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La formule de paix ukrainienne : encore et toujours

La formule de paix ukrainienne en dix points — retrait des forces russes, libération des prisonniers, réparations, garanties de sécurité, justice pour les crimes de guerre — a été réaffirmée par Zelensky dans de multiples contextes en juin 2026. Cette formule est cohérente avec le droit international. Elle part du principe que l’Ukraine a des droits que la Russie est tenue de respecter, non pas des concessions à accorder. Mais elle n’est pas maximaliste au sens où elle refuserait tout dialogue — elle pose les conditions d’un dialogue équitable, pas d’une capitulation déguisée.

Il est significatif que Zelensky ait maintenu cette formule publiquement même dans un contexte où des pressions s’exercent sur l’Ukraine pour «faire des compromis». Des diplomates occidentaux, des think tanks, certains gouvernements — sans toujours le dire publiquement — ont suggéré à Kyiv d’assouplir certaines de ses positions pour faciliter un accord. Zelensky a résisté à ces pressions, non pas par intransigeance mais par cohérence : une paix qui sacrifie la souveraineté ukrainienne n’est pas une paix, c’est une invitation à la prochaine agression.

La campagne de 40 jours : la diplomatie par les actes

L’annonce par Zelensky d’une campagne de pression militaire de 40 jours visant l’infrastructure militaire et logistique russe pourrait sembler contradictoire avec une posture diplomatique. Elle ne l’est pas. La logique est celle que les diplomates connaissent bien : on ne peut négocier que depuis une position de force. Une Ukraine qui cesse de combattre en espérant des concessions russes obtiendrait les conditions d’Istanbul — la capitulation. Une Ukraine qui maintient et intensifie la pression militaire — frappes sur les raffineries à Ufa et Moscou, selon Euromaidan Press et Militarnyi — arrive à toute future négociation avec un rapport de force différent.

Cette combinaison — offre de paix via la formule diplomatique + pression militaire maintenue — est la seule stratégie cohérente disponible pour l’Ukraine. Elle dit à Moscou : nous voulons la paix, mais nous ne la mendierons pas. Nous continuerons de vous faire payer le coût de cette guerre jusqu’à ce que vous soyez prêts à négocier sur des bases équitables. C’est une position morale et stratégique que beaucoup de pays bien plus puissants auraient du mal à maintenir.


La campagne de 40 jours est la version ukrainienne du «parlez fort et portez un grand bâton». Je préférerais que nous vivions dans un monde où les propositions de paix suffisent. Nous n’y vivons pas. Dans le monde réel, on ne peut négocier sérieusement qu’avec quelqu’un qui sait que l’alternative au dialogue coûte cher.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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