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670 000 demandes de visa par des Russes — et les camps d’opposition

Les chiffres disponibles éclairent les réticences de Paris et Rome sous un jour différent. L’an dernier, les ressortissants russes ont déposé plus de 670 000 demandes de visa Schengen. Et la France, l’Italie et l’Espagne ont représenté à elles seules les trois quarts de toutes ces demandes. Les intérêts touristiques, économiques et relationnels en jeu ne sont pas négligeables. Certains de ces Russes qui voyagent en Europe sont des dissidents, des journalistes, des opposants au régime de Poutine. Une interdiction trop large les affecterait injustement.

Ce n’est pas ce que propose von der Leyen. La proposition cible spécifiquement les anciens militaires ayant combattu en Ukraine — pas l’ensemble de la population russe. Mais la crainte d’un glissement, d’une extension future, semble suffire à paralyser deux des plus grands États membres de l’UE. Le résultat concret : une mesure qui pourrait signifier quelque chose reste dans les limbes de la négociation européenne.

1,5 million de vétérans russes — la portée de la mesure

Environ 1,5 million de vétérans russes seraient potentiellement concernés par cette interdiction. Ce chiffre énorme reflète l’ampleur de l’effort de guerre russe. La Russie a mobilisé des centaines de milliers de soldats depuis 2022, y compris par des mobilisations partielles controversées. Beaucoup de ces hommes ont participé à des opérations documentées comme des crimes de guerre : exécutions de civils, bombardements d’infrastructures civiles, déportations d’enfants ukrainiens.

L’idée qu’un nombre significatif de ces individus pourrait obtenir un visa Schengen et se promener librement à Paris, Milan ou Berlin n’est pas abstraite. Des cas documentés ont déjà émergé. L’interdiction proposée est une réponse proportionnée à cette réalité. Elle ne résout pas tout — les fraudeurs existeront toujours — mais elle envoie un signal clair : l’Europe ne sera pas un refuge pour ceux qui ont porté les armes contre l’Ukraine.


1,5 million de vétérans potentiellement concernés. Et on hésite ? Je comprends les nuances juridiques, je comprends les dissidents russes qui méritent notre protection. Mais je ne comprends pas qu’on puisse peser ces considérations administratives contre la réalité de ce que ces soldats ont fait en Ukraine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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