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Ce que dit réellement l’accord russo-nord-coréen

Le traité signé le 19 juin 2024 à Pyongyang est officiellement intitulé «Traité de partenariat stratégique global». Mais derrière ce langage diplomatique feutré se cache une réalité nue: une clause d’assistance mutuelle automatique en cas d’agression armée contre l’une des deux parties, calquée explicitement sur les mécanismes de l’Article 5 de l’OTAN. C’est un signal direct adressé à Washington et à Bruxelles: l’axe autoritaire construit ses propres structures d’alliance collective.

L’accord couvre également les domaines économique, technologique et spatial. La Russie a partagé avec la Corée du Nord des technologies balistiques qui ont considérablement amélioré les capacités de Pyongyang. En retour, Kim Jong-un a fourni à Moscou des millions d’obus d’artillerie de calibre 152 mm et des missiles balistiques KN-23, qui ont depuis frappé des villes ukrainiennes. Ce n’est pas un échange commercial anodin: c’est une contribution directe à la destruction de l’Ukraine.

Deux ans de livraisons d’armement : un bilan accablant

Depuis la signature du traité, les livraisons d’armes nord-coréennes vers la Russie ont été massives et documentées. Les estimations varient selon les sources, mais le consensus des services de renseignement occidentaux pointe vers plus de trois millions d’obus livrés, auxquels s’ajoutent des missiles, des lanceurs et du matériel militaire divers. Ces munitions ont permis à l’armée russe de maintenir un rythme de feu que ses propres usines d’armement n’auraient pu soutenir seules.

En échange, la Corée du Nord a reçu non seulement des technologies militaires, mais aussi du carburant, des matières premières et une couverture diplomatique précieuse au Conseil de sécurité de l’ONU. Moscou bloque systématiquement toute résolution de condamnation visant Pyongyang. C’est un marché de dupes pour l’humanité, mais un marché parfaitement rationnel pour deux régimes qui n’ont que faire des normes internationales.


Je veux être précis: ce n’est pas une surprise. Les experts qui suivent la Corée du Nord savaient depuis des années que Pyongyang était prête à monétiser ses surplus d’armement. Ce qui est surprenant, c’est la vitesse à laquelle ce partenariat s’est institutionnalisé, la profondeur de la coopération, et l’absence totale de coût imposé par l’Occident à la Russie pour cette alliance monstrueuse.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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