L’histoire a tendance à se souvenir des gens pour leur génie, leur pouvoir, leur talent ou leur influence, mais elle ne mentionne pas toujours à quel point ils pouvaient être excentriques dans leur vie quotidienne. De nombreuses figures historiques majeures étaient réputées pour leur malaise en conversation, leur incapacité à faire la conversation, leur maladresse en société ou simplement leur inadaptation totale à la plupart des situations sociales. Cela ne les rend pas moins fascinantes. Au contraire, cela les rend un peu plus réelles, surtout quand on se rend compte que certains des plus grands noms de l’histoire auraient probablement été de véritables catastrophes lors d’un dîner. Voici 20 de ces personnes.
1. Isaac Newton
Isaac Newton comptait parmi les plus grands esprits scientifiques de tous les temps, mais sur le plan social, il semblait obéir à des lois tout à fait différentes. Il était extrêmement réservé, profondément méfiant et n’était pas vraiment réputé pour son caractère chaleureux et sa facilité à nouer des contacts. Si vous aviez tenté d’engager une conversation informelle avec lui, il y a fort à parier que vous auriez eu droit à un regard glacial et à un long silence.
2. Nikola Tesla
Nikola Tesla était un génie, un visionnaire, et, de l’avis général, un homme avec qui il n’était pas facile de se détendre. Il avait des obsessions personnelles marquées, des habitudes inhabituelles et une tendance à paraître distant dans ses relations quotidiennes. Même ceux qui l’admiraient semblaient souvent comprendre qu’il vivait quelque peu en marge des conventions sociales habituelles.
3. Emily Dickinson
Emily Dickinson est l’un des exemples les plus célèbres de l’histoire d’une personne qui, de toute évidence, ne s’intéressait guère à la vie sociale ordinaire. Elle s’est peu à peu repliée sur elle-même, préférant l’univers des lettres, de la poésie et des relations limitées aux exigences des interactions publiques. Ce repli sur soi lui confère une maladresse sociale presque légendaire, même s’il était lié à une vie intérieure bien plus riche.
4. Emmanuel Kant
Immanuel Kant était réputé pour son sens de l’organisation à un point tel que la plupart des gens bien organisés passeraient pour des personnes spontanées à côté de lui. Ses habitudes quotidiennes étaient si rigides que même ses promenades sont devenues une légende locale, ce qui ne donne pas vraiment l’image d’un mondain insouciant. Il savait bien sûr se comporter en société, mais il semble être le genre de personne qui ferait passer une conversation pour une obligation programmée.
5. Ludwig Wittgenstein
Ludwig Wittgenstein avait la réputation d’être d’une telle intensité que les rencontres sociales ressemblaient moins à une conversation qu’à une épreuve philosophique à surmonter. Il était vif d’esprit, exigeant et n’avait pas vraiment le don de mettre les autres à l’aise. Cela ne signifie pas pour autant qu’il manquait de profondeur émotionnelle, car il en avait manifestement beaucoup, mais la chaleur humaine et la facilité dans les relations interpersonnelles n’étaient pas son fort.
6. Howard Hughes
Howard Hughes possédait la fortune, la renommée et l’influence, mais il s’est également fait connaître pour son extrême malaise face aux contacts humains ordinaires. La fin de sa vie, en particulier, est devenue l’incarnation même d’une personne qui s’est tellement repliée sur elle-même que toute vie sociale normale a pratiquement disparu. Avant même cela, il avait la réputation d’être excentrique, ce qui pouvait rendre les interactions tendues. Il est difficile de paraître à l’aise en société quand toute l’assemblée craint de vous déranger.
7. Bobby Fischer
Le génie de Bobby Fischer aux échecs ne se traduisait pas forcément par des relations harmonieuses avec les autres. Il était susceptible, méfiant et réputé pour son caractère difficile, tant en public qu’en privé, créant souvent une atmosphère de tension inévitable partout où il allait. Il existe une certaine forme de malaise qui découle du fait d’être si brillant qu’on en vient à ne plus faire confiance à presque personne autour de soi, et Fischer semblait y vivre en permanence.
8. Nicolas Copernic
On se souvient de Copernic pour avoir bouleversé la vision que l’humanité avait de l’univers. Il semble également avoir été prudent, réservé, et bien plus à l’aise avec les idées qu’avec la mise en avant personnelle. Ce type de personnalité ne se traduit pas toujours par une maladresse manifeste en public, mais se manifeste souvent par une réticence à s’engager dans des conflits sociaux ou professionnels.
9. Jane Austen
À la lecture de ses livres, on constate que Jane Austen comprenait bien les codes sociaux, ce qui pourrait laisser penser qu’elle était naturellement charmante en personne. En réalité, elle pouvait se montrer timide et dotée d’un sens aigu de l’observation, ce qui n’est pas toujours synonyme d’aisance en société. Ceux qui remarquent tout ne sont souvent pas les participants les plus détendus lors d’une réunion, et Austen semble être le genre de personne capable de décrypter l’ambiance d’une pièce tout en s’y sentant légèrement à l’écart.
