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Angstrem, la fissure dans la chaîne des semi-conducteurs

Commençons par la cible la plus stratégique. Angstrem n’est pas une usine ordinaire. C’est l’un des rares producteurs russes de semi-conducteurs capables d’alimenter l’industrie militaire du pays. Depuis 2022, le complexe militaro-industriel russe souffre d’une pénurie chronique de micro-puces, conséquence directe des sanctions occidentales qui ont coupé l’accès aux fournisseurs taiwanais et coréens. Pour combler ce trou, Moscou s’est rabattu sur ses propres capacités industrielles, dont Angstrem est l’un des piliers.

Et c’est cette usine, située à Zelenograd, dans l’oblast de Moscou, qui a été frappée cette nuit. Le communiqué de la SBU précise qu’elle se trouve sous sanctions américaines depuis plusieurs années. Toucher Angstrem, ce n’est pas seulement détruire un bâtiment. C’est ralentir la production de drones Shahed russifiés, de missiles de croisière, de systèmes de guerre électronique. C’est forcer Moscou à puiser encore davantage dans ses stocks de composants importés clandestinement via la Chine, la Turquie ou les Émirats arabes unis. C’est creuser un peu plus le déficit structurel qui mine l’industrie de défense russe.

La raffinerie de Moscou et la guerre du carburant

Puis il y a la raffinerie de Moscou. Cible récurrente des frappes ukrainiennes depuis deux ans, mais jamais touchée avec cette intensité. La raffinerie de Moscou traite environ 11 millions de tonnes de pétrole brut par an, ce qui en fait l’une des plus grandes installations de raffinage du pays. Elle alimente directement la région de Moscou en essence, en diesel, en kérosène pour les aéroports civils et militaires.

La frapper, c’est frapper le carburant de la machine de guerre russe. Les chars russes en Ukraine roulent au diesel raffiné dans des installations comme celle-ci. Les avions de la base aérienne de Khmeimim en Syrie, les chasseurs Su-34 qui bombardent Kharkiv, les bombardiers stratégiques Tu-95 qui lancent les Kh-101 sur Kyiv — tous dépendent de la chaîne logistique du carburant russe. Et cette chaîne, depuis 2024, ne cesse de se fissurer sous les coups des drones ukrainiens.

Une raffinerie qui brûle à Moscou, ce sont des chars qui s’arrêtent dans le Donbass. Le lien est invisible, mais il est direct.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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