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Un milliard de dollars encaissé avant que personne ne pose de questions

Le Wall Street Journal a publié les chiffres en décembre 2025 : depuis le lancement de World Liberty Financial, la famille Trump a perçu environ 1 milliard de dollars en revenus nets des ventes de tokens. Le mécanisme est simple, brutal, et inscrit dans les contrats : la famille Trump reçoit 75 % des produits nets de chaque vente de token. Pas 10 %. Pas 25 %. Soixante-quinze pour cent. C’est la part d’un souverain dans un contrat de concession coloniale du XIXe siècle.

Donald Trump est président des États-Unis. Il nomme les régulateurs qui surveillent les marchés de cryptomonnaies. La Securities and Exchange Commission, sous son administration, a suspendu ou abandonné plus d’une douzaine de poursuites contre des entreprises crypto depuis janvier 2025. Justin Sun lui-même en a bénéficié directement : la SEC l’avait poursuivi pour fraude dans une plainte fédérale déposée devant le tribunal du district sud de New York. Après l’élection de Trump, la SEC a demandé une pause dans la procédure pour explorer une « résolution potentielle ». Cette résolution est arrivée en mars 2026 : un règlement à 10 millions de dollars. Pour un homme qui venait d’investir 75 millions dans l’entreprise de la famille de celui qui dirige les régulateurs. La géométrie de cet arrangement ne demande pas d’explication.

Il existe un mot pour un système où l’on achète la protection d’un pouvoir en investissant dans ses affaires personnelles pendant qu’il nomme les juges et les régulateurs. Ce mot n’est pas « innovation financière ».

Zach Witkoff au centre du dispositif

Le 1er mai 2025, à Dubaï, lors du salon Token 2049, Eric Trump tenait un microphone sur une scène face à un parterre de professionnels de la cryptomonnaie. À sa gauche, Zach Witkoff. À sa droite, Justin Sun. Les photographes de l’Associated Press ont immortalisé l’image. Trois hommes. Un écosystème. Onze mois plus tard, deux d’entre eux s’affrontent devant un tribunal fédéral américain. La scène de Dubaï ressemble maintenant à une photo de mariage dont on a oublié que le divorce était déjà programmé.

Zach Witkoff est le fils de Steve Witkoff, l’homme que Donald Trump a envoyé négocier avec l’Iran, avec la Russie, avec Gaza. Le père est l’émissaire de la paix. Le fils dirige une entreprise crypto qui, selon la plainte déposée le 22 avril, gèle des avoirs privés sans procédure légale identifiable. Ces deux réalités coexistent dans la même famille, dans la même orbite présidentielle, dans la même semaine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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