Skip to content

Le Qijiguang : navire-école d’une marine qui monte

Le Qijiguang est un navire-école de la marine de l’APL — un bâtiment conçu pour la formation des futurs officiers de marine en conditions opérationnelles réelles. Son nom rend hommage à Qi Jiguang, général militaire de la Chine Ming qui au XVIe siècle avait défendu les côtes chinoises contre les raids de pirates japonais — un choix symbolique délibéré qui inscrit la mission de formation navale dans une tradition de défense nationale millénaire. Pour les cadets qui servent à son bord, ce nom est un programme en lui-même.

Ce navire incarne la doctrine de formation de la marine chinoise : les futurs officiers ne sont pas formés uniquement dans des simulateurs ou dans des ports d’attache — ils sont déployés pendant des semaines en conditions réelles, dans des eaux potentiellement hostiles, sur de longues distances. Ce déploiement de 40 jours qui précède l’escale à Vladivostok a emmené les cadets en mer de Chine méridionale et dans le Pacifique occidental — deux théâtres où les tensions avec les États-Unis et leurs alliés sont élevées. Former ses officiers dans ces eaux, c’est les préparer aux réalités de la confrontation stratégique.

Le Kunlunshan : un navire d’assaut amphibie symbolique

Le Kunlunshan est un navire d’assaut amphibie de type Type 071 — l’une des plus grandes classes de navires d’assaut amphibies de la marine chinoise. Ces navires sont conçus pour projeter des forces terrestres sur des côtes lointaines — exactement le type de capacité nécessaire pour une opération d’assaut sur Taiwan ou sur d’autres théâtres d’opérations dans le Pacifique. Son nom fait référence au massif montagneux du Kunlun, sacré dans la tradition chinoise — une référence à la grandeur et à la permanence des ambitions chinoises.

La présence du Kunlunshan dans cette flottille de formation à Vladivostok n’est pas anodine. Elle démontre que la marine chinoise intègre ses capacités d’assaut amphibie dans les missions de formation des cadets — normalisant la préparation à des opérations de projection de forces dans la conscience professionnelle de ses futurs officiers. C’est aussi une démonstration à la Flotte du Pacifique russe : la Chine a des capacités de débarquement, et elle les déploie à Vladivostok, dans ce qui est aussi un des corridors maritimes les plus stratégiques de la région.


Un navire d’assaut amphibie nommé Kunlunshan qui accoste à Vladivostok, avec des cadets de l’Académie des sous-marins navals sur le pont — je ne peux pas m’empêcher d’y voir plus qu’une visite de courtoisie. C’est une démonstration de force emballée dans la politesse diplomatique. Les Russes l’ont bien compris. Les Américains aussi. La question est : quelle réponse stratégique ces deux marines alliées appellent-elles ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Nouveaux
Anciens Les plus votés
Plus de contenu