10. Thomas Edison
Thomas Edison était un inventeur infatigable, mais il n’était pas vraiment réputé pour son caractère doux et facile à vivre. Il pouvait se montrer intense, compétitif et tellement absorbé par son travail que la chaleur humaine passait parfois au second plan. Ce genre de personnalité engendre souvent une certaine gêne : la personne n’est pas timide, mais elle n’est pas particulièrement à l’aise ou facile à côtoyer.
11. Henry Cavendish
Henry Cavendish est sans doute l’un des candidats les plus sérieux de toute cette liste. Il était connu pour sa timidité, évitait les gens autant que possible et, selon certaines sources, communiquait avec ses domestiques par écrit afin d’éviter tout contact direct. C’est ce qu’on appelle un engagement sans faille envers la gêne sociale. S’il existait un prix récompensant ceux qui se compliquent la vie juste pour éviter de parler à quelqu’un, Cavendish serait en lice.
12. Franz Kafka
Franz Kafka était à peu près aussi étrange que ses livres. Il avait ce genre de personnalité introvertie et tourmentée qui fait que l’expression « maladroit en société » semble presque trop légère. Il était complexé, anxieux, et semblait souvent vivre la vie quotidienne comme une erreur administrative quelque peu pénible.
13. Glenn Gould
Glenn Gould était un génie musical doté d’une présence publique merveilleusement singulière, capable de donner un caractère singulier même aux situations les plus simples. Il avait des opinions bien arrêtées, des habitudes inhabituelles et une tendance à faire les choses à sa manière, que cela facilite ou non sa vie en société. Certaines personnes paraissent excentriques d’une manière charmante, tandis que d’autres semblent venir d’une réalité totalement différente. Gould appartenait sans aucun doute à cette deuxième catégorie.
14. Marcel Proust
Marcel Proust a consacré beaucoup de temps à analyser la mémoire, la société et le comportement humain, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il évoluait avec aisance dans la vie sociale. En réalité, il donne souvent l’impression d’être le genre de personne capable d’observer une pièce avec brio tout en souffrant de l’expérience même d’y être présent. Il savait décrire une fête avec brio, mais y assister était une autre affaire.
15. Abraham Lincoln
Abraham Lincoln peut sembler un choix inhabituel ici, compte tenu de sa réputation de grand conteur et d’orateur, mais de nombreux témoignages le décrivent comme maladroit dans son langage corporel et ses manières, malgré ses talents. Il pouvait se montrer drôle, éloquent et profondément émouvant dans le bon contexte, tout en donnant l’impression d’être physiquement mal à l’aise, « ringard » et quelque peu déplacé dans les milieux sociaux plus raffinés. On rapporte également qu’il était timide, surtout en présence des femmes.
16. Alan Turing
Alan Turing comptait parmi les esprits les plus brillants du XXe siècle, mais il avait également la réputation d’être quelque peu anticonformiste sur le plan social. Il pouvait se montrer direct, d’une concentration sans pareille, et peu enclin à se plier aux convenances sociales habituelles pour mettre les autres à l’aise. Cela ne faisait pas de lui quelqu’un de grossier, mais plutôt quelqu’un qui se moquait royalement de certaines attentes.
17. Beethoven
Le génie musical de Beethoven est incontestable, mais ses relations interpersonnelles pouvaient être houleuses, intenses et parfois tout simplement gênantes. Il avait un tempérament difficile, peinait à entretenir des relations et semblait souvent trop absorbé par la force de ses propres émotions pour accorder la priorité à l’aisance sociale. Ce genre de personnalité peut donner naissance à des œuvres d’art inoubliables, mais faire de lui un convive très fatigant.
18. Sir Isaac Pitman
Sir Isaac Pitman, l’inventeur de la sténographie, possédait ce genre de concentration intellectuelle spécialisée qui s’accompagne souvent d’un comportement en société quelque peu singulier. Il n’était pas excentrique au sens théâtral du terme, mais il s’inscrit dans la longue tradition des réformateurs sérieux et des concepteurs de systèmes qui semblent bien plus à l’aise avec les structures qu’avec les interactions humaines spontanées.
19. H. P. Lovecraft
Lovecraft était connu pour entretenir une relation difficile avec le monde qui l’entourait, et cela ne se limitait pas à son écriture. Il pouvait se montrer renfermé, guindé et profondément mal à l’aise face à la différence, au changement et à la souplesse sociale habituelle. Tout cela ne le rendait pas particulièrement agréable, mais cela faisait de lui une personne socialement maladroite, d’une manière durable et très reconnaissable.
20. J. Robert Oppenheimer
J. Robert Oppenheimer pouvait être charismatique, mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il était à l’aise en société. C’était un homme intense, cérébral, capable de donner à des échanges même banals un caractère trop réfléchi et pas assez détendu. Certaines personnes sont maladroites parce qu’elles fuient l’attention, tandis que d’autres le sont parce que leur esprit semble ne jamais quitter le devant de la scène ; Oppenheimer appartenait à cette dernière catégorie.