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De l’accord de 1981 au JCPOA : une longue histoire de promesses

Pour comprendre pourquoi la feuille de route de 2026 est à la fois prometteuse et fragile, il faut la replacer dans la longue histoire des relations américano-iraniennes. Depuis la Révolution islamique de 1979, les deux pays ont connu une succession d’épisodes alternant hostilité ouverte et tentatives de normalisation. Les Accords d’Alger de 1981 ont libéré les otages américains. La révélation du programme nucléaire iranien en 2002 a déclenché une nouvelle ère de sanctions et de négociations. Le JCPOA de 2015 semblait avoir trouvé une formule — avant que Trump ne l’abandonne en 2018.

Chacun de ces cycles a laissé des cicatrices institutionnelles et une méfiance accumulée de part et d’autre. Les négociateurs américains se souviennent de comment Téhéran a redéfini les engagements du JCPOA progressivement, rendant la vérification de plus en plus difficile. Les négociateurs iraniens se souviennent de comment Trump a abandonné unilatéralement un accord que l’Iran respectait selon l’AIEA. Ces souvenirs institutionnels forment le contexte psychologique dans lequel la feuille de route de 2026 tente de construire quelque chose de durable. Negocier avec la mémoire de toutes les trahisons passées est un exercice psychologique aussi complexe que le problème technique lui-même.

Pourquoi 2026 est différent — ou peut-être pas

Plusieurs facteurs distinguent la situation de 2026 des négociations précédentes. L’Iran a un niveau d’enrichissement uranium considérablement plus élevé qu’en 2015 — proche du seuil militaire — ce qui crée une urgence plus grande pour un accord mais aussi des exigences de démantèlement plus importantes. L’économie iranienne est dans un état plus critique, ce qui renforce la motivation de Téhéran pour un accord économique. Et la médiation Pakistan-Qatar offre un canal moins chargé politiquement que les formats multipuissances du passé.

En revanche, les factions dures iraniennes sont plus puissantes qu’en 2015, après avoir consolidé leur position post-Rohani. Le Congrès américain est plus méfiant vis-à-vis d’un accord avec l’Iran qu’en 2015. Et la situation régionale — guerre en Ukraine, tensions à Taïwan, instabilité en Israël-Gaza — crée un environnement géopolitique global plus volatile qui peut interférer à tout moment avec les négociations bilatérales. 2026 est différent — mais pas nécessairement de la façon la plus favorable à un accord.


La variable que je surveille le plus dans cette négociation n’est pas le calendrier ou les positions officielles — c’est l’état de santé du Guide suprême Khamenei et la dynamique de succession qui s’opère en Iran. Un Iran en transition à la tête de l’État est un Iran où toute décision stratégique majeure est incertaine, où les factions rivalisent pour définir la posture post-Khamenei. Signer un accord nucléaire majeur pendant une transition de pouvoir informelle et non annoncée, c’est signer avec une entité dont la continuité de l’engagement n’est pas garantie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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