Skip to content

Hypersonique versus quasi-balistique : deux trajectoires, deux défis

Un vrai missile de croisière hypersonique utilise un moteur à réaction atmosphérique (statoréacteur ou superstatoréacteur) qui lui permet de voler à des altitudes basses à des vitesses supérieures à Mach 5, avec une grande maniabilité. Sa trajectoire est relativement plate et peut changer de direction, ce qui complique énormément l’interception. Les défenses antimissiles ont été conçues historiquement pour des trajectoires balistiques prévisibles — les missiles de croisière hypersoniques ont changé ce paradigme.

Un missile quasi-balistique, en revanche, utilise un moteur-fusée à propergol solide et suit une trajectoire qui combine une phase de montée balistique classique avec une phase de planée et de manœuvres atmosphériques à haute vitesse. Il est plus prévisible qu’un vrai missile hypersonique de croisière, mais encore suffisamment rapide et manœuvrant pour poser des défis sérieux aux systèmes de défense. La distinction clé pour les opérateurs de défense : une trajectoire quasi-balistique peut être calculée avec plus de précision, permettant de préparer l’interception.

Les preuves accumulées par Hinz — une convergence technique

L’argumentation de Hinz repose sur plusieurs piliers. Premièrement, l’absence d’entrée d’air : les images et vidéos disponibles du Zircon, ainsi que les photographies de débris, montrent une structure tubulaire en fibre composite pour le propulseur, sans signe visible d’entrée d’air. Or, tout moteur à réaction atmosphérique nécessite une entrée d’air — sans elle, il ne peut pas fonctionner. Deuxièmement, un décret russe de 2023 a attribué le titre de Héros du Travail à Yuri Milekhin, directeur du Centre fédéral bimodal Soyuz, pour son rôle dans la création d’un propergol solide innovant à haute énergie pour le missile Zircon. Un propergol solide est l’apanage des missiles balistiques, pas des missiles de croisière hypersoniques.

Troisièmement, les brevets déposés par NPO Mashinostroyeniya incluent dès 1999 un brevet pour un missile anti-navire à deux étages à propergol solide avec une trajectoire quasi-balistique, et en 2011 un brevet pour un système de manœuvre à des vitesses supersoniques et hypersoniques à haute altitude. Ces brevets précèdent les premiers rapports sur le Zircon et suggèrent que le missile est l’aboutissement de recherches sur les missiles quasi-balistiques, pas sur les missiles de croisière hypersoniques.


Un décret russe qui récompense un spécialiste en propergols solides pour sa contribution au Zircon. Un brevet de 1999 sur un missile quasi-balistique anti-navire. Des débris sans entrée d’air. Les preuves s’accumulent comme des pièces d’un puzzle que Poutine préférerait garder dispersées. L’open source démonte la propagande militaire russe avec des outils que le Kremlin ne peut pas censurer entièrement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Nouveaux
Anciens Les plus votés
Plus de contenu