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La montée en puissance d’un empire criminel

Pour comprendre ce que vit Puerto Vallarta, il faut d’abord comprendre ce qu’est le CJNG. Fondé dans les années 2000, ce cartel mexicain s’est imposé en moins de deux décennies comme l’une des organisations criminelles les plus redoutables de l’hémisphère occidental. Son expansion est spectaculaire : présent dans plus de 20 États mexicains, actif dans plus de 35 pays, le CJNG contrôle des routes de trafic de fentanyl, de cocaïne, de méthamphétamine qui approvisionnent les marchés nord-américain, européen et asiatique. Son chef, Nemesio Oseguera Cervantes, alias El Mencho, figure parmi les personnes les plus recherchées au monde, avec une prime de 10 millions de dollars américains offerte par les États-Unis pour toute information menant à son arrestation.

Ce qui distingue le CJNG des autres cartels, c’est son modèle opératoire. Là où certains groupes criminels cherchent à maintenir un profil bas pour éviter les frappes militaires et policières, le CJNG affiche sa puissance. Des vidéos de propagande diffusées sur les réseaux sociaux, des convois armés filmés en plein jour, des attaques frontales contre les forces de l’ordre mexicaines — y compris des tirs de missiles antiaériens contre des hélicoptères militaires. Ce groupe ne cherche pas à se fondre dans le décor. Il impose son décor. Et ce décor, en Jalisco, en Nayarit, dans la région de Bahía de Banderas qui englobe Puerto Vallarta, c’est celui d’une autorité parallèle qui coexiste — parfois en collusion — avec les institutions officielles.

Quand un cartel peut tirer sur un hélicoptère militaire sans que cela change fondamentalement l’équilibre du pouvoir, on n’est plus dans le domaine de la criminalité organisée ordinaire. On est dans quelque chose d’autre. Quelque chose qui ressemble dangereusement à une guerre de basse intensité que les gouvernements préfèrent ne pas nommer ainsi.

Puerto Vallarta dans l’oeil du cyclone

Puerto Vallarta n’est pas une ville en marge de cette réalité. Elle en est l’un des centres. La ville portuaire est un carrefour stratégique : port de transit pour des marchandises légales et illégales, économie touristique qui génère des flux d’argent colossaux facilement infiltrables par le blanchiment d’argent, position géographique entre les routes terrestres et maritimes du Pacifique. Pour un cartel comme le CJNG, Puerto Vallarta n’est pas seulement une ville à contrôler — c’est un actif économique et logistique de première valeur. Et les touristes qui y affluent par centaines de milliers chaque année ? Ils sont, dans la logique froide du cartel, à la fois une source de revenus indirects — via l’économie locale qu’ils font tourner — et un bouclier. Tant que les touristes viennent, l’économie officielle survit, les hôtels paient leurs impôts, la ville conserve une apparence de normalité. C’est cette normalité de façade que le CJNG a tout intérêt à maintenir — jusqu’à un certain point.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.

Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News).

Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (Radio-Canada, Le Monde, The Guardian, Foreign Affairs, InSight Crime).

Les données statistiques et sécuritaires citées proviennent d’institutions officielles et d’organisations spécialisées dans l’analyse de la criminalité organisée en Amérique latine.

Nature de l’analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.

Ce texte s’appuie sur le témoignage rapporté par Radio-Canada et sur une analyse contextuelle documentée. Les affirmations factuelles sur le CJNG, sur la situation sécuritaire au Jalisco et sur les politiques consulaires canadiennes reposent sur des sources vérifiables citées ci-dessous. Les analyses et interprétations sont celles du chroniqueur.

Sources

Sources primaires

Radio-Canada — Un Canadien au Mexique témoigne de la violence des cartels à Puerto Vallarta — 2025

Gouvernement du Canada — Avertissements officiels aux voyageurs : Mexique — mise à jour continue 2025

DEA — National Drug Threat Assessment — Cartel Jalisco Nueva Generación — 2021

Sources secondaires

InSight Crime — Profil du Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG) — 2024

The Guardian — Four Americans kidnapped in Mexico, two killed — mars 2023

Le Monde — Mexique : les cartels et le tourisme, une coexistence de plus en plus fragile — 2024

Foreign Policy — Mexico’s Tourism Problem: When Cartels and Resorts Collide — janvier 2024

Reuters — CJNG expansion in tourist regions of Mexico — 2024

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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