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Le plus grand exercice naval du monde, depuis 1971

RIMPAC se tient depuis 1971, tous les deux ans, sous commandement américain. C’est le seul exercice naval qui regroupe régulièrement des marines aussi diverses que celles des États-Unis, du Japon, de l’Australie, du Canada, du Royaume-Uni, de la Corée du Sud, de la France, de l’Inde, et d’une trentaine d’autres nations. L’édition 2026 court jusqu’au 31 juillet. Son agenda comprend des opérations de guerre de surface, de guerre sous-marine, de lutte anti-sous-marine, des exercices amphibies et des simulations de défense contre des frappes de missiles. C’est, en pratique, un test grandeur nature des capacités de coalition navale face à une menace hautes intensités.

Les observateurs chinois au bord du terrain

La Chine n’est pas invitée à RIMPAC depuis 2018, lorsqu’elle avait déployé des navires espions pour observer les exercices auxquels elle participait officiellement. Cette exclusion n’a pas empêché Pékin d’envoyer des observateurs. Cette année, le navire de surveillance électronique de la marine chinoise Kaiyangxing avait traversé le détroit d’Osumi pour entrer dans l’océan Pacifique avant le début des exercices. Sa mission : collecter des données d’entraînement des forces alliées — signatures électroniques, fréquences de communication, schémas tactiques. Ce type de collecte est légal en haute mer, mais il illustre parfaitement la tension entre la rhétorique d’ouverture et la pratique réelle des relations militaires sino-américaines.


Être exclu de l’exercice, mais y envoyer un navire espion — c’est la définition exacte de la diplomatie militaire chinoise. Pékin surveille ce qu’il ne peut pas rejoindre, et apprend de ce qu’il prétend ignorer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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