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La promesse d’une énergie sans risque d’explosion

credit : lanature.ca (image IA)

L’énergie nucléaire a souvent été associée à des risques considérables pour la sécurité mondiale. Comme le rappelle un rapport publié le 29 juin 2026 par la journaliste indépendante Elizabeth Rayne, la catastrophe de Tchernobyl est si célèbre qu’elle se passe presque d’explications. De même, le Japon a été si profondément ébranlé par l’accident de Fukushima Daiichi en 2011 qu’il a interrompu toute sa production d’énergie nucléaire, une interdiction qui n’a été levée que ces dernières années.

La principale cause de danger dans les fusions de réacteurs nucléaires traditionnels réside dans leur dépendance à l’eau comme fluide de refroidissement. Dans des conditions extrêmes, cette eau peut s’évaporer, laissant le cœur du réacteur exposé et vulnérable à une surchauffe critique. Cependant, une entreprise technologique italienne nommée Newcleo cherche une solution plus durable et a développé un réacteur de test de nouvelle génération appelé PRECURSOR, qui utilise du plomb comme fluide de refroidissement à la place de l’eau.

Fait remarquable, ce système ne comporte absolument rien de nucléaire, car il n’utilise aucun combustible réel. L’équipe derrière ce projet a compris qu’en simulant le comportement d’un réacteur nucléaire sans utiliser de fission nucléaire, elle pourrait obtenir les mêmes résultats d’analyse sans risquer un autre désastre apocalyptique. PRECURSOR reproduit tous les aspects des réacteurs à fission, de leur physique thermique jusqu’à leur plomberie et leur taille, offrant ainsi un environnement de test sécurisé.

L’ingéniosité technique d’un prototype électrique

credit : lanature.ca (image IA)

Le fonctionnement de cette machine repose sur une ingénierie de pointe. Puisqu’il n’y a pas de combustible, des radiateurs électriques chauffent le plomb fondu dans l’espace où le matériel radioactif se trouverait normalement. Le plomb transfère ensuite cette chaleur à un générateur de vapeur qui alimente une turbine. Le réacteur affiche ainsi une puissance de 10 mégawatts thermiques, permettant de tester le système en toute sécurité avant de passer à un réacteur alimenté, plus grand et plus puissant.

« Ce qui rend [PRECURSOR] véritablement unique, c’est qu’il générera de l’électricité à l’aide d’une turbine, le seul composant que nous n’avons pas fabriqué mais qui vient d’être achevé par notre partenaire FINCANTIERI, ce qui en fait potentiellement la seule installation au monde à réaliser une démonstration aussi complète des fonctionnalités d’un réacteur, » a déclaré Stefano Buono, directeur général et fondateur de l’entreprise, dans un récent post LinkedIn.

Sur le plan structurel, lorsque la cuve vide du réacteur a été descendue dans le Centre de recherche ENEA Brasimone près de Bologne, en Italie, elle pesait plus de 44 000 livres, soit environ 20 tonnes métriques. Une fois remplie de plomb, la structure atteindra un poids de 35 353 livres, soit 115 tonnes métriques, selon les données exactes de l’article source. Bien que la construction de cette installation ne soit achevée que vers la fin de l’année 2026, elle marque une étape décisive dans la recherche énergétique.

Les propriétés exceptionnelles du métal lourd

credit : lanature.ca (image IA)

L’utilisation d’un métal lourd fondu pour le refroidissement présente des avantages thermiques et physiques majeurs. Le plomb nécessite d’être chauffé à une température astronomique de 3 170 degrés Fahrenheit, soit 1 743 degrés Celsius, pour ne serait-ce que commencer à bouillir. Par conséquent, la machine n’a pas besoin de la pression extrême requise lorsque l’eau, qui bout à seulement 212 degrés Fahrenheit ou 100 degrés Celsius, est utilisée dans la plupart des réacteurs alimentés. Il est donc presque impossible pour la machine de surchauffer et de déclencher une explosion.

