se soulèvent contre la tyrannie. Et je me demande : que leur dirons-nous, si nous laissons Trump détruire la démocratie américaine ? Que leur dirons-nous, si nous abandonnons sans combat ? Nous n’avons pas le droit de les décevoir. Nous n’avons pas le droit de les trahir. Parce que la démocratie, ce n’est pas un privilège. C’est un combat. Un combat qui ne s’arrête jamais.
Section 9 : Que faire ?
Agir avant qu’il ne soit trop tard
Il est encore temps d’agir. Les organisations de défense des droits civiques se mobilisent. Les États démocrates résistent. Les citoyens peuvent s’inscrire sur les listes électorales, vérifier leur statut, encourager leurs proches à voter. Les élus peuvent refuser de céder aux pressions, défendre les institutions, protéger le droit de vote. Mais pour cela, il faut sortir de l’indifférence. Il faut refuser la résignation. Il faut croire que chaque voix compte. Parce que dans une démocratie, le dernier mot appartient toujours au peuple. À condition que le peuple veuille encore le prendre.
Je termine cet article avec une colère froide, mais aussi avec une détermination sans faille. Parce que je refuse de vivre dans un pays où le vote est un privilège, où la vérité est une option, où la démocratie est une illusion. Alors oui, je m’engage. Je m’engage à me battre. Je m’engage à ne jamais me taire. Et je vous le demande : engagez-vous aussi. Parce que si nous ne le faisons pas, qui le fera ? Parce que si nous abandonnons, qui restera pour se battre ? Parce que la démocratie, ça ne se défend pas tout seul. Ça se défend ensemble.
Conclusion : Le choix qui nous définit
Democratie ou autoritarisme : il faut trancher
L’Amérique est à la croisée des chemins. D’un côté, il y a Trump, avec sa volonté de « nationaliser » les élections, de restreindre le droit de vote, de manipuler les institutions. De l’autre, il y a ceux qui croient encore en la démocratie, en la volonté du peuple, en la force des institutions. Le choix est clair. Le moment est venu. Et l’histoire nous jugera non pas sur nos paroles, mais sur nos actes. Non pas sur ce que nous avons dit, mais sur ce que nous avons fait. Alors aujourd’hui, je vous le demande : de quel côté serez-vous ?
Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve. Je ne sais pas si nous saurons sauver notre démocratie. Mais je sais une chose : si nous ne nous battons pas, si nous ne crions pas, si nous ne résistons pas, alors nous aurons déjà choisi. Alors nous aurons déjà perdu. Alors aujourd’hui, je choisis de me battre. Je choisis de croire que la lumière peut encore triompher des ténèbres. Je choisis de croire que la démocratie peut encore l’emporter. Et vous ?
Signé Jacques Provost
Sources
– La Presse, « Trump et la nationalisation des élections : quand la démocratie devient un champ de bataille », 3 février 2026.
– Le Devoir, « Donald Trump cible la machine électorale américaine avec une ardeur renouvelée avant les élections de mi-mandat », 5 février 2026.
– Democracy Docket, « New GOP anti-voting bill may be the most dangerous attack on voting rights ever », 30 janvier 2026.
– Brennan Center for Justice, « The Trump Administration’s Campaign to Undermine the Next Election », février 2026.
– CBS News, « What is the SAVE America Act? Here’s what to know about the GOP elections bill », 6 février 2026.
– Voting Rights Lab, « Congressional Bills Threaten Federal Takeover of Elections », 5 février 2026.
– Regards.fr, « Annuler les élections à mi-mandat : Trump ne ‘blague’ jamais », février 2026.
– 20 Minutes, « Trump veut prendre en main l’organisation des élections, une menace de plus ou un ‘effet d’annonce’ sans danger ? », 4 février 2026.
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