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Quand le sport devient l’otage des tensions

Les Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026 étaient censés être une célébration du sport, de l’excellence, de l’unité. Pourtant, dès la cérémonie d’ouverture, la politique s’est invitée. JD Vance, vice-président américain, a été hué par le public, tandis que des athlètes de plusieurs pays, dont le Danemark et le Canada, ont sifflé la délégation américaine en signe de protestation contre les politiques « America First ». « L’ombre de la Maison-Blanche plane sur les Jeux », titre RTL, soulignant que « la neutralité devrait être de mise », mais que « l’anti-trumpisme reste discret, mais bien présent ». Plusieurs athlètes américains, sous couvert de l’article 50 de la Charte olympique (qui autorise la liberté d’expression en conférence de presse), ont saisi l’occasion pour dénoncer le climat politique aux États-Unis. « Il y a beaucoup de choses dont je ne suis pas fan », a répété Hunter Hess, tandis que d’autres, comme la skieuse Mikaela Shiffrin, ont évoqué « une atmosphère toxique » qui pèse sur la compétition. « On nous dit de nous taire, de nous contenter de notre sport. Mais la politique nous concerne tous », a insisté Amber Glenn. Pourtant, ces prises de parole ont un prix : menaces, insultes, harcèlement en ligne. « Va jouer dans la neige », a lancé le député républicain Tim Burchett à Hess, résumant à lui seul le mépris avec lequel sont traités ceux qui osent contester.


Les Jeux olympiques devraient être un sanctuaire. Un lieu où, le temps de quelques semaines, le monde oublie ses divisions pour célébrer l’excellence, le dépassement, l’unité. Pourtant, en 2026, ils sont devenus un champ de bataille. Un terrain de guerre. Un miroir grossissant des tensions qui déchirent l’Amérique – et le monde. Parce que Trump, lui, ne connaît qu’une seule langue : celle de la confrontation. Celle de la domination. Celle de l’humiliation. Et quand des athlètes, ceux-là mêmes qui devraient incarner les valeurs de leur pays, osent dire qu’ils ne sont pas fiers, qu’ils ont honte, qu’ils doutent, alors c’est toute l’idée de nation qui vacille. Parce qu’une nation, ce n’est pas un drapeau. Ce n’est pas un hymne. Ce n’est pas un président. C’est une idée. Une idée de ce qu’on veut être ensemble. Une idée de ce qu’on veut construire. Une idée de ce qu’on veut transmettre. Et quand cette idée se réduit à « ferme-la et obéis », alors il ne reste plus grand-chose. Il ne reste plus qu’un pays vide. Un pays sans âme. Un pays où la fierté n’est plus qu’un mot creux, une obligation, une soumission. Et ça, ce n’est pas de la grandeur. C’est de la décadence.

Sources

– AFP, « Aux JO d’hiver, l’anti-trumpisme reste discret mais bien présent », 9 février 2026.
– AFP, « JO d’hiver: Trump s’en prend au « loser » Hunter Hess, peu fier de porter les couleurs américaines », 8 février 2026.
– TF1 Info, « « Un vrai loser » : Trump attaque un skieur, pas vraiment fier de représenter les États-Unis aux JO 2026 », 8 février 2026.
– RDS, « Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026 : Donald Trump pourfend les athlètes qui critiquent son gouvernement », 9 février 2026.
– France Info, « JO d’hiver 2026 : Donald Trump qualifie de « loser » le skieur acrobatique Hunter Hess, peu fier de porter les couleurs des États-Unis », 8 février 2026.
– RTL, « JO d’hiver 2026 : Donald Trump s’en prend à un skieur olympique des États-Unis, peu fier de porter les couleurs américaines », 8 février 2026.
– Journal de Montréal, « Jeux olympiques: des athlètes américains critiquent les débordements aux États-Unis et Donald Trump », 8 février 2026.
– TVA Sports, « Jeux olympiques : Des athlètes américains critiquent les débordements aux États-Unis et Donald Trump », 8 février 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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