De plus, le plomb chauffé est si dense qu’il peut circuler de lui-même sans nécessiter l’assistance de pompes mécaniques. En cas de fuite de combustible dans un véritable réacteur, ce métal liquide se solidifierait facilement, formant une barrière protectrice. Les futurs réacteurs qui utiliseront du matériel fissile bénéficieront de la capacité du plomb à capturer les sous-produits de la fission, tels que l’iode et le césium, réduisant considérablement les risques de contamination.

L’absence totale de combustible signifie que le prototype ne risquera jamais de devenir supercritique lors des tests. La masse critique est la quantité minimale de combustible nécessaire pour maintenir une réaction en chaîne nucléaire continue, où les neutrons issus de chaque réaction de fission provoquent la même réaction dans un autre atome. Atteindre le seuil supercritique signifie que le taux de réactions de fission dépasse cette masse critique. S’ils ne sont pas contrôlés, ces taux en augmentation rapide rendent le combustible enclin à s’enflammer de lui-même et à déclencher une explosion. Dans ce modèle d’essai, la cuve qui contiendrait normalement le combustible reste totalement vide.

Vers un recyclage du patrimoine de la guerre froide

credit : lanature.ca (image IA)

Le modèle actuellement en construction restera une simple démonstration. Le premier réacteur commercial de la société sera le LFR-AS-30, d’une puissance de 30 mégawatts. Bien que ce dernier ne soit pas opérationnel avant 2031, l’entreprise italienne a déjà établi un partenariat stratégique avec Oklo, l’une des deux sociétés technologiques choisies par le département de l’Énergie des États-Unis pour son Surplus Plutonium Utilization Program.

Dans le cadre de ce programme d’utilisation, le département américain fournira à Oklo une partie des quelques 44 100 livres, équivalent à 20 tonnes métriques, de plutonium de qualité militaire hérité de la guerre froide. La société conceptrice du réacteur au plomb utilisera ce plutonium pour alimenter ses futures centrales nucléaires. Ce plan de recyclage massif constitue une amélioration indéniable par rapport au destin initial de ces matières, qui devaient être éliminées dans la Waste Isolation Pilot Plant située au Nouveau-Mexique.

« Le plutonium excédentaire était autrefois considéré uniquement comme un passif nucléaire et un gouffre financier de plusieurs milliards de dollars pour les contribuables—mais il n’a pas à le rester, » a récemment expliqué Josh Jarrel, secrétaire adjoint délégué pour le cycle du combustible nucléaire, dans un communiqué de presse. Il a par la suite affirmé : « nous réorientons cet héritage de la guerre froide pour qu’il serve d’atout énergétique vital, alimentant la prochaine génération de l’innovation nucléaire américaine. »

Une vision d’avenir portée par une autrice éclectique

credit : lanature.ca (image IA)

L’article original qui détaille ces avancées technologiques a été rédigé par Elizabeth Rayne, une autrice indépendante qui se décrit comme une créature qui écrit. Son travail de vulgarisation scientifique a été publié dans de nombreux médias de renom tels que Popular Mechanics, Ars Technica, SYFY WIRE, Space.com, Live Science, Den of Geek, Forbidden Futures, ainsi que Collective Tales.

Afin de restituer fidèlement l’intégralité du portrait dressé par la source, il est intéressant de noter que la journaliste évolue juste à l’extérieur de la ville de New York, où elle vit avec son perroquet nommé Lestat. Ses multiples centres d’intérêt nourrissent une plume singulière, puisqu’elle confie que lorsqu’elle ne rédige pas d’articles, elle se consacre au dessin, joue du piano ou pratique la métamorphose, ajoutant une touche personnelle à sa biographie professionnelle.

Cette exploration détaillée d’une alternative sans combustible illustre la capacité du secteur énergétique à se réinventer face aux défis contemporains. En substituant l’eau par des matériaux denses, les ingénieurs posent les jalons d’un futur plus maîtrisé. Pour toute question médicale liée à l’exposition aux éléments physiques mentionnés dans ce document, consultez un professionnel de santé qualifié.

Selon la source : popularmechanics.com

Le réacteur PRECURSOR : Une révolution nucléaire sans combustible

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