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Ce que Pékin déclare

Sun Lei a conclu son allocution du 30 juin 2026 avec ces mots : « La Chine maintient une position impartiale sur la crise ukrainienne… nous travaillerons activement avec toutes les parties — avec la Russie et l’Ukraine — et nous continuerons à faciliter le processus de paix sans relâche. » C’est la formulation standard que Pékin répète depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022. La notion d’« impartialité » est présentée comme une évidence, jamais comme une revendication à démontrer. Mais une position ne devient pas impartiale parce qu’elle se déclare telle.

Le fait vérifiable est le suivant : depuis 2022, la Chine a abstenu ou opposé son veto à chaque résolution onusienne significative visant à condamner l’agression russe. Elle n’a jamais qualifié publiquement l’invasion de la Russie d’acte illégal au regard du droit international. Elle a refusé de participer au sommet de paix organisé en Suisse en juin 2024, initié par l’Ukraine. Le terme « crise ukrainienne » — utilisé systématiquement par Pékin — efface la réalité de l’agresseur et de la victime, ce que les règles élémentaires du droit international distinguent pourtant clairement.

Ce que le bilan onusien révèle depuis 2022

Sur le plan des votes à l’ONU, la position de la Chine est documentée avec précision. Pékin a systématiquement voté contre les résolutions condamnant l’invasion russe ou s’est abstenu. Il n’a jamais co-parrainé une résolution exigeant le retrait des forces russes. En 2023, lors de la résolution sur les enfants ukrainiens déportés, la Chine s’est abstenue, affirmant que la protection des enfants ne devait pas être « politisée ». Ces abstentions ne sont pas neutres : dans le contexte du Conseil de sécurité, elles constituent un bouclier pour la Russie.

Le terme officiel « crise ukrainienne » — utilisé systématiquement par Pékin depuis 2022 — efface la responsabilité de l’agresseur. Ce vocabulaire reproduit la terminologie du Kremlin et crée une équivalence entre cause et conséquence. Aucun État réellement neutre — Suisse, Autriche — n’a utilisé ce type de formulation pour désigner une guerre où un État membre de l’ONU en envahit un autre. Le langage est le premier niveau du positionnement diplomatique.


Le mot « impartialité » peut signifier deux choses très différentes : une neutralité équidistante fondée sur des principes, ou une neutralité commode qui protège des intérêts économiques et stratégiques. Le silence de Pékin sur l’identité de l’agresseur — depuis 2022 — n’est pas de la neutralité. C’est un choix. Et ce choix a un bénéficiaire direct : Moscou.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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