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Du 2 avril au chaos juridique : six mois de montagnes russes

La séquence 2026 est vertigineuse. Le 2 avril 2026, Trump signe une proclamation adjustant les tarifs Section 232 : 50 % sur l’acier, l’aluminium et le cuivre purs, 25 % sur les produits dérivés, 15 % sur certains équipements industriels. Le 6 avril, ces taux entrent en vigueur. Le 8 avril, il annonce des tarifs de 50 % sur les pays qui fournissent à l’Iran des armes militaires, dans le sillage d’un cessez-le-feu américano-iranien. La liste des pays visés inclut implicitement la Chine, la Russie, la Turquie et le Pakistan.

Puis survient le séisme juridique du 20 février 2026 : la Cour suprême, dans une décision 6 contre 3, invalide les tarifs IEEPA, estimant que Trump avait excédé ses pouvoirs présidentiels. En quelques heures, Trump riposte avec un nouveau tarif global de 10 % sous la Section 122. En mai, un tribunal de commerce invalide cette Section 122. Une cour d’appel fédérale gèle la décision. Le feuilleton juridique est toujours en cours — et pendant ce temps, les tarifs continuent d’être perçus à la frontière, en attente de remboursements qui pourraient prendre plus d’un an.

L’accord avec Taïwan : le tarif qui change la donne stratégique

Dans ce chaos, un accord ressort comme structurant. Le 16 janvier 2026, Washington et Taipei annoncent un accord commercial bilatéral : les tarifs sur la plupart des exportations taïwanaises passent de 20 % à 15 %, certains produits tombent à zéro. En contrepartie, des entreprises taïwanaises s’engagent à investir 250 milliards de dollars dans la production américaine de semiconducteurs, d’énergie et d’intelligence artificielle, plus 250 milliards supplémentaires en garanties de crédit. Dans la logique Trump, les tarifs sont un levier de négociation. Le résultat taïwanais illustre que cette mécanique peut fonctionner — quand l’autre partie a quelque chose d’irremplaçable à offrir.

Ce n’est pas un hasard si ce deal a précédé la proclamation Section 232 sur les semiconducteurs du 14 janvier 2026 : un tarif de 25 % sur les puces avancées importées, avec des exemptions pour les importations destinées à soutenir l’expansion de la chaîne d’approvisionnement technologique américaine. Trump négocie d’abord, taxe ensuite — ou inversement selon les circonstances. La cohérence n’est pas son fort. L’efficacité à court terme, si.


L’accord avec Taïwan est probablement le seul vrai succès tarifaire de Trump en 2026. Il a extrait 500 milliards de dollars d’engagements en échange d’une modeste réduction douanière. C’est du Trump pur jus : brutal, asymétrique, mais pas idiot. Le problème, c’est qu’on ne peut pas refaire ce coup avec tout le monde.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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