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Un mémorandum signé en Suisse

Le 17 juin 2026, les États-Unis et l’Iran ont signé un mémorandum d’entente (MoU) en Suisse, après des mois de négociations laborieuses avec le Pakistan comme médiateur clé. Le texte prévoyait un arrêt des frappes sur « tous les fronts » — une formulation suffisamment vague pour inclure les opérations américaines contre les alliés iraniens en Irak, au Yémen et au Liban, ainsi que les activités de l’IRGC dans le Golfe Persique. Les deux parties disposaient de 60 jours pour négocier les détails d’une mise en œuvre complète.

Les sujets sur la table étaient considérables : les arrangements autour du détroit d’Ormuz, la levée d’un blocus américain sur les ports iraniens, les sanctions, et le futur du stockpile iranien d’uranium hautement enrichi. C’était, sur le papier, la plus sérieuse tentative de normalisation entre Washington et Téhéran depuis l’accord nucléaire de 2015. Et comme en 2015, des forces des deux côtés cherchaient à le torpiller avant qu’il ne prenne racine.

Les conditions de l’accord et ses ambiguïtés

Le texte du MoU contenait une clause cruciale : les combats devaient cesser sur « tous les fronts » avant que certaines questions sensibles puissent être abordées. Or, au moment de la signature, des combats continuaient au Liban — un front que l’Iran considère comme lié aux opérations soutenues par Israël avec approbation américaine. Cette ambiguïté allait fournir à l’IRGC le prétexte pour justifier ses actions ultérieures : si les États-Unis n’avaient pas mis fin aux frappes dans toutes les zones, l’accord était caduc de leur côté.

Le Pakistan, médiateur clé, s’était engagé à faciliter la reprise des discussions techniques prévue pour le mardi 30 juin. L’administration Trump avait déclaré publiquement que rien n’avait été annulé et que les pourparlers techniques restaient sur les rails. Mais entre l’annonce du 17 juin et le 26 juin, dix jours s’étaient écoulés — et le détroit d’Ormuz était en train de devenir une zone de confrontation directe.


Un accord avec une clause « tous les fronts » dans un conflit qui s’étend du Liban au Yémen en passant par le Golfe Persique, c’est un accord bâti sur du sable. Ce n’est pas que les diplomates ne le savaient pas — c’est qu’ils ont pensé que l’alternative était pire. Ce calcul mérite d’être examiné, pas seulement accepté.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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