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Un pays divisé face à la guerre

La Slovaquie partage une frontière avec l’Ukraine — une réalité géographique qui la rend géopolitiquement significative pour Kyiv. Le territoire slovaque sert de corridor logistique pour certains flux d’aide militaire occidentale vers l’Ukraine, et les relations économiques et humaines entre les deux pays sont substantielles. Des dizaines de milliers de réfugiés ukrainiens ont trouvé refuge en Slovaquie depuis 2022.

Mais la société slovaque est profondément divisée sur la guerre. Une partie significative de l’opinion publique, reflétée dans la réélection de Fico, exprime de la méfiance envers l’OTAN et les institutions de l’UE, et de la sympathie pour les positions russes. Cette division rend la diplomatie ukrainienne à Bratislava particulièrement complexe : Zelensky doit convaincre non seulement le gouvernement mais aussi une partie de la société slovaque que le soutien à l’Ukraine est dans l’intérêt national slovaque.

La proposition Fico d’un canal de communication UE-Russie

Avant sa rencontre du 19 juin avec Zelensky, le Premier ministre Fico avait annoncé son intention de proposer que l’UE établisse un canal de communication direct entre l’Ukraine et la Russie. Cette proposition — rejetée immédiatement par la majorité des partenaires européens et ukrainiens comme une tentative de normaliser les relations avec Moscou — illustre la position inconfortable de Fico : un leader qui veut être acteur de la diplomatie ukrainienne selon ses propres termes, pas selon ceux de ses alliés.

Fico a également déclaré que « mettre fin à la guerre en Ukraine n’est possible que par la négociation, pas sur le champ de bataille ». Cette formulation — qui correspond en partie à la position de nombreux observateurs, y compris au sein de l’administration Trump — est utilisée par Fico pour justifier ses contacts avec Moscou et ses réserves sur les livraisons d’armes. Pour Zelensky, y répondre sans se compromettre et sans fermer la porte de dialogue slovaque est un exercice de diplomatie de haute précision.


Fico n’est pas Poutine — c’est important de le dire. C’est un démocrate élu qui a des positions que je trouve profondément erronées sur la guerre, mais il reste dans le cadre de l’UE et de l’OTAN. Le traiter comme un ennemi serait une erreur de Kyiv. Le traiter comme un allié sans conditions serait une capitulation. La visite de Zelensky à Bratislava cherche un troisième chemin : maintenir l’engagement sans valider l’agenda Fico.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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