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D’où vient ce déficit ?

Le déficit budgétaire russe de plus de 80 milliards de dollars est le produit direct de la guerre et des sanctions. Côté dépenses, le budget militaire russe a explosé : de 4 % du PIB avant l’invasion, il est passé à plus de 8 à 9 % du PIB estimé en 2026, absorbant une part croissante des ressources de l’État. Les soldes des soldats, les primes aux familles des tués, le financement de la production d’armements, le coût des réparations des équipements détruits — tout cela représente des dizaines de milliards de dépenses incompressibles.

Côté recettes, les sanctions ont réduit les revenus pétroliers et gaziers qui constituent la principale source de financement de l’État russe. Le plafonnement du prix du pétrole russe à 60 dollars le baril, imposé par le G7 et les pays de l’UE, a contraint la Russie à vendre son brut à prix réduit à des acheteurs alternatifs — Chine, Inde, Turquie — avec des rabais significatifs. Le maintien du mur de sanctions économiques de l’UE jusqu’en 2027, confirmé par Euromaidan Press le 26 juin 2026, garantit que cette pression continuera.

Le financement du déficit : les mécanismes de l’insoutenabilité

Pour financer ce déficit, la Banque centrale de Russie a maintenu un taux directeur record d’environ 21 %. Cette politique vise à contenir l’inflation et à soutenir le rouble, mais à un coût considérable pour l’économie productive : le crédit est prohibitif pour les entreprises, l’investissement productif s’effondre, et le service de la dette publique devient de plus en plus lourd. Les obligations d’État russes ont subi une chute significative à mesure que les marchés anticipent l’augmentation des dépenses de guerre, selon le Moscow Times du 22 juin 2026, avec des rendements atteignant environ 15 %.

Le Fonds national de richesse russe, constitué des réserves accumulées lors des années de pétrole cher, a été progressivement amputé pour combler les déficits. De plusieurs centaines de milliards de dollars au début du conflit, il s’est considérablement réduit. Combien reste-t-il exactement ? Les chiffres officiels sont suspects. Mais même les estimations les plus optimistes pour la Russie suggèrent que ce coussin de sécurité ne peut absorber les déficits actuels pendant encore longtemps.


Il y a quelque chose d’irréel dans le fait que Poutine finance sa guerre en brûlant les réserves accumulées grâce à nos achats de pétrole et de gaz des vingt dernières années. Nous avons, sans le vouloir, pré-financé cette guerre. C’est une raison supplémentaire de nous assurer qu’elle se termine par la défaite russe.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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