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2000 kilomètres de l’enfer

Pendant un mois, Elizabeth vit un cauchemar. Transportée au Texas avec sa mère, elle se retrouve dans un centre de détention surpeuplé, où elle côtoie des dizaines d’autres enfants, certains à peine plus âgés qu’elle, d’autres encore des bébés de 7 ou 8 mois. « Il y avait beaucoup d’enfants », raconte-t-elle, la voix tremblante, dans un reportage de Telemundo. « On nous traitait comme des criminels. » Les conditions sont sordides : dortoirs insalubres, nourriture insuffisante, accès limité aux soins. « Je voulais rentrer chez moi », répète-t-elle, les larmes aux yeux. « Je voulais voir mon papa. » Pendant ce temps, son père, restés à Minneapolis, se démène pour la retrouver. Il appelle les autorités. Il supplie. Il hurle. Mais personne ne l’écoute. « On m’a dit qu’elle était en sécurité », témoigne-t-il, amer. « Mais comment peut-on dire ça quand on arrache une enfant à sa famille ? Quand on l’envoie à l’autre bout du pays ? Quand on la traite comme une délinquante ? » Un mois. Un mois pendant lequel Elizabeth a cru ne jamais revoir son père. Un mois pendant lequel elle a vécu dans la peur. Un mois pendant lequel l’Amérique a fermé les yeux.


Je pense à ces 2000 kilomètres. À cette distance. À cet arrachement. À cette violence institutionnalisée. Et je me demande : comment en est-on arrivés là ? Comment un pays peut-il tolérer ça ? Comment des fonctionnaires peuvent-ils exécuter des ordres aussi cruels sans que leur conscience ne se révolte ? Parce qu’Elizabeth, elle n’est pas une statistique. Elle n’est pas un dossier. Elle est une enfant. Une enfant qui a pleuré. Qui a eu peur. Qui a cru ne jamais revoir les siens. Et je me dis : voilà ce que devient une nation quand elle oublie son humanité. Quand elle laisse des enfants devenir les victimes collatérales de ses lois. Quand elle ferme les yeux sur des souffrances qu’elle a elle-même créées. Parce qu’Elizabeth, elle n’a rien fait. Elle n’a pas choisi de naître ici. Elle n’a pas choisi cette vie. Elle n’a pas choisi cette peur. Elle a juste eu le malheur d’être là, ce matin-là, quand des hommes en uniforme ont décidé que sa vie ne valait rien. Et ça, c’est la honte. La honte d’un pays qui se prétend civilisé. La honte d’un système qui se prétend juste. La honte d’une Amérique qui a oublié ce que signifie être humain.

Sources

– TVA Nouvelles, « Transportée par l’ICE à 2000 km de chez elle : une fillette de 10 ans pensait que les policiers allaient la reconduire à l’école », 6 février 2026.
– Radio-Canada, « La détention d’un enfant de 5 ans par ICE est dénoncée », 23 janvier 2026.
– TF1 Info, « ‘Sors-moi de là’ : arrêtée près de Minneapolis par l’ICE, une fille de 10 ans détenue pendant un mois au Texas », 7 février 2026.
– Le Devoir, « Petit Liam de retour à Minneapolis après plus d’une semaine de détention », 1er février 2026.
– La Presse, « Arrêtés par l’ICE à Minneapolis | Le garçon de 5 ans et son père libérés », 2 février 2026.
– Journal de Montréal, « La libération de l’enfant de cinq ans et de son père détenus par ICE, exigée par un juge fédéral », 31 janvier 2026.
– Le Devoir, « États-Unis | L’enfant de cinq ans arrêté par ICE est remis en liberté », 1er février 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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