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Des bombardiers nucléaires des deux pays

La formation du 27 juin comprenait un inventaire d’appareils que peu d’exercices bilatéraux dans le monde peuvent égaler. Côté russe : des bombardiers stratégiques Tu-95 décollant de la base aérienne d’Ukraïnka dans l’oblast d’Amour, des appareils de patrouille anti-sous-marine Tu-142, un avion de détection précoce A-50U, des ravitailleurs Il-78M et des chasseurs d’escorte Su-30. Côté chinois : des bombardiers H-6, des chasseurs J-16 et J-10C, un avion de détection précoce KJ-500A, des appareils de reconnaissance électronique Y-9 et des ravitailleurs de nouvelle génération YY-20.

La présence simultanée de bombardiers nucléaires capables des deux pays — le Tu-95 avec ses missiles de croisière Kh-101 d’une portée de 3 500 km, et le H-6 avec ses missiles de croisière à longue portée — n’est pas un hasard de planning. C’est un message délibéré sur la capacité de frappe à longue portée que les deux pays peuvent projeter ensemble dans la région.

Le ravitaillement en vol : une coopération qui mûrit

L’élément le plus significatif de cette 11e patrouille n’était peut-être pas les bombardiers eux-mêmes — mais les ravitailleurs. Les Il-78M russes et les YY-20 chinois ont conduit des ravitaillements en vol pour les chasseurs d’escorte. Selon l’expert militaire chinois Zhang Junshe, il y aurait même eu un ravitaillement croisé : des ravitailleurs chinois ravitaillant des appareils russes, et vice versa. Si cette information est confirmée, elle représente un niveau d’interopérabilité technique que peu d’analystes anticipaient il y a seulement deux ans.

Zhang Junshe a déclaré : « Un système de puissance aérienne complet comprenant des bombardiers, des chasseurs, des appareils de détection précoce et des ravitailleurs a été confirmé. Le vol en formation serrée des bombardiers et le ravitaillement en vol démontrent que le système de coopération opérationnelle conjointe entre les deux pays a atteint une maturité significative. » Cette déclaration d’un expert officieux du système militaire chinois n’est pas anodine. Elle signale que Pékin veut que ces progrès soient remarqués.


Des ravitailleurs chinois remplissant les réservoirs d’avions russes, et des ravitailleurs russes remplissant ceux des Chinois. Cette image, si elle se confirme, signifie que les deux armées ont standardisé suffisamment leurs procédures de ravitaillement pour opérer l’une avec les systèmes de l’autre. Ce n’est pas de l’interopérabilité symbolique. C’est de l’interopérabilité logistique. Et dans la doctrine militaire, c’est la différence entre un partenariat d’affichage et un partenariat opérationnel.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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