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L’héritage de 70 ans d’alliance transatlantique

Mark Rutte utilise l’expression « OTAN 3.0 » pour signifier une rupture réelle avec la version précédente de l’alliance. L’OTAN 1.0, c’était la Guerre froide — une alliance de containment contre l’URSS, dominée par la puissance américaine, dans laquelle l’Europe était essentiellement protégée plutôt que protectrice. L’OTAN 2.0, après 1991, c’était l’alliance du dividende de paix — l’expansion vers l’est, les dépenses en baisse, la dépendance accrue vis-à-vis des États-Unis pour la défense collective. L’OTAN 3.0, c’est la réponse à deux réalités simultanées : la Russie qui envahit l’Ukraine et les États-Unis qui se désengagent progressivement de l’Europe.

La citation de Rutte est sans ambiguïté : « L’OTAN 3.0 est différente de l’OTAN 2.0, dans laquelle nous étions trop dépendants des États-Unis. » Il n’a pas dit que les États-Unis partent. Il a dit que l’Europe doit être capable de se défendre avec ou sans eux. C’est une révolution culturelle dans une institution construite sur l’idée que l’Amérique était le garant ultime.

L’Europe qui prend la relève — réalité ou posture ?

Les alliés européens et canadiens ont dépensé 250 milliards de dollars de plus sur la défense au cours des deux dernières années. L’objectif de 5 % du PIB d’ici 2035 a été adopté. Ce chiffre — contre 2 % avant 2022 — représente un changement structurel des budgets nationaux. Mais des alliés comme l’Espagne, la Hongrie, la Slovénie et le Royaume-Uni ont fait peu de progrès réels. La promesse est là. L’exécution est inégale. Et c’est précisément pour cette raison que Rutte veut faire d’Ankara un sommet d’implémentation plutôt qu’un sommet de promesses nouvelles.


Cinq pour cent du PIB en défense. Pour la France, c’est 175 milliards d’euros par an. Pour l’Allemagne, 230 milliards. Pour le Canada — qui traîne des pieds depuis des décennies — c’est un engagement qui ne peut plus être remis à plus tard. OTAN 3.0, c’est bien. Mais 3.0 sans financement, c’est juste un numéro de version. Les sommets ont tendance à produire des déclarations. Ce qu’on verra après le 8 juillet dira si cette fois, c’est différent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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