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Soixante-quatre ans de siège invisible

Il faut nommer les choses par leur nom. Ce que les États-Unis infligent à Cuba depuis 1962 n’est pas une « politique commerciale ». C’est un siège. Le plus long siège de l’histoire moderne. Plus long que celui de Leningrad. Plus long que celui de Sarajevo. La différence, c’est que personne ne filme les files d’attente devant les boulangeries vides de La Havane pour les diffuser en boucle sur les chaînes d’information continue.

L’embargo américain contre Cuba est condamné chaque année par l’Assemblée générale des Nations unies. En 2024, le vote était de 187 contre 2. Cent quatre-vingt-sept pays contre deux : les États-Unis et Israël. Même les alliés les plus fidèles de Washington — le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, le Japon — votent contre. Et pourtant, rien ne change. Le vote est symbolique. La souffrance, elle, est réelle.

Ce que l’embargo fait concrètement aux corps

Les chiffres sont des abstractions. Alors parlons de corps. Un enfant cubain qui a besoin d’un médicament contre le cancer ne peut pas l’obtenir si le brevet est américain et que le laboratoire craint des sanctions. Une centrale électrique cubaine ne peut pas être réparée parce que les pièces détachées transitent par des banques qui refusent la transaction — par peur de Washington. Un hôpital cubain fonctionne avec du matériel des années 1980 parce que le renouvellement est bloqué par des restrictions sur les technologies à double usage.

Et quand la sixième panne généralisée frappe, quand le réseau s’effondre sous le poids de décennies de sous-investissement forcé, le président américain ne tend pas la main. Il dit vouloir « prendre » le pays. La cruauté est si méthodique qu’elle ressemble à un plan.

Encadré de transparence

Ce que cet article est — et ce qu’il n’est pas

Cet article est une analyse et un commentaire éditorial. Il ne prétend pas à l’objectivité journalistique — un concept que je considère, dans bien des cas, comme un paravent commode pour éviter de prendre position face à l’injustice. Il prend parti : pour le droit international, pour la souveraineté des peuples, contre l’impunité des puissants.

Méthodologie et sources

Les faits cités dans cet article proviennent de sources vérifiées : agences de presse internationales, rapports d’organisations internationales, données publ

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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