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21 millions de barils par jour : la mécanique du chantage

Selon l’Energy Information Administration américaine, 21 millions de barils traversent Ormuz quotidiennement. 76% partent vers l’Asie — Chine, Japon, Corée du Sud, Inde. L’Europe en dépend pour environ 10% de ses importations. Mais le marché du pétrole est mondial : si l’Asie panique, le baril Brent flambe à Rotterdam.

Le scénario d’un blocage de 30 jours ferait grimper le baril au-dessus de 150 dollars, selon les modélisations de Goldman Sachs publiées en juin 2024. À 150 dollars le baril, l’essence en France passe la barre des 2,30 euros le litre. Gabriel Attal, ancien Premier ministre, plaide déjà pour le maintien du plafonnement. Il anticipe.

La flotte fantôme et les pétroliers qui n’ont plus d’identité

Depuis les sanctions occidentales contre Moscou et Téhéran, une « flotte fantôme » de plus de 600 pétroliers sillonne Ormuz sous pavillons douteux, transpondeurs éteints, assurances opaques. Ces navires ne sont plus des navires : ce sont des cibles flottantes.

Les Gardiens de la Révolution iraniens en arraisonnent régulièrement depuis avril 2024 — le MSC Aries, saisi le 13 avril 2024, n’a été libéré qu’au compte-gouttes. Chaque saisie est un message. Chaque message coûte des milliards à l’économie réelle.

On parle de barils, de transpondeurs, de pavillons. On oublie que dans la cale de chaque pétrolier, il y a vingt marins philippins, indiens, ukrainiens, qui dorment mal. Eux ne sont pas des chiffres. Ils sont les premiers à mourir si quelqu’un appuie sur la gâchette.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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