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Un timing qui ne doit rien au hasard

Selon des révélations du Wall Street Journal reprises par Reuters, des associés d’un membre de la famille royale d’Abou Dabi ont acheté une participation de 49% dans World Liberty Financial pour environ 500 millions de dollars, et ce, seulement quatre jours avant l’investiture de Donald Trump en janvier 2025. L’entité identifiée comme ayant réalisé cette acquisition est G42, une société soutenue par le Cheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan, qui gère le fonds souverain des Émirats arabes unis et appartient à la famille royale.

Ce calendrier extrêmement serré, à quelques jours seulement de l’entrée en fonction du nouveau président, n’est évidemment pas une coïncidence anodine aux yeux des sénateurs qui suivent ce dossier. Un investissement massif réalisé juste avant qu’un homme n’accède au pouvoir suprême américain soulève, à lui seul, des questions élémentaires sur l’intention derrière la transaction.

Les actions gouvernementales qui ont suivi

Selon le bureau de la sénatrice Elizabeth Warren, l’administration Trump aurait pris au moins dix mesures bénéficiant directement aux Émirats arabes unis après cet investissement, notamment en matière d’exportation de puces d’intelligence artificielle. C’est cette séquence précise, investissement massif suivi d’une série d’avantages gouvernementaux, que Warren qualifie ouvertement de « stratagème d’accès monnayé », ou « pay-to-play » dans le texte original.

Peu de temps après l’acquisition de la participation par G42, l’administration Trump a effectivement approuvé l’exportation de puces électroniques avancées vers les Émirats arabes unis, une décision aux implications stratégiques majeures compte tenu des inquiétudes persistantes des agences de renseignement américaines sur les liens de G42 avec des technologies pouvant renforcer les capacités militaires de la Chine.


Dix mesures favorables après un demi-milliard de dollars investi quatre jours avant l’investiture: si un citoyen ordinaire orchestrait une séquence pareille dans le secteur privé, on parlerait de corruption sans détour. Pourquoi le vocabulaire devient-il soudainement plus prudent quand l’acteur est un président?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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