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Pourquoi ce couloir et pas un autre

L’axe Bryansk–Tchernihiv est l’un des couloirs d’invasion naturels du territoire ukrainien depuis le nord-est. La ville russe de Bryansk se situe à environ 100 kilomètres de la frontière ukrainienne, dans une région boisée et relativement plate qui facilite les mouvements blindés massifs. La rivière Desna représente un obstacle naturel, mais franchissable. La ville de Tchernihiv, deuxième objectif logique après la frontière, est à environ 140 kilomètres au sud de Bryansk. Et au-delà de Tchernihiv, la route vers Kyiv est ouverte.

En mars 2022, les forces russes avaient précisément emprunté ce corridor depuis le nord, atteignant les faubourgs de Kyiv avant d’être repoussées. Elles avaient utilisé la Biélorussie comme territoire de transit, ce qui avait réduit significativement leurs lignes logistiques. Aujourd’hui, la Biélorussie de Loukachenko reste théoriquement disponible comme zone de transit — mais Syrskyi a précisé que Minsk est « peu susceptible » d’autoriser de nouveau un tel déploiement. La leçon politique de 2022 a été coûteuse pour Loukachenko sur le plan de sa légitimité internationale, et les risques d’une répétition sont réels pour lui.

Les 70 000 soldats russes en Biélorussie

Les renseignements ukrainiens estiment qu’environ 70 000 soldats russes sont présents en Biélorussie, officiellement dans le cadre d’exercices et de déploiements de « formation ». Cette présence est permanente depuis 2022. Elle représente une épée de Damoclès au-dessus du nord ukrainien : un réservoir de forces qui peut théoriquement être engagé depuis le territoire biélorusse sans les délais logistiques d’un déploiement depuis la Russie elle-même.

Syrskyi a confirmé que Poutine a ordonné à l’état-major russe de préparer des plans d’opérations offensives, incluant la possibilité d’un axe via la Biélorussie. Ces plans existent. Ils sont en cours d’élaboration. La question n’est pas de savoir s’ils ont été envisagés, mais si les conditions politiques et militaires seront réunies pour les exécuter. L’Ukraine ne peut pas attendre que cette question soit résolue par Moscou — elle doit se préparer à y répondre maintenant.


Soixante-dix mille soldats russes en Biélorussie. Ce n’est pas une rumeur, c’est un fait documenté. Chaque jour que ces forces restent là sans être engagées au front est un jour où elles servent de menace latente — une pression psychologique et stratégique sur le nord de l’Ukraine. Poutine maintient cette épée. La question est de savoir s’il osera frapper avec.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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