L’histoire regorge de souverains puissants, d’esprits brillants et de magnats incroyablement riches qui pouvaient s’offrir tout ce qu’ils désiraient. On pourrait penser qu’une montagne d’argent inciterait quiconque à mener une vie confortable, mais certains personnages historiques ont poussé l’avarice à un niveau effrayant. Qu’il s’agisse d’accumuler des bouts de papier ou de refuser de payer des frais médicaux de base, ces accumulateurs compulsifs issus de l’élite ont prouvé qu’une fortune colossale n’allait pas de pair avec la générosité.
1. La vie austère de Hetty Green
Surnommée la « sorcière de Wall Street », cette investisseuse avisée s’est bâti un empire valant des centaines de millions. Pourtant, elle refusait catégoriquement d’allumer le chauffage ou d’utiliser de l’eau chaude chez elle. Elle portait la même robe noire tous les jours jusqu’à ce qu’elle tombe en lambeaux et ne laissait sa blanchisseuse laver que l’ourlet du bas, le plus sale, afin d’économiser le savon.
2. Le « Payphone Mansion » de J. Paul Getty
Bien qu’il ait fini par être désigné comme l’Américain le plus riche de son vivant, ce magnat du pétrole détestait que ses invités utilisent les téléphones de sa maison pour passer des appels longue distance. Il décida d’installer une cabine téléphonique à pièces directement dans son manoir afin que ses invités puissent s’en servir à la place. Getty est même resté dans les mémoires pour avoir refusé de payer une rançon lorsque son petit-fils fut kidnappé.
3. Les astuces de Charlie Chaplin pour échapper à la facture
Cette icône d’Hollywood gagnait des millions chaque année grâce à ses films, mais il aimait thésauriser son argent comme s’il était sans le sou. S’il sortait dîner avec des amis, soit il oubliait son portefeuille exprès, soit il « s’excusait » au moment de l’addition.
4. John Elwes, l'inspirateur de Scrooge
Ce politicien britannique conservateur avait hérité de sa fortune, mais détestait allumer une bougie, si bien qu’il vivait dans l’obscurité totale. Il mangeait des aliments avariés pour éviter de dépenser de l’argent en courses. Son mode de vie étrange a attiré l’attention des écrivains et a fini par servir de source d’inspiration directe au célèbre personnage de fiction Ebenezer Scrooge, l’avare.
5. Le style « d'occasion » d'Ingvar Kamprad
Le fondateur milliardaire d’IKEA aurait pu posséder une flotte de voitures de sport, mais il a préféré conduire une Volvo cabossée vieille de quinze ans. Il aurait acheté la quasi-totalité de ses vêtements dans des brocantes locales pour éviter de payer le prix fort. Et il voyageait systématiquement en classe économique pour tous ses déplacements professionnels.
6. Le trésor secret de Michel-Ange
Alors qu’il peignait de magnifiques chefs-d’œuvre pour de riches papes, cet artiste légendaire de la Renaissance vivait dans une misère totale, dans une chambre insalubre. Il prenait rarement la peine de changer de vêtements, ni même d’enlever ses bottes. On raconte que celles-ci auraient fini par se coller à sa peau au fil du temps.
7. Les boutons marqués de Cary Grant
Cette vedette hollywoodienne au charme irrésistible était incroyablement riche, mais la pauvreté de son enfance lui avait laissé une peur panique de perdre son argent. Il était connu pour faire payer ses autographes à ses fans et allait même jusqu’à facturer à ses invités le linge qu’ils faisaient laver pendant leur séjour chez lui. À la maison, il découpait soigneusement les boutons de ses vieilles chemises usées et les conservait précieusement.
8. Aristote Onassis a négocié le prix de l'eau
Ce magnat grec de la marine marchande comptait parmi les hommes les plus riches de la planète. Pourtant, il restait obsédé par les moindres dépenses domestiques. Il avait pour habitude de faire le tour de ses immenses yachts pour s’assurer que l’équipage ne gaspillait pas l’eau douce, si coûteuse, ou ne laissait pas les lumières allumées dans les pièces vides.
9. Henry Cavendish : fidèle à un seul maillot
Ce brillant scientifique britannique, qui avait découvert l’hydrogène, possédait une immense fortune héritée qu’il choisissait pour ainsi dire d’ignorer. Il portait toujours le même frac vert, démodé et défraîchi. Comme il détestait dépenser de l’argent pour acheter de nouvelles choses ou côtoyer les gens, il avait ordonné à ses domestiques de ne communiquer avec lui que par des notes écrites.
10. Les « Hay Bands » de Daniel Dancer
Cet avare anglais du XVIIIe siècle poussait l’économie à l’extrême en refusant d’acheter de la ficelle pour maintenir ses vêtements en place. Il s’enroulait des bandes de foin usagé autour des jambes au lieu d’acheter des chaussettes. Sa maison tombait littéralement en ruine, mais il refusait de payer les réparations, préférant cacher ses pièces d’or dans les murs délabrés.
11. Les contrôles des ampoules électriques de Thomas Edison
L’inventeur dirigeait ses ateliers avec la rigueur d’un milliardaire à l’œil de lynx, contrôlant de près les dépenses. Il vérifiait régulièrement les fiches de présence de ses employés et les sanctionnait s’ils prenaient trop de jours de congé maladie. Malgré son immense succès, il se plaignait sans cesse du coût du matériel de recherche et exigeait de ses assistants qu’ils travaillent à un rythme effréné.
12. La réserve de papier de Benjamin Franklin
Le père fondateur des États-Unis adorait faire des économies, c’est pourquoi il ne jetait jamais rien qui puisse être réutilisé. Il conservait tout le papier vierge issu de son imprimerie pour y griffonner des notes dans les petites marges. Il ne se déplaçait qu’à pied et avait tellement peur de dépenser de l’argent qu’il thésaurisait ses centimes.
13. Les inspections de cuisine de Lady Astor
La première femme à siéger au Parlement britannique était issue d’une famille aisée. Elle aimait pourtant se faire du souci pour le budget de sa cuisine. Elle inspectait minutieusement les livraisons d’œufs et de viande pour s’assurer que ses cuisiniers ne volaient pas de nourriture ou ne lui facturaient pas trop cher.
14. L'habitude de George Bernard Shaw d'envoyer des cartes postales
Le célèbre dramaturge adorait donner son avis, mais détestait dépenser de l’argent en frais de port. Il rédigeait la moitié de ses lettres au dos de cartes postales, en écrivant de minuscules caractères pour qu’elles prennent moins de place. George Bernard Shaw partait du principe que si les autres voulaient découvrir son génie, ils n’auraient qu’à plisser les yeux pour déchiffrer son écriture serrée.
15. Les repas gratuits de J. M. Barrie
L’auteur du célèbre conte « Peter Pan » gagnait des millions grâce à ses écrits, mais comptait sur ses amis pour se nourrir. Il s’attardait dans leurs résidences d’été pendant des semaines, simplement pour profiter de la nourriture et de l’hébergement gratuits. Lorsque Barrie était contraint d’organiser des dîners, il servait des repas maigres qui laissaient ses invités affamés.
16. L'éteignoir de John Churchill
Le premier duc de Marlborough était issu d’une famille aisée. Pourtant, il parcourait souvent son propre manoir en éteignant les bougies au passage. Après avoir pris part à des campagnes militaires, Churchill fit fortune et continua à conduire sa calèche sous la pluie pour ne pas abîmer les roues.
17. Les déjeuners bon marché de Russell Sage
Ce financier de l’Âge d’or possédait une fortune de plusieurs dizaines de millions de dollars, mais il refusait de dépenser plus de quelques centimes pour son déjeuner. Il se rendait chaque jour à pied dans une boulangerie bon marché pour acheter une simple part de tarte. Il était également connu pour porter des costumes bon marché prêts-à-porter.
18. Les rubans réutilisés de la reine Victoria
Cette souveraine puissante régnait sur un immense empire mondial. Elle exerçait pourtant un contrôle étonnamment strict sur les dépenses de la maison royale. Elle exigeait que tous les papiers d’emballage et rubans décoratifs de ses cadeaux soient soigneusement lissés et conservés en vue d’une utilisation future.
19. L'angoisse des pourboires de Groucho Marx
Ce comédien emblématique gagnait très bien sa vie sur scène et à l’écran. Mais l’idée de donner un pourboire aux serveurs le plongeait dans une panique totale. Il calculait au centime près le pourboire minimum possible et se disputait souvent avec les serveurs au sujet du prix des accompagnements.
20. La chambre froide du duc de Wellington
L’homme qui a remporté la célèbre victoire contre Napoléon à Waterloo vivait dans un immense domaine, mais refusait catégoriquement de payer pour un chauffage convenable. Il maintenait sa chambre à coucher à une température proche de zéro et dormait sur un simple lit de camp dur, bien après la fin de sa carrière militaire. Il était sincèrement convaincu que dépenser de l’argent pour son confort personnel affaiblissait le caractère d’un homme ; il préférait donc grelotter de froid plutôt que de se séparer de son argent.