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Une généalogie que les milliardaires préfèrent oublier

Sanders construit sa tribune autour d’une vérité que l’industrie technologique évite soigneusement de mettre en lumière. L’intelligence artificielle moderne n’est pas née dans un garage. Elle est née dans des laboratoires financés par le contribuable américain. Le sénateur rappelle que la DARPA, agence de recherche du Pentagone, a soutenu pendant des décennies les travaux sur les réseaux de neurones, le traitement du langage naturel, la vision par ordinateur. Il rappelle que la National Science Foundation a injecté des milliards dans les universités où ont été formés les chercheurs aujourd’hui débauchés à coups de salaires à neuf chiffres par OpenAI ou Anthropic. Il cite le MIT, Stanford, Berkeley, Carnegie Mellon, lieux où les algorithmes fondamentaux ont été conçus avec de l’argent public, avant d’être privatisés par capillarité. La thèse est limpide. Le risque a été socialisé pendant cinquante ans. Le profit, lui, est en train d’être verrouillé dans une poignée de coffres-forts.

Le sénateur ne s’arrête pas là. Il évoque les données d’entraînement, ces océans textuels et visuels aspirés sur Internet sans consentement explicite, sans rémunération, sans cadre légal stable. Les écrits des journalistes, les illustrations des artistes, les photographies des amateurs, les conversations publiques, les forums médicaux, les archives gouvernementales : tout a été ingéré pour bâtir des modèles dont la valorisation se mesure désormais en centaines de milliards. OpenAI est valorisée à plus de 300 milliards de dollars selon les dernières estimations de tours de table en 2025. Anthropic dépasse les 60 milliards. Sanders soutient que cette valeur n’a pas été créée à partir de rien. Elle a été extraite. Et lorsqu’on extrait une ressource collective pour la transformer en fortune privée, l’histoire économique américaine a un nom pour cela : la rente. Sanders propose simplement que la rente revienne en partie à ceux qui l’ont rendue possible.

Il y a quelque chose de profondément troublant à voir des entreprises facturer aux écoles publiques l’accès à des modèles construits avec les écrits de leurs propres enseignants. Le mot circularité ne suffit plus. C’est une boucle qui se referme sur les épaules de ceux qui n’ont jamais été invités à la table.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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