Les animaux travaillent aux côtés des humains depuis très longtemps, généralement pour des raisons pratiques. Les chevaux transportaient des cavaliers, les chiens gardaient les campements, les bœufs tiraient des charrettes et les chats chassaient les rongeurs. Les histoires les plus insolites remontent à des moments où quelqu’un a remarqué le talent d’un animal et a tout de même trouvé le moyen de le rendre utile. Un nez fin, un cri puissant, un petit gabarit ou une force hors du commun pouvaient soudainement s’avérer utiles dans une mine, une cuisine, une zone de guerre ou une gare de triage. Ces 20 animaux ont fini par accomplir des tâches qui semblent encore surprenantes aujourd’hui.
1. Jack, le babouin des chemins de fer
Dans les années 1880, un babouin chacma nommé Jack a aidé James Wide, un signaleur ferroviaire handicapé vivant près d’Uitenhage, en Afrique du Sud. Jack aurait appris, sous surveillance, à pousser le chariot de Wide et à actionner les leviers de signalisation, ce qui fit de lui l’un des premiers, voire le seul, babouin à avoir travaillé dans les chemins de fer.
2. Les abeilles
Dans le cadre de travaux de recherche, des abeilles ont été entraînées à réagir à l’odeur de substances explosives. La méthode exploitait leur instinct naturel de recherche de nourriture : les insectes ont ainsi appris à associer certaines odeurs chimiques à une récompense sous forme de sirop de sucre. Minuscules, duveteuses, elles ont été, d’une certaine manière, recrutées pour des missions de sécurité.
3. Les furets
On utilise les furets pour faire passer des cordons, des fils et des câbles dans des espaces étroits où ni les personnes ni les outils ne peuvent passer. Leur corps long et élancé les rend particulièrement utiles dans les conduits, les tuyaux, les interstices muraux et les tunnels.
4. Les rats
Des rats géants africains à poche ont été dressés pour détecter les mines terrestres et les traces d’explosifs dans d’anciennes zones de conflit. Leur faible poids leur permet de traverser des terrains dangereux sans déclencher la plupart des mines à pression, tandis que leur odorat très développé aide les maîtres-chiens à repérer les zones à risque.
5. Les chiens de tourniquet
Autrefois, en Grande-Bretagne, on élevait des chiens de tournebroche pour qu’ils courent à l’intérieur de roues qui faisaient tourner la viande à rôtir au-dessus d’un feu ouvert. C’était un travail pénible, fatigant et répétitif, et on utilisait parfois ces chiens par paires pour qu’ils puissent se relayer. C’est une idée ingénieuse, mais nous sommes vraiment contents de ne plus avoir besoin de chiens pour faire ça aujourd’hui.
6. Les pigeons
Les pigeons voyageurs transmettaient de courts messages en temps de guerre, surtout lorsque les autres moyens de communication faisaient défaut. Pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, ils ont bravé des conditions périlleuses pour acheminer des informations entre les soldats, les navires et les postes de commandement. On se moque beaucoup des pigeons aujourd’hui, mais leur rôle en temps de guerre mérite davantage de respect.
7. Les éléphants
Les armées de l’Antiquité utilisaient des éléphants de guerre, notamment en Inde, en Perse et dans certaines régions du monde méditerranéen. Leur taille les rendait redoutables sur le champ de bataille, en particulier face à des soldats qui n’avaient jamais affronté des animaux d’une telle envergure au combat.
8. Les orques
Près d’Eden, en Nouvelle-Galles du Sud, des récits et des archives locales font état d’orques collaborant avec des baleiniers à terre dans la baie de Twofold. L’orque la plus célèbre, Old Tom, est entrée dans l’histoire de la chasse à la baleine de la région après avoir aidé à rabattre les baleines à fanons vers les bateaux. C’était une relation étrange, mais utile.
9. Les dauphins
Les dauphins ont été dressés pour effectuer des missions militaires sous-marines grâce à leur rapidité, leur intelligence et leur capacité d’écholocation. Ils permettent de localiser des objets dans les ports, les eaux côtières et les zones plus profondes où la turbidité de l’eau rend les recherches humaines difficiles.
10. Les oies
Selon la tradition romaine, les oies sacrées du Capitole auraient donné l’alerte lors d’une attaque nocturne menée par les Gaulois en 390 avant J.-C. L’histoire raconte que leurs cris auraient réveillé les défenseurs alors que le danger avait déjà échappé à la vigilance des autres gardes.
11. Phoques
On a équipé des phoques de capteurs qui recueillent des données océanographiques lorsqu’ils plongent. Leurs déplacements permettent aux chercheurs de mesurer des paramètres tels que la température, la salinité et la profondeur dans des eaux isolées, y compris dans les régions polaires difficiles d’accès. Ces animaux si habiles ont fourni des données que l’homme n’aurait pas pu recueillir facilement par ses propres moyens.
12. Bovins
Le bétail peut réduire la végétation sèche en paissant dans des zones soigneusement sélectionnées. Dans certaines régions de l’Ouest américain, le pâturage ciblé a fait l’objet d’études en tant que moyen de créer des pare-feu et de réduire le risque d’incendies de forêt. Les animaux ne sont pas des pompiers, mais avec une gestion adéquate, leurs habitudes alimentaires peuvent contribuer efficacement à la prévention.
13. Les anguilles électriques
Les anguilles électriques ont davantage servi de source d’inspiration pour l’électricité moderne qu’elles n’ont réellement alimenté quoi que ce soit de précis. Leurs organes électriques spécialisés ont inspiré des recherches sur des sources d’énergie souples et flexibles qui utilisent des matériaux empilés pour imiter certains aspects de la biologie de l’anguille.
14. Serpents
Certains spas et établissements de bien-être originaux ont recours à des serpents non venimeux dans le cadre de leurs massages. Le principe repose sur le poids et les mouvements des serpents sur le corps. Pour certaines personnes, cela peut être relaxant. Pour d’autres, c’est une façon coûteuse de découvrir qu’elles ne sont pas aussi calmes qu’elles le pensaient.
15. Lin Wang, L'éléphant en temps de guerre
Lin Wang était un éléphant d’Asie qui avait été affecté à des missions de transport militaire pendant la Seconde Guerre mondiale en Birmanie. Après la guerre, il fut emmené à Taïwan, où il devint par la suite une vedette du zoo et vécut pendant des décennies. Son histoire dégage une certaine douceur après toutes ces péripéties de la guerre, car il est rare que des animaux ayant connu la guerre connaissent une fin aussi paisible que la sienne.
16. Le roi Neptune, le cochon de la collecte de fonds
King Neptune était un cochon originaire de l’Illinois qui est devenu la mascotte de la campagne de vente d’obligations de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale. Grâce à ses apparitions publiques et à des ventes aux enchères symboliques, il a permis de récolter une importante somme d’argent pour l’USS Illinois.
17. Wojtek, l'ours des munitions
Wojtek était un ours brun de Syrie adopté par des soldats polonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’est intégré à l’unité et est resté dans les mémoires pour avoir aidé à transporter des caisses de munitions pendant la campagne d’Italie.
18. Canaries
On utilisait des canaris dans les mines car ils réagissaient rapidement aux gaz dangereux tels que le monoxyde de carbone. Les mineurs les emmenaient sous terre pour qu’ils servent de système d’alerte précoce, et tout signe de détresse chez l’oiseau indiquait que l’air pouvait être irrespirable. Ce n’est pas agréable d’y penser, mais leur sacrifice a permis de sauver la vie de très nombreux hommes dans des conditions extrêmement dangereuses.
19. Les chats
En temps de guerre, on utilisait des chats pour chasser les rats, notamment dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, où les rongeurs gâtaient la nourriture et propageaient des maladies. Ils apportaient également un peu de réconfort aux soldats dans ces lieux insalubres, effrayants et marqués par le deuil. Même un chat à demi-sauvage qui se faufilait dans une tranchée pouvait être perçu comme un petit rappel de la vie de tous les jours.
20. Chameaux
Les chameaux transportaient le ravitaillement et les soldats blessés lors des campagnes dans le désert, où la chaleur, le sable et les distances rendaient les déplacements difficiles. Certains étaient équipés de supports ressemblant à des civières, ce qui permettait de transporter les blessés sur des terrains inaccessibles aux chevaux et aux véhicules à roues.