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L’origine d’un programme hors normes

Le programme Nansen ne ressemble à rien d’autre dans le paysage occidental. Il ne dépend pas des cycles électoraux, ni des humeurs de l’administration américaine. Il a été conçu pour durer, voté par toutes les forces politiques du Storting, et financé par un mécanisme qui tire sa légitimité non pas d’un calcul stratégique mais d’une conviction : la liberté ne se négocie pas. Sur les 85 milliards de couronnes prévus en 2026, les 70 milliards militaires constituent l’essentiel — mais la composante civile reste présente, rappelant que l’Ukraine a aussi besoin de reconstruire des hôpitaux, des écoles, une économie.

En mars 2025, le gouvernement norvégien et les chefs de l’opposition avaient déjà convenu d’augmenter le cadre financier à 85 milliards de couronnes, contre les 35 milliards approuvés en novembre 2024. Cette progression n’est pas un accident — elle suit la logique d’une nation qui a compris, plus tôt que ses voisins, que sous-investir dans la défense collective coûte plus cher à terme que de mettre le prix dès maintenant.

Un budget défense en hausse de 50 %

En juin 2026, Oslo a annoncé une augmentation de son budget défense de 50 % pour soutenir l’effort. Le budget total de la défense norvégienne proposé pour 2026 s’établit à 180 milliards de couronnes, avec une hausse de 4,2 milliards supplémentaires (environ 360 millions d’euros) pour la mise en œuvre du plan de développement à long terme de ses forces armées. La Norvège est ainsi l’un des rares pays de l’OTAN à dépasser le seuil des 3 % du PIB — un signal fort adressé à Washington, qui ne peut plus se plaindre d’un manque d’effort européen quand Oslo fait ce que Berlin promet depuis des années.

Le premier ministre Støre a rappelé que la Norvège, en partenariat avec l’Allemagne, cofinance deux systèmes de défense aérienne Patriot pour l’Ukraine, incluant les missiles. Oslo investit aussi dans la production industrielle directe sur le sol ukrainien — non plus simplement en envoyant du matériel, mais en construisant des usines, en formant des ingénieurs, en créant des lignes de production qui survivront à la guerre.


La Norvège fait quelque chose de rare en politique internationale : elle tient parole. Et ça, dans un monde où les promesses d’aide se perdent souvent entre les conférences et les colonnes budgétaires, c’est presque révolutionnaire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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