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Capteurs pour les Iskander, Kh-101 et Su-57

Ce que fabriquait le NIIFI n’était pas anodin. Cet institut de recherche, propriété de Roscosmos et soumis à des sanctions américaines et ukrainiennes, produisait des capteurs de pression et de déplacement pour les moteurs d’avion et les systèmes hydro-pneumatiques. En termes concrets : ses pièces entrent dans les systèmes de missiles Iskander, dans les missiles balistiques intercontinentaux Bulava, Topol-M et Sineva, dans les missiles de croisière Kh-101 et Kh-59, dans les chasseurs Su-34 et Su-35, et même dans le chasseur furtif de cinquième génération Su-57.

L’État-major ukrainien a décrit cette installation comme « l’une des entreprises russes de pointe dans le domaine de l’ingénierie spatiale, aéronautique et militaire de précision ». Elle appartient au holding Russian Space Systems, lui-même intégré à Roscosmos. Autrement dit, c’était un nœud stratégique dans la chaîne de production des armes qui tombent chaque nuit sur les villes ukrainiennes.

Une cible sous sanctions depuis des années

Le fait que le NIIFI soit sous sanctions américaines et ukrainiennes depuis longtemps témoigne que les services de renseignement occidentaux connaissaient son importance. Les sanctions n’avaient pas suffi à l’empêcher de produire. La frappe ukrainienne a accompli ce que les décisions diplomatiques n’ont jamais réussi à faire : interrompre physiquement la chaîne de production des missiles qui tuent des civils ukrainiens.


Il y a quelque chose d’ironique, et de presque amer, à constater que des sanctions internationales vieilles de plusieurs années n’ont pas réussi à arrêter cette usine — alors qu’un drone ukrainien l’a réduite au silence en une nuit. C’est la limite cruelle de la diplomatie face à un régime qui joue hors des règles.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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