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Une faille de sécurité qui n’est pas qu’une question de Secret Service

Revenons aux faits. Le 13 juillet 2024, à Butler, en Pennsylvanie, lors d’un meeting de campagne de Donald Trump, un jeune homme nommé Thomas Matthew Crooks, vingt ans, est monté sur le toit d’un bâtiment situé à environ cent cinquante mètres de la scène. Il a tiré huit balles avec un fusil de type AR-15. L’une d’elles a effleuré l’oreille droite de l’ancien président. Une autre a tué Corey Comperatore, un pompier volontaire qui protégeait sa famille de son corps. Deux autres personnes ont été grièvement blessées. Le tireur a été abattu par un sniper du Secret Service quelques secondes plus tard.

Le rapport préliminaire publié dans les semaines suivantes a révélé une cascade d’erreurs. Le toit n’était pas couvert par les agents fédéraux. Des spectateurs avaient signalé un homme suspect bien avant les tirs. La communication entre les forces locales et le Secret Service avait été défaillante. La directrice du Secret Service, Kimberly Cheatle, a démissionné le 23 juillet 2024 sous la pression bipartisane du Congrès. Et le pays entier a découvert, en une journée, que le système censé protéger les figures politiques majeures aux États-Unis comportait des trous béants.

Le précédent qui hante désormais toutes les visites étrangères

Quand un service de sécurité de cette envergure échoue à protéger un homme aussi médiatisé que Donald Trump, qu’est-ce que cela signifie pour les autres ? Pour les chefs d’État étrangers en visite officielle ? Pour les souverains d’une monarchie centenaire qui débarquent avec leurs propres protocoles ? La réponse, brutale, est qu’il n’y a plus de garantie absolue. Et Buckingham le sait.

Les visites d’État américaines sont organisées selon un protocole rigoureux qui implique le Secret Service, le Département d’État, le FBI, et les agences de sécurité du pays invité. Pour un souverain britannique, cela signifie une coopération étroite avec la Royalty and Specialist Protection, l’unité de la Metropolitan Police chargée de la protection rapprochée du monarque. Mais cette coopération ne vaut que si la chaîne américaine fonctionne. Et après Butler, cette chaîne est sous surveillance maximale.

Il y a quelque chose de profondément troublant dans cette équation. Les États-Unis ont longtemps incarné, à tort ou à raison, l’image de la puissance protectrice. Le pays qui sécurise les sommets du G7. Le pays qui fournit des escortes aux dignitaires étrangers. Le pays dont les présidents se déplacent avec des cortèges de soixante véhicules. Et soudain, ce même pays doit rassurer ses alliés sur sa capacité à empêcher qu’on tire sur leurs rois. Cette inversion symbolique, c’est l’événement réel.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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