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La rupture de 2024 et le parti Tisza

Péter Magyar a fondé le parti Tisza après avoir claqué la porte du cercle de Viktor Orbán en 2024. Son opposition à Fidesz est réelle, documentée, et lui a valu une ascension politique fulgurante. En remportant les élections législatives hongroises de 2026, il a mis fin à plus d’une décennie de gouvernance illibérale d’Orbán — un événement historique pour la démocratie hongroise. Les observateurs européens avaient de bonnes raisons d’espérer un changement de cap à Budapest.

Mais Magyar n’est pas Ursula von der Leyen. Il n’est pas Emmanuel Macron. Il gouverne un pays dont la majorité de la population s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE — selon les données de sondages citées par l’analyste Dániel Hegedűs de l’Institut für Europäische Politik : « Un nombre important de la société hongroise s’oppose aux aspirations européennes de l’Ukraine, mais ces attitudes ont été façonnées dans un écosystème médiatique où la propagande anti-ukrainienne d’Orbán faisait partie de la consommation médiatique quotidienne. »

La position de Magyar : des arguments multiples, un résultat unique

Magyar avance plusieurs raisons pour justifier son freinage du processus d’adhésion ukrainien. La première : les droits de la minorité hongroise en Transcarpathie. Il a conditionné la levée du veto sur le premier cluster à la conclusion d’un accord bilatéral avec l’Ukraine sur les droits linguistiques et éducatifs des Hongrois de cette région — un accord dont les détails n’ont été rendus publics ni à Budapest ni à Kyiv.

La deuxième raison : l’équité envers les candidats des Balkans occidentaux. Magyar argue qu’accélérer l’adhésion de l’Ukraine enverrait un « mauvais message » à la Monténégro, à l’Albanie, à la Macédoine du Nord et à la Serbie, qui travaillent depuis des années à leur propre adhésion. « Certains ont même changé de nom ; d’autres ont réécrit de larges pans de leurs constitutions », a-t-il dit. C’est un argument politiquement recevable — et stratégiquement commode pour ceux qui veulent ralentir l’Ukraine sans paraître hostiles.


L’argument des Balkans occidentaux m’apparaît comme un prétexte bien emballé. La situation de l’Ukraine est fondamentalement différente de celle des candidats balkaniques : l’Ukraine est en guerre contre un État agresseur, sur son propre territoire, et son adhésion à l’UE est une question de sécurité collective pour l’ensemble du continent. Comparer les deux processus, c’est ignorer délibérément cette distinction.